Nutellanus

Vous vous êtes sans doute tous indignés, personne respectables que vous êtes, devant ces hordes d’imbéciles se battant comme des chiffonniers pour s’emparer de précieux pots de Nutella à vil prix. Belle opération comm’ pour la chandeleur, bing!

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D’entrée, un jeu de mot impérial. Je suis énorme.

Pour ceux qui ont raté ce moment mémorable du consumérisme moderne, sachez qu’une grande enseigne a cassé les prix (-70%) pour vendre à gogo les pots chocolatés : t’économises 3 balles par pot en gros, c’est super cool.

Forcément, tous les fils de pute de bien pensants (comprendre : les mecs qui se croient plus malins que les autres) et autres donneurs de leçon se sont empressés de filmer la scène, en embuscade pour rire comme des hyènes ou dénoncer l’imbécilisation des masses sprintant après 3€ pour de la merde en boîte (première allusion scatophile, j’ai pu attendre 150 mots avant de la faire, merci de remarquer l’effort). Ça se gausse sur internet, riant des foules qui se battent pour du Nutella et provoquent des émeutes.

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Ça sent effectivement le troisième dan en combat à de rue à gauche.

Ouais ouais ouais.

Déjà, si vous voyez des bastons là-dedans ou des émeutes, vous devez être très sensible, au point que le fait de découvrir une enveloppe scellée sur seulement 2/3 de sa longueur doit vous provoquer des sueurs froides. Sur les vidéos, on voit surtout quelques bousculades, des personnes qui s’indignent et une foule un peu compacte de personne qui tentent de se remplir les bras avec des pots. Limite une partouze de grabataires serait plus vigoureuse que ces mous qui s’excusent en tendant le bras pour attraper le pot tant convoité, parce que, ho, rentrer dans la bulle d’intimité de l’autre, c’est péché.

Ce non-événement a surtout permis de donner du grain à moudre à tous les sites de buzz à la noix qui n’ont à rien à raconter de vraiment intéressant, et une grande capacité à déformer l’information pour tenter de rendre sensationnel quelques consommateurs avides se bousculer pour de la pâte à tartiner.

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Figure 1 : un site de buzz ajoutant sa contribution sur un non-évènement d’une saveur quelconque.

En parlant de tartine, il aurait fallu balancer quelques hooligans russes dans le tas, il y aurait eu un effet un peu plus visible sur la virilance du pack, et quelques dents abîmées autrement que par l’abus de sucre. Putain, ça aurait eu de la gueule comme événement, et on aurait évité la pollution des réseaux sociaux qui disent que c’est pas bon pour la santé.

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Un russe qui sait se battre au milieu de la ménagère française, ça doit détonner.

Fermez bien vos gueules : vous êtes les premiers à vous caler des chips dans le bide tout en buvant des bières en soirée, bande de gras du cul. Et si ce n’est pas le cas, vous êtes sans doute des bobo-végéto qui sucent des cailloux pour éviter de bousiller une planète qu’ils ne comprennent même pas, tout en continuant à acheter les dernières merdes hors de prix. A moins que vous ne fassiez partie des intégristes du corps parfait qui produisent plus que méthane que tout le monde tellement vous bouffez des protéines, tout ça pour compenser une faible estime de vous alors que vous passez 3 soirs par semaine à vous admirer pendant des heures devant la glace en suant façon chutes du Niagara. Brotip pour les adeptes de la muscu : au moins quand les danseurs se regardent dans la glace, c’est pour faire quelque chose de joli au final, contrairement à vous tas de bœufs.

Nous avons la société qu’on mérite.

D’un côté, nous avons les trous de balles qui défendent leur produit merdique corps et âme à base de « je sais ce qu’il y a dedans mais c’est trop boooooon » mais qui seraient plus modérés avant de sucer une grosse bite pleine de sida.

De l’autre, les « esprits éclairés » qui feraient mieux de fermer leur gueule vu qu’ils relaient une comm via des smartphones et des serveurs informatiques construits grâce à des destructions de forêt qui contenaient aussi des orang-outans (bin ouais, on coupe pas des forêt que pour faire pousser de l’huile de palme dans les arbres, tas de cul).

Et personne ne s’est posé la question pourquoi une promotion sur un produit de plaisir engendrait un tel déferlement de personnes. Veut-on être gros comme des ricains (sachant qu’on est pas trop mal niveau traj’) ou y’aurait-il des histoires de budgets un peu ric rac en fin de mois de classes laborieuses qui voudraient faire plaisir à leur enfant sans s’endetter sur 3 ans?

Non je déconne, y’avait quasiment que des vieux connards qui ont fait la guerre ou des enculés ayant la soixantaine, propriétaires et à la retraite bien garnie qui venaient compenser les 70 balles sur leurs 3000 € de retraite pompés par la CSG.

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Les vieux, c’est comme les députés. Ils nous bouffent tout notre pognon, mais de temps en temps ils nous le rendent en nous faisant rire.

Chignolement votre,

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L’insécurité routière

Allez, c’est bon, je me suis encore fait traire une nouvelle fois comme une vache à lait. A cause de ces enculés de radars, j’ai encore perdu des points sur mon permis et je dois régler une ardoise bien salée. Ça me fait super mal au cul, comme quoi quand tu te fais flasher, t’as l’impression de te prendre une bite laser de robot dans l’anus.

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« Coucou, tu veux voir ma bite?  C’est 3 points et 90 € d’amende. »

C’est marrant, je comprends un peu  ce qu’ont dû ressentir les fans à la con de Star Wars à la sortie de l’épisode 8.

Du coup je suis bien baisé, j’ai plus trop de quoi faire le con sur la route commettre une erreur du coup je pense que je vais aller faire un stage de récupération de points. Et puis quitte à payer les amendes, autant choisir un stage pas trop cher et pas trop loin de chez moi, c’est déjà assez pénible de laisser l’Audi de fonction au garage et de poser deux jours de congés pour me faire chier façon leçon de morale chez les culs-bénis.

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« Le routier, il avait une bite grosse comme ça! Du coup il ne mettait pas sa ceinture. »

Je trouve donc un truc juste à côté, à 150 balles pour récupérer 4 points, c’est cool, en stage volontaire tu peux faire ça une fois par an et aussi cher que d’en perdre deux. Donc je reçois la convoc’, et là faut leur envoyer des papiers, c’est chiant parce qu’il faut faire des trucs. Les formulaires internet sont dégueulasses, au design conçu par des contrôleurs de gestion dont la seule fantaisie et de mettre la bordure d’une case excel en vert pour qu’elle ressorte. Enculés, vous n’avez même pas pensé aux daltoniens qui n’y voient qu’une couleur brunâtre, rappelant au choix le petit déjeuner déposé au fond des cagouinces ou bien les tenues de heures les plus sombres de notre histoire.

Oui, je fais bien allusion aux nazis, bande de connards, car oui, les ronds de cuirs, vous êtes des fils de nazis. Me cherchez pas des poux dans les couilles avec des précisions, c’est pas l’moment chui trop véner couzin. Bin quoi? en même temps faut que je m’habitue à parler comme ça, les 3/4 des participants ça doit être des wesh ou des bonnes femmes.

Rendez-vous 8h30 pétantes mais on te dit bien de te pointer à 8h15 là-bas. Bon, évidemment y’a personne à l’heure dite, faudrait pas que ces enculés de fonctionnaires qui n’en sont même pas se pointe avant : c’est une petite combine pour que les participants arrivent à l’heure. Et ça fonctionne, sauf que le bâtiment est complètement merdique, y’a rien d’indiqué dedans et tu te demandes où tu vas faire ton stage.

Une meuf, ventripotente et aux cheveux crasseux (donc forcément hein, même pas j’y parle, faut se respecter #fatshaming), sort des chiottes en m’interpellant comme si j’étais son copain de cour de récré et commence à me raconter sa vie, alors qu’elle voit bien que je suis en train de fuir la relation sociale en scrutant attentivement mon smartphone, le dos tourné parce qu’il faut prévoir la commande de 20 000 toners pour notre nouvelle gamme d’imprimantes et que le monde continue de tourner. Elle a pas le sens des priorités ou quoi? Je grommelle que je m’en bat les couilles, elle comprend que ça me chatouille du coup elle me parle de son pull qui pique la nuque.

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Ahhh, Marion. Tu m’étonnes qu’elle avait chaud.

Putain, j’ai récupéré en trois secondes l’affection de l’handicapée mentale qui dit tout haut ce qu’elle ne pense même pas, vu qu’elle est pas équipée pour. Ça commence bien.

On rentre enfin dans la salle, c’est génial y’a plein de pégus plus bizarres les uns que les autres.

  • Kévin, qui semble être aussi spontané (comprendre : bête) qu’excité.
  • Chico, la cinquantaine sans cheveux, la chique à la bouche et le regard fuyant. Le mec trop flippant, il te regarde par en-dessous comme s’il allait sortir un couteau ou te demander l’heure.
  • Guy, le papy de la bande, qui cache bien son jeu avec son côté pépé gâteau, mais vous allez voir.
  • Néné le graisseux, avec son perfecto G-Star-Raw et ses cheveux gominés en arrière avec un visage de faible.
  • Deux putes, sans doutes des infirmières. Ou l’inverse, de toutes façons c’est pareil, toutes des salopes même si elles sont moches.
  • Marion l’handicapée mentale, qui n’a pas compris que fermer sa gueule devenait mandatory.
  • Des Random Cassos, dont on parlera plus tard, dont un au lion.

Bref, une belle bande de 20 connards et deux « animateurs » qui n’en ont que le titre, vu la tristesse que j’éprouve rien qu’à voir leurs gueules :

  • Georges, qui doit avoir 55 balais bien tassés et qui ressemble à un gras du bide, mais qui fait du marathon et court 5 fois par semaine. Putain je me demande ce qu’il bouffe ce con-là et à quelle allure il court, parce qu’avec un tel physique de fragile il pourrait sucer la bite de gros musclés genre Jean-Onche ou le Raptor Dissident.
  • Emilie, qui semble déborder de psychologie, ainsi que d’embonpoint. Bon c’est pas sa faute si elle est grosse hein, c’est son mec qui lui a giclé dans la chatte au bon moment du mois. Mais vu les poteaux qu’elle se trimballe à la place des guibolles, elle ferait mieux de prévoir de filer du lait concentré à son futur môme plutôt que le jus de ses nibs, faire bouffer du beurre à un mouflet c’est le meilleur moyen d’en faire un gros tas de saindoux en moins de deux.

C’est marrant mais rien qu’à voir ce groupe, je me sentirai presque intelligent.

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Cette image illustre parfaitement notre fine équipe.

Déjà on commence à par lire le règlement intérieur, et après y’a Georges qui nous pose des questions à ce sujet, du genre ce qu’on a compris. Je suis sûr que cet enculé en profite pour détecter l’illettrisme, et quand tu vois que certain ont pas compris qu’ils ont un stage obligatoire et qu’il faut sortir le formulaire qu’on leur a donné, on n’est pas sorti de l’auberge. Après ça parle d’autre trucs comme quoi le respect, c’est important, surtout la ponctualité hein, sinon on peut être renvoyé du stage, waw c’est important et ça serait con d’avoir payé 200 balles pour des prunes.

Pour des prunes, hahaha, elle est bien bonne. Oui parce qu’une prune, c’est le synonyme d’un PV, d’où l’allusion au thème, héhé.

Après, on fait un tour de table pour se présenter, et du coup là tu rigoles, mais d’un autre côté vu qu’on est 20 on y passe la matinée. Pour préparer le truc on fait des présentations croisées, ça veut dire que tu parles avec un mec pendant 5 minutes et ensuite vous vous présentez l’un et l’autre. Du coup moi je dis que des conneries trop ptdr quand le mec il dit les trucs devant tout le monde mdr abdullah fils de pute.

Donc là t’as les mongols qui t’expliquent qu’ils sont en permis probatoire (jeune permis quoi) et qu’ils ont déjà bouffé tous leurs points, mais tu comprends c’est trop difficile de respecter les feux rouges. Putain mais ça doit être des précoces Yvain et Gauvain, s’ils se sentent puissants ou qu’ils peuvent pas attendre 20 secondes à un feu, j’imagine même pas comment ça doit se passer à l’horizontale, du genre à cracher la purée entre deux plis de draps.

Après, je présente le gars avec qui j’ai parlé, et franchement je suis super déçu parce que le mec il a l’air pas si con que ça, alors qu’il a roulé bourré et qu’il a cartonné une voiture avec une femme dedans qui s’en est sortie limite (bon en même temps, elle partait pas de trop loin cette pute vu comment les meufs elles sont câblées à l’économie). Du coup je tente de rendre le truc léger sur le choc psychologique en tentant un jeu de mot sur traumatisme, mais Marion comprend rien du coup ça tombe à plat parce qu’il faut expliquer la définition du mot.

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« Roulez bourrés, roulez FRANCAIS!! »

Après y’a Marion qui se présente, et là t’apprends qu’elle a eu un accident grave, c’est pour ça qu’elle parle tout le temps d’elle et de « son copain Polonais qui a un permis à 24 points, mais que putain les shooters polonais ils tabassent grave […] mais les polonais ils s’en foutent même si le taux est à 0,10 chez eux car ils perdent 6 points et 6 points sur 24 c’est rien ». Et là vous vous dites : « putain mec, on s’en branle, avance ». Et là je vous réponds : et bien chers lecteurs, vous vous représentez bien ce que j’ai enduré à ce moment-là. J’attends un peu d’empathie de votre part, donc patience, il reste encore plein de paragraphes.

Marion, elle met pas les clignotants parce qu’elle oublie, ou qu’elle a la flemme. Elle a pas l’air de trop savoir le pourquoi. Elle n’a pas l’air non plus de savoir que l’assertion suivante est fausse : « en même temps les clignos, ça fait quoi, 4-5 ans… ? ».

Après t’as Guy qui te raconte que lui il met pas la ceinture et qu’il arrose son petit fils avec des points pour le dépanner ; après il t’explique qu’il a fait l’Indochine, que les flics s’ils veulent lui prendre son permis à coups de 3 points, lui il va leur expliquer avec les siens. Et puis merde, il a une balle dans l’épaule donc bon, la ceinture de sécurité ça fait mal, merde.

Chico nous explique qu’il a été méga alcoolo pendant sa vie, et qu’il a compris maintenant, et qu’il a arrêté de boire sauf ptet « les bières sans alcool, mh, sauf qu’en fait certaines en contiennent, mh, et du coup faut pas les boire […] d’un autre côté celles qui n’en contiennent pas sont dégueulasses donc bon, hé voilà je bois plus de bières du coup, mh ». Après comme autres facteurs d’infraction t’avais la vitesse qui jouait, et puis son travail aussi. Bon, quand Chico t’explique que son travail est pas stressant et que c’est lui qui décide quand le boulot est terminé, du coup tu te dis où est la logique dans tout ça et tu te rends vite compte qu’il y en a aucune. Bon après Chico l’a eu un peu dans le cul parce qu’après avoir arrêté de picoler, il a choppé un bon vieux cancer de la trachée, du coup t’as l’impression d’entendre Jeanne Moreau, mais les cheveux en moins. Je crois qu’il l’a un peu en travers de la gorge, même s’il est en rémission.

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Chico il ressemblait à ça. Sans cheveux. Et sans doute avec une bite entre ses jambes.

Les infirmières gloussent comme des inséparables, t’as l’impression de voir des perruches qui piaillent. Mais au moins elles disent pas trop de conneries, donc ça va vite.

Après, t’as Gary, l’informaticien qui t’explique qu’il a course-poursuité un mec en étant bourré parce qu’ils s’étaient battus, mais tu comprends il avait appelé les flics juste avant du coup il s’est fait arrêter par les condés en prenant un sens interdit, face à eux. Ma-gni-fi-que. Et Gary, il va me régaler durant les deux jours, surtout quand il t’explique ses théories comme quoi c’est « un peu de la responsabilité des constructeurs si on roule trop vite, à cause de leurs voitures trop puissantes ».

Alors que ça parle de réglementation la différence entre contravention et délit, la moitié de la salle s’arque boute sur le concept de « comment faire pour niquer le système plutôt que de réfléchir aux conséquences de mes actes ». Entre les légendes urbaines à base de « tant que je paye 1€ de plus sur le chèque l’amende n’est pas encaissée », le traficotage façon « j’achète des points sur internet à des mecs qui se dénoncent à ma place, mais moi chui honnête hein, je le force pas à les vendre », on atteint les sommets de la mongolance. Non, en fait nous les dépassons au moment où Kévin nous explique que ça le fait chier de perdre des points ou des amendes, mais que c’est pas normal qu’on se fasse contrôler comme ça et qu’on baise bien le système à payer pour faire des stages et récupérer des points.

C’est là qu’un rapide calcul se fait dans ma tête… ah non, pardon, même pas, deux choses sont extrêmement moisies dans l’analyse de Kévin. La première, c’est qu’il prône le concept de punition inoffensive :

« les radars c’est de la merde, tu peux pas discuter. L’autre jour par exemple, je suis tombé sur des flics sympas, je conduisais sans permis, du coup le mec m’a demandé de me mettre sur la place passager et que mon pote prenne le volant. Du coup j’ai pas conduit.

Un jour, parce que le lendemain j’ai recommencé. »

Donc en fait c’est punissez-moi, mais de façon à ce que ça m’emmerde pas et que je puisse continuer à faire n’imp. Et le mec t’annonce ça, relax, sans se demander s’il n’a pas dit de connerie.

Deuxième effet kiss kool : tu payes pour ton amende + Tu payes pour ton stage = tu baises le système? Ouais, si t’as du pognon à plus savoir qu’en faire. M’enfin, tu perds quand même tes points, tu peux quand même perdre ton permis au bout d’un moment et surtout, surtout… t’as pas compris que tu payes déjà avec tes impôts? Pour la campagne de sécurité routière (environ 4 milliards d’euros), pour les victimes (ah bin ouais hé, ça coûte plusieurs dizaines de milliards par an paraît-il) du coup je trouve que comme technique anti-système, t’es un bon vieux moujeon mon gars.

« hahaaaa j’vous nique je vous file 3000 € par an bande d’enculés je suis un rebelle!!! »

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La rébellion sous un format motorisé.

Et puis quand Yvain s’insurge sur le fait que « pour un feu rouge brûlé, les flics m’ont gardés une heure et demi. Alors que j’étais dans le bouchon et que je l’ai passé à deux à l’heure quoi. Bon après, je me suis énervé et je leur ai mal parlé, mais quand même! », tu commences à te poser des questions sur la capacité de certains à appréhender le concept de causalité.

On matte une vidéo de la voiture autonome de Volvo qui fauche le commercial lors d’une démonstration, et tout le monde se marre, sauf un mec qui est là parce qu’il a fauché un piéton alors qu’il conduisait ivre. Du coup je lance comme quoi c’est lui qui conduisait la Volvo, mais ça l’a pas fait marrer. Ni le reste du groupe d’ailleurs. La psychologue a eu beaucoup de mal à rattraper le sujet, mais je m’en bat les couilles, elle est là pour ça.

A ce moment-là, Marion annonce qu’elle a trop chaud : c’est quand tu vois ses auréoles alors qu’il fait 19°C dans la salle que tu comprends pourquoi elle a choisit de pas mettre sa ceinture pour faire 100m cet été parce qu’elle « avait la barre de transpiration ». Fascinés par cette intervention, nous attendons patiemment la suite de son histoire comme quoi elle a bu un verre de lait pour se rafr… ah non pardon, Simon prend la parole pour demander si un de ses copains a le droit de conduire, parce qu’il « prenait des médicaments, mais avant c’était de la cocaïne. Là il passe son permis, et a signé une attestation sur l’honneur comme quoi tout était OK du coup moi je me pose des questions. » (médicaments triangle rouge niveau 3 avec interdiction de conduire, mais tout va bien).

Guy en profite pour aller aux chiottes vu que c’est la pause de midi, et je le retrouve à tenter de rentrer dans le placard électrique… il a confondu les deux portes. Putain mais c’est pas dans l’épaule qui l’a prise sa balle, c’est dans les orbites.

Georges, qui semble avoir fait ce métier depuis qu’il a décidé de lâcher la formation en auto-école parce que c’était compliqué (comprendre : je sais pas gérer un budget/je suis trop feignant pour le faire) nous explique que la moto c’est le mal et qu’elle n’a rien à foutre sur route, tout en rotant parce qu’à priori il a pas bien digéré l’andouillette de midi. Georges a été motard mais a vite arrêté, sans doute trop pédé (ou pas assez #cuir) pour en faire. Bon après la vision de Georges, c’est tout le monde qui roule dans des pots de yaourts aux performances merdiques à 50 à l’heure (pour que personne ne meure), donc c’est plutôt cohérent avec sa vie misérable qui a autant de fantaisie qu’un yaourt sans sucre. Et merde, qu’est-ce que je vais faire de l’Audi, putain! Et comment je vais passer mes appels en roulant si je m’endors tellement je m’ennuie à me traîner la bite sur route? Faut que je roule vite pour rester concentré moi!

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Et puis zut.

Et dire que cette merde dure 2 jours.

Le lendemain, on se fait grave chier et déjà les mecs se relâchent, ça commence à arriver à la bourre mais Georges sort même pas la boîte à gifle, malgré toutes ses menaces de la veille. Vraiment une petite crotte celui-là, à part faire la maîtresse d’école à faire « chhhhht » et animer mollement les groupes, il ne sert à rien le porte drapeau Yoplait. L’autre dinde de psychologue nous demande de faire des ateliers à plusieurs et réfléchir sur des thèmes comme « vitesse », « téléphone » et autres trucs bien évidents.

On commence à discuter entre nous, et puis on fait un tour de table comme on fait parfois au boulot en fin de réunion, et je demande ce qu’en pense Néné le graisseux. Et là il me répond : « J’ai faim! attends, passé midi, moi j’ai la daaaaalle. » Silence. Fin de l’intervention, oktamer. Vu que ces connards sont pas foutus d’aligner 3 mots, je fais un blabla pour restituer à toute la salle, comme quand je tente de vendre un nouveau photocopieur à ces fils de pute de client. Donc j’y vais à fond, malgré les fautes d’orthographe à « tunel » et autres « ça se passe dans ma tête mais sa impacte les autres ».

La psychologue est trop pénible, elle répète toutes mes fins de phrases avec un ton interrogatif, limite t’en peux plus à la fin de la journée. Et le pire c’est qu’elle l’a fait avec tout le monde, genre à te regarder en coin et tout, style t’as dit une connerie, tu vois, donc tu te justifies, et t’es pas bien, t’as presque envie de balbutier mais je me suis retenu parce que je suis un bonhomme.

Au début je croyais qu’elle comprenait rien cette conne alors je lui expliquais ce que je voulais dire, mais après elle continuait à insister du coup je me suis dit qu’elle était vraiment vraiment conne et qu’on pouvait pas être psychologue avec un niveau de stupidité pareille.  Du coup j’ai regardé la liste des participants et non, Amélie était pas sur la liste. Bizarre. Ça ne m’a pas empêcher de devenir agressif et humiliant tout le long de la journée, ce qui a au moins eu l’effet de lui faire fermer sa gueule pendant deux bonnes heures, en se tenant le bas du ventre.

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C’est moins confortable que le divan de tes patients, hein connasse!

On reparle des contrôles de flics, et là t’as Néné qui a dormi toute la journée d’hier et qui est en roue libre : « moi une fois, je me suis fait arrêter par les flics parce que je mangeais un mac do en conduisant. Et bin il m’a volé un nugget. Et il m’a piqué ma sauce blanche l’enculé! » Après il enchaîne d’un ton enjoué, alors que Georges est en train de parler des limites physiques des organes internes, en s’adressant à Amélie qui allume son ordinateur pour nous projeter un diaporama dégueulasse : « bientôt tu verras plus ton chien sur ton écran! »

Georges commence à en avoir un peu plein le cul, du coup dès qu’un jeune prend un portable pour swapper sur Tinder il se retient d’expliquer le concept d’énergie cinétique en balançant un feutre dans la gueule. Du coup Amélie prend le relais en reformulant la fin de la phrase de Georges, mais apparemment ça ne le calme pas vu qu’il gueule un grand coup et qu’il sort en claquant la porte, éructant de colère. Amélie prend la suite pour temporiser, mais on sent bien que c’est de l’improvisation. Elle tente de nous expliquer le processus du changement, mais vu la populace elle va avoir du mal à retenir un schéma avec 3 mots et deux flèches, surtout quand elle commence à parler de l’état initial, à savoir le Déni.

Là, t’as Néné le graisseux qui lâche en riant : « HA! Déni c’est marrant, c’est comme ça que j’appelle un pote! J’ai un copain qui change jamais de slip je l’appelle Déni. Il s’est tapé Nabilla ».

Je crois que c’est à cet instant que le stage s’est arrêté, la psy partant en épilepsie et démarrant une fausse couche, tandis que Georges était en position fœtale dans les gogues à répéter en boucle le mot « facteur humain » (il faisait ptet allusion à la profession de son père, ce fils de pute). Fort heureusement, on avait deux infirmières dans la salle, sauf que l’une d’entre elle voyait tellement mal qu’elle ne s’est pas rendu tout de suite compte de la situation, et l’autre était déjà sur son smartphone, à étrenner le concept de cécité cognitive.

Finalement, la voiture autonome c’est peut-être une bonne solution, vu tous les cons qui roulent : enlever définitivement le facteur humain dans l’accidentologie et arrêter les comportements débiles. Cela étant quand je vois que Gary l’informaticien soutient cette cause (en justifiant qu’il est vraiment trop con et qu’il faut lui enlever le volant), je me demande ce que ça va donner vu qu’au final c’est lui qui va programmer, et qui sera responsable au final.

Qu’importe le trou du cul, il en sort toujours un étron.

Chignolement votre,

Les militants

De nos jours, il est important de se positionner politiquement, parce que c’est ça qui te définit.

Et moi, bin je suis de gauche. Parce que nous à gauche, on est des gentils, contrairement à droite où c’est des méchants qui ne pensent qu’à l’argent et qu’à leur gueule. Nous on pense à l’humain, au respect des personnes et des droits de l’homme. Nous on veut aider les pauvres en leur filant des aides parce qu’il n’ont pas les moyens de s’en sortir aujourd’hui.

Et moi, bin je suis de droite. Parce que nous à droite, on est des gentils, contrairement à gauche où c’est des méchants qui pensent aux autres pour résoudre leurs problèmes et qui, drapés dans un égalitarisme universel, viennent donner des leçons sans jamais donner de leur énergie. Nous on est réalistes dont on réfléchit au comment faire, on est des pragmatiques. Nous on veut aider les pauvres, de façon à ce qu’ils prennent leur destin en main.

Voilà. Voilà le niveau aujourd’hui. Le niveau de merde du militant moyen. La mongolance intellectuelle, celle où la conviction aveugle remplace totalement la réflexion. Militant entend ce cri de haine : je te chie à la gueule, et dans l’irrespect.

Le militant moyen est un peu comme un adolescent qui cherche sa sexualité en branlant son chien ou en suçant son meilleur pote en se disant que s’il le regrette, il est pas pédé au final : il cherche des repères pour se rassurer et se dire que sa vie minable a un sens. Il va donc trouver des gens qui pense comme lui pour lui confirmer qu’il a raison. Non, encore mieux : il va trouver des gens qui pensent pour lui, ou du moins qui lui disent quoi répéter pour avoir l’air convaincant et être sûr des conneries qu’il avance.

On appelle ça les éléments de langage, vous savez, les mots clés qui animent bien une communication molle, mais qui restent communs à tous les discours et qui font bien passer le message. Ça évite de réfléchir et de trop paraphraser.

Après s’être encarté (généralement dans un parti), le militant a un petit badge, des autocollants pour sa voiture, une carte du parti au cas où Staline reviendrait et mettrait en place un petit système communiste où si t’as pas ton carnet, on te fusille les couilles devant ta famille qui est ensuite envoyée dans les camps de travail parce qu’on est de gauche quand même, faut favoriser l’emploi et l’insertion sociale.

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Fig 1 : le plein emploi, dans la joie et la bonne humeur.

Une fois que le militant a son petit kit de fils de pute en poche, il peut aller casser les couilles à tout le monde, d’un air supérieur et assuré, pour expliquer ce qu’il n’a pas compris à ses proches, mais avec la légitimité d’être encarté. Après, le fait d’avoir la carte de militant entraîne irrémédiablement des modifications physiques :

  • Si t’es dans un mouvement de gauche, t’es sale, mal peigné et tes muscles s’atrophient. Généralement t’as les dents pas jolies, et en plus t’es une victime en couple avec une femme qui fait deux fois ton poids et qui a les cheveux roses.
  • Si t’es à droite, t’as un regard de fouine, des vêtements austères mais qui valent des sous et tu te la pètes sur ton Iphone 60 acheté à la firme dont t’es actionnaire.
  • Si t’es dans les extrêmes, on le sait déjà. T’as envie de casser la gueule aux autres parce qu’ils ont tort. Enfin, du moins c’est parce que t’as raison.

Et après, direction la manif. Ce qui est sympa, pendant la manif, c’est que tout le monde est là pour la même raison, mais personne n’est d’accord.

Rien que l’ordre de passage des organisations, t’as déjà une guerre qui s’ouvre. C’est là où tu te fais le plus plaisir, en constatant le néant intellectuel des abrutis censés être organisés pour mieux défendre leurs idéaux. En première ligne de ces assauts verbaux, les jeunesses : rien dans le cigare, mais du gros cœur pour cracher leur haine et évacuer leur trop plein hormonal. Bref c’est ce qu’on appelait à l’époque la chair à canon, et je dois avouer qu’ils sont bien efficace pour monopoliser l’attention.

On pourrait aller plus loin dans la description de la manifestation, mais vu que ça me fait chier, on va passer à autre chose, j’en ai bien assez dit.

Pas la peine d’intégrer un parti pour casser les couilles à tout le monde : les réseaux sociaux sont un manne incroyable pour générer des débats sans fin. Toute question est bonne à poser, et tout peut être débattu. Une véritable appel d’air, un vrai espace de liberté qui fait du bien. Ahhhh, la liberté d’expression, ça c’est chouette.

Bon, le problème, c’est  un peu comme à la Nouvelle Star : t’as beau donner le micro à tout le monde, t’as pas grand-monde qui chante bien parce que faut s’entraîner un peu, être ouvert aux remarques et surtout savoir ce qu’on fait. Sauf que là t’as plein de copains bas de plafond comme toi qui sont prêt à appuyer tes propos, mêmes s’ils sont très cons, parce que t’auras sorti le bon gif la mode pour servir de ponctuation ou soutenir ton idéologue préféré. Pouce bleu, frère.

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Comme quoi un moustachu édenté, c’est mieux que le meilleur des arguments que t’aurais pu écrire en troisième sur les devoirs d’argumentation.

Tous les profs de français « sont en PLS » devant les expressions à la mode, qui viennent abonder le pseudo « débat » entretenu par la mongolance de la foule. Telle une petite merde anticonformiste, tu fais finalement comme tous tes copains, à savoir copier leur idées parce que finalement, t’es qu’un humain comme les autres, et tu penses être subversif alors que t’es simplement un petit enculeur de tourner en rond. L’avalanche de merde que tu déverses partout semble de donner la vague sensation d’exister, alors que tout ce qu’on retiendra c’est une image reprise 500 fois partout.

Si t’es un poil au-dessus du lot et un peu éduqué, tu sortiras peut-être des phrases avec des jolis mots clés qui auront un peu de sens, sans pour autant tenir des propos intelligents. Mais face à l’avalanche de vide intellectuel, tu donneras l’impression de dire quelque chose de pertinent, voire d’être brillant. Encore une fois, on privilégie la forme au fond, parce que bon, c’est toujours plus évident de lire une phase qui démarre avec une majuscule et se termine par un point qu’un tweet écrit en majuscules, savamment illustré par une image détournée.

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« Bandes d’enculés, vous me critiquez sans arguments. Vous êtes des menteurs qui sucez mes opposants, et ceux qui vont les croire sont des cons qui matent les perroquets à la télé, et qui au final terminent avec une bite dans le cul ». Mais quand il le dit, c’est vachte mieux.

Le problème, c’est qu’à force de comparer des slips souillés d’excréments et  d’autres portés sur la journée, on a du mal à reconnaître un vrai sous-vêtement propre. Putain, ça mériterait un billet complet pour twitter cette affaire.

Chignolement votre,

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C’est bon ça. Deux mois que je n’avais pas publié d’article ici, certains fils de pute devaient être bien contents de se dire que ce blog était mort. D’autres n’avaient pas leur quantité mensuelle de merde, et on du se tourner vers d’autres pourvoyeurs d’étrons, tel que le blog ciné du Monde ou encore le twitter d’Hanouna.

Et bien non, je suis bien là : trop occupé à répondre aux innombrables commentaires des connasses mal baisées en bas de certains articles vieux comme leur dernier rapport sexuel, je n’ai pas pris le temps d’en écrire de nouveau. Et bien c’est parti, et ça va saigner plus que dans le cul d’un trisomique à l’arrière du camtar de ce bon vieux Emile.

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« C’était pour les épanouir affectivement, m’sieur l’juge! » Non, ce n’est pas Guy Bedos qui fait une blague, ne confondez pas voyons.

Une chose est certaine : l’homme moderne se fait ultra chier. Plutôt qu’aller crever de faim ou dans les tranchées comme ses ancêtres vu que le cercle de la guerre s’est interrompu il y a 60 ans (à la louche, faites pas chier), il cherche un sens à sa vie. Et quoi de mieux, pour vivre, que de… consommer.

Et bien oui, quand on achète, on se sent bien : plein de chercheurs se sont dit qu’il y avait une mine d’or d’études qui servent à rien à part me permettre de documenter mes articles, et l’ont démontré. Ah en fait non je vais pas documenter mes sources parce que la plupart sont payantes (lol) mais bon, vous me croyez sur parole, je suis quelqu’un sur qui on peut se reposer pour tout ce qui est sujet sérieux.

Après la consommation de masse qui fait que tout le monde, même le clodo sans jambes dans le métro qui sent le jaja et le pipi, a un téléphone portable, une télé et un uzi, le marché est un peu saturé et tous les connards du marketing ont beau se creuser la tête, chier un nouvel étron tous les jours tout beau tout nouveau, c’est pas simple. A moins de … rebadger une enculade…  avec un petit nom chouetos et trois améliorations infimes… non, ça serait trop beau pour être vrai.

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Le nouveau sextoy anal pour les enculés qui aiment vibrer. C’est le même que celui d’avant, sauf que pour l’instant il ne sent pas encore la merde.

Restons donc dans le champ lexical des matières fécales et poursuivons dans le merveilleux univers des grandes enseignes. Les méga centres commerciaux ont compris qu’il était indispensable de faire traîner les cons dans leurs locaux le plus longtemps possible, histoire qu’ils soient obligés de vendre leur grosse pour un quart de smic afin de se taper un kebab-fraise chez Pizza Hut, leur dernier pull Gay Star Raw top trendy à peine acheté que déjà noué savamment autour de leur cou de tapette

N’étant pas en reste dans l’innovation ou plutôt la copie des idées de merdes qui marchent chez les bas de plafond, l’envahisseur viking a décidé de faire des tartes au caca avec des noms rigolos pour faire exotique et capter un maximum de cons dans leur élevage savamment achalandé pour que tu perdes le plus de temps au milieu des gadgets inutiles et que t’en ramène un max chez toi. Brillant.

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Le caca, c’est surpuissant.

Vu le bordel que t’as trimbalé dans ta caisse et que t’as perdu la moitié des notices, t’es baisé, du coup on t’offre un super service (enfin, offert, faut faire ripper la thune) et tu peux vivre l’incroyable expérience du montage impeccable de ton meuble Grössbhyt par procuration par un mec sous payé qui pense surtout à se suicider sur son lieu de travail plutôt que de devoir encore se taper un de ces immondes montages. Il le fera sans doute sur le lieu de son deuxième emploi où il porte 8 tonnes de matos par jour, mais qu’il s’estime heureux d’avoir sinon il ne pourrait pas profiter de son pouvoir incroyable de consommateur. Et puis on pourra en conclure qu’il avait des problèmes personnels, donc bon c’est pas la faute de l’entreprise, continuez à acheter nos yaourts au Sida, ils sont super bons.

Mais le fin du fin, le topissime de la superficialité, ce sont les magasins de fringues. Non seulement ils méritent la palme de la filsdeputerie, mais en plus on devrait les présenter au procès de Nuremberg pour crime contre l’humanité. Venons-en au fait.

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De mon temps, on n’avait pas les yeux collés au smartphone, par contre le walkman était toujours sur les oreilles. Galopins!

Histoire de flatter l’égo de chacun, on va lui proposer tout un tas de léchage de cul qui vont le faire paraître important et unique. Titiller le sphincter anal, ça marche toujours, même si t’es plus un nouveau-né.

Avant, ce phénomène se cantonnait aux hôtels bourges et prout prout, avec des connards habillés comme des militaires réformés et bons à pas grand-chose : porter des bagages, ramasser les miettes sur le tapis de l’entrée, ouvrir les portes, dire « Monsieur Madame », fermer sa gueule pour pas dire de conneries et passer pour un mec poli et surtout, SURTOUT tendre sa petite menotte toute gantée de blanc à la fin pour réclamer un pourboire histoire d’arrondir sa fin de mois et ainsi se payer un cendrier en rotin pour décorer sa chambre d’esclave sous les toits.

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Si même les pauvres se mettent à réclamer ce type de service pour dépenser, on n’a pas fini de voir des costumes à la con.

Maintenant, on brosse le cul des pauvres et de la classe moyenne histoire qu’eux aussi se prennent pour des milords, tout en crachant le fond de leurs tripes au bassinet. Et pour ce faire, on commence par leur voler leurs données (pardon, on collecte des informations anonymes, excusez le dérange) pour proposer une expérience unique et personnalisée selon leur profil personnel, en leur faisant passer ça pour un avantage alors que c’est une véritable mine d’or en analyse du consommateur. Ensuite, on leur fait acheter des fringues merdiques en qualité, fabriquées par des petites merdes au Bengladesh qui s’entassent dans des immeubles vétustes et qui sont tellement pas foutus de négocier leur salaire qu’on se retrouve avec des emplois pas compétitifs en France (la vanne est de didier super, baisez vos mères). Et pour faire passer correctement la pilule, on soigne plusieurs aspects :

  • l’ambiance : ça passe par une musique de merde insupportable, qui doit faire péter des câbles aux employées, heureux de se suicider sur le lieu de leur deuxième emploi, à savoir chez Lidl, comme le mec d’Ikea plus haut. La décoration est infâme et de mauvais goût, allant de la décoration chic du rayon Leroy Merlin à la chambre de Stacy, 11 ans, fan de Hannah Montana.
  • les services : on peut te servir un café infâme coupé à la pisse, te limer les ongles ou encore te coller un petit coup de maquillage sur ta gueule de pute pour cacher un peu la misère, parce que t’es pas jojo ma poule, en plus d’être habillée comme un sac. Mais le fin du fin c’est de remplir ta carte fidélité pour une réduction minable, ce qui te donne un sentiment d’accomplissement, merci la gamification au service de l’enculerie.
  • la personnalisation : t’as choix entre plein de couleurs/tailles/matières que tu peux visualiser en trouadé sur un écran top moumoute, du coup t’es bon pour te retaper les embouteillages dans l’autre sens et attendre 4 jours que tu sois livré à domicile. Génial.

A croire que l’humanité a besoin d’inventer de nouvelles conneries pour justifier le temps qui passe et l’utilité du pognon. La consommation, c’est vraiment la maladie du siècle.

Après les cheminots et la musique bavaroise, bien entendu.

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Les cheminots nous prouvent que même un costume n’arrive pas à cacher que tu ne sers à rien.

 

Chignolement votre,

Les boîtes, repaires à tocards

Je sais, en ces temps difficiles, les nouveaux articles se font rares sur ce blog, presque autant que des poils de bite autour du chibre d’un pré-adolescent. Mais la rareté n’est-elle pas le gage de la qualité?

Après cette phrase interrogative où je tente de faire passer crème (grâce à une formule toute faite) le fait que je me branle les couilles et que je ne prends pas le temps pour taper des lettres à la queuleuleu pour ce veaurdpraisse, on va attaquer le sujet du jour qui est super original, je vous assure.

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A Ah A la queuleuleu! Et ouais, je recycle même les images d’articles précédents, c’est dire l’enculade.

L’autre jour, j’étais en train de me branler dans ma chambre d’hôtel (la boîte paye le satellite, je vais pas me priver d’un petit boulard aux frais de la princesse, mouchoirs et minibar inclus), quand je reçois un sms sur ouatsappe : oh putain, Bigoude fête son enterrement de vie de garçon dans deux semaines, et on va faire les marioles à Barcelone. Et accessoirement, trouver un trav’ avec un bon gros zizi pour l’enculer.

Ahhh, Barcelone, cette ville qui fait tant rêver, un ersatz d’Ibiza pour les gens festifs comme moi mais avec des nuits qui ne s’arrêtent qu’au petit jour. Quelle belle phrase, on croirait lire une poésie d’un collégien attardé. Je me fous bien de votre gueule quand même, à taper de la merde comme ça, mais passons, vous n’êtes pas là pour vous questionner mais bien pour consommer les étrons mal démoulés que je vous produits, tas de petits cloportes avides de mes selles verbales.

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Notez quand même que dans ce registre, je suis loin d’être un précurseur.

Non en fait je m’en branle, les boîtes ça a jamais été mon truc, surtout pour croiser de la connasse qui ne pipe pas mot parce que t’as pas mis un De Fursac et une Rolex d’enculé de riche. Du coup je me fais traîner là-bas après m’être fait cuire la gueule toute la journée au soleil : je suis cramé, mes potes sont rôtis. Les mojitos, ils tabassent plus que la guardia.

On arrive à l’entrée de la boîte, et déjà t’as une file d’attente longue comme ma bite, bordée de lignes de démarcation façon grand hôtel (vous savez, ces belles files avec des poteaux dorés et des rubans rouges), sauf que là t’y va pour boire des coups et finir à vomir dans les chiottes, la gueule salement enfarinée. On a vu mieux niveau prestige.

Déjà le videur qui gagne même pas le quart de mon salaire me regarde de haut, sous prétexte qu’il a fait de la muscu, qu’il a des tatouages trop dark de maori-mes-couilles et qu’en plus il a suivi les cours de Krav Maga dispensée par Sidonie (ah merde, on est en Espagne donc c’est pas Sidonie c’est Conchita hihi lol) et que soit-disant il voudrait pas qu’on rentre. Bon, après avoir bataillé dans un espagnol très moyen et qu’on nous ait répondu parfois en catalan parce qu’on commençait à casser les couilles avec nos gueules de touristes avinés, les mecs nous font rentrer du fait qu’on ait pris une table à mille balles et 4 bouteilles de plus.

Haha, comment on les a bien baisé les cons!

Toujours est-il qu’on rentre dans la boutique qui envoie quand même du lourd, avec des hôtesses bien salopes qui pourraient présenter les produits dans le Juste Prix et qui viennent te placer à ta table, limite t’as envie de leur demander de te pépon le dard dans les chiottes à la sauvage, et ce d’entrée de jeu. Mais bon gentleman, on va déjà lui glisser un pourliche avant, on n’est pas des chiens. Et puis ces putes-là, ça couche pour 20 balles dans ces pays.

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Quelle bande de salopes, ces hôtesses. Et dire qu’elles ont du finir  aissière à monoprix une fois leur jolie gueule burinée par les affres du temps.

On est assis kiltran, en manspreading bien à l’aise sans qu’une pouffiasse vienne nous faire une remarque parce qu’on prend trop de place, et là les bouteilles arrivent. A 250 balles la boutanche on est content de les voir arriver en ribambelle façon carnaval de Rio, avec des feu de bengale dans le goulot et des bombasses dessous à moitié nues pour les porter jusqu’à ta table. C’est super chouette et tout le monde admire le spectacle et matte notre table avec envie, c’est super valorisant. Du coup on regrette pas d’avoir claqué 1000 € pour ce moment. Bon après les meufs décarrent et vont s’occuper des autres tables pour la même chose, moi qui pensait m’en caler une sur les genoux pour la soirée, c’est rapé.

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Sympa, la coupe de Champomy.

Le son est énorme et la soirée est bien ambiancée par du David Ghetto, on boit du whisky coca tranquille dans le respé. Putain cette phrase est tellement mal écrite avec ses rimes ratées que j’ai l’impression de revenir 15 ans en arrière avec Sniper, le groupe de rap. Je vais regarder les danseurs qui sont tellement bons que je suis certains qu’ils auraient le statut d’intermittent du spectacle par chez nous, ainsi que celui de cotorep. A mon avis vu la direction artistique, on croirait voire une troupe d’éclopés sortis du cirque du Soleil avec les moyens d’un magasin Gifi niveau costumes. Ça fait un peu bidonville.

Je vais tenter de brancher de la gonzesse, mais y’en a pas une qui parle français, c’est pénible alors qu’on est à côté de la frontière, ils pourraient faire un effort, on vient chez eux leur dépenser notre argent quand même! Bon bref, j’arrive pas à en ferrer une, faut dire que les gonzesses sont toutes sapées comme à un défilé de mode, et j’ai l’impression que si t’as pas la Mastercard Gold et la Rolex avec la Ferrari sur le parking, la seule chose que tu pourras attraper c’est un lait fraise au comptoir du fond. Oui je sais j’en ai déjà parlé, mais j’espérais que t’aies déjà oublié cette bonne blague.

Des animations en pagaille sont prévues par l’organisation, on voit bien qu’on a affaire au top du top niveau soirée : un travelot distribue des fraises tagada, un nain déguisé en… truc coloré prend des photos avec des meufs, des peluches sont distribuées en ouvrant des filets fixés au plafond… waw, ils ont claqué le budget de l’année pour la soirée! Ca valait trop le coup de mettre autant de pognon dans une soirée comme ça!

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Ça c’est du crew pour ambiancer.

Je danse dans le dos des meufs en me collant un peu mais pas trop parce que je suis fidèle ; c’est le seul moyen pour avoir la conscience tranquille et aussi pour pas que les nénettes se barrent parce que je suis pas au niveau. Cela étant la solution à la situation arrive en fin de soirée, sous la forme de jeunes femmes d’Europe de l’Est refaites au moins 90% de matières plastiques garanties : pour 1000€, elles te font l’amour comme jamais on te l’a fait. Quand même, ça sent l’attrape couillon trop moche et bourré qui n’a rien serré de la soirée.

Mais bon, toute expérience est bonne à prendre, et puis si c’est commercial, c’est pas tromper. Surtout si au bout du compte, tu te rends compte que la nénette a un zizi.

Chignolement votre,

 

Tourista

Ça y est, la belle saison est là. J’étais tranquillement en train d’essuyer les traces de semence sur mon De Fursac quand Roger de la compta est venu pour me proposer une soirée plage entre collègues. Après lui avoir amicalement proposé d’aller se faire enculer, j’ai répondu par la négative à la chose.

Attends, les beaux jours pour aller à la plage, c’est la plaie, surtout si t’as la chance d’aller à côté. Pourquoi? Mais à cause des touristes putain!

Juillet/Août sont les mois où pratiquer des loisirs sont un cancer quand ta région est touristique. Autant t’es peinard pour aller au taff et que t’apprécies enfin la 3 voies construite à 2 kilomètres de ton 2 pièces payé 300 k€ sur 30 ans, autant le simple fait d’envisager se dorer la pilule sur le sable doré file la migraine.

Les enculés, payés à rien foutre (#congépayé), débarquent dans ta région. Non contents de s’entasser dans un confort plus que spartiate et s’essuyer les fesses avec un rouleau de papier toilette fièrement porté sous le bras après un trajet de 5 minutes à travers le camping, il se gargarisent de leur misérable séjour et vont célébrer ça en allant voir Patrick Chirac au ciné, histoire de se dire que c’était bien sympa les vacances sous la tente.

Les touristes, c’est l’enfer. Autant les locaux sont des gros cons, comme j’avais pu le démontrer si brillamment à travers un précédent article, autant eux sont de véritables cancers nécrosants de l’anus sanguinolant. Oui, rien que ça. Ils arrivent par wagons entiers, saturant gares, aéroports et routes. Nos têtes pensantes pourraient quand même réfléchir à des solutions, ça fait des années que ça dure.

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L’Allemagne avait trouvé des solutions à l’invasion touristiques : des trains et des lieux d’arrivées dédiés. Et on a vite oublié que la SNCF s’est fait des couilles en or avec cette affaire.

Tu m’étonnes que les honnêtes travailleurs fassent la gueule de se faire sucrer leurs loisirs par cette meute infâme, surtout quand t’es payé 1200 balles pour 12h de taff par jour à torcher le cul des poules. Imagine : tu veux partir faire coucou à Mamie Janette un vendredi soir, et bin c’est pas la peine, mieux vaut partir en pleine nuit, et à pied! La vieille sera cannée avant même que t’aies frotté tes pieds sur son paillasson, merci les touristes!

Forcément, les restaurants sont obligés de s’adapter : tu ne peux décemment pas servir ces foules affamées sans produire de façon industrielle. Deux solutions bien évidemment : soit tu baisses la qualité, soit tu fais du tout venant façon moules-frites. Tout ça pour contenter une bande de pique assiettes qui gueule quand tu ne leur files pas du pain gratos en quantité suffisante pour éponger la sauce tomate agrémentée au jus de bite par tes filous de saisonniers, qui n’ont visiblement pas apprécié qu’on leur renvoie en cuisine des frites crues et huileuses à l’intérieur. C’est une spécialité locale bande de merdes, donc respectez.

Donc forcément, pour faire bâfrer ces connards, tu leur sors le pain décongelé à  la texture du papier mâché, les plats réchauffés au micro-onde et ces connards gueulent alors qu’ils ont quand même fini leur assiette (un peu comme les syndicats qui acceptent à la fin de se faire enculer après 15 jours de grève). Et puis le pourliche, tu te brosses sauf si c’est des russes, parce que eux au moins ils payent, et pas en monnaie de singe.

Le fin du fin, c’est quand même les mecs qui déboulent dans ton patelin, limite à envahir ton jardin parce qu’il était pittoresque, alors que c’était une propriété privée. Et c’est eux qui t’agressent, à la fin comme quoi t’es pas ouvert!! Non mais c’est le monde à l’envers là!

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Ces touristes quand même, ils abusent par moment.

Sans compter le crépitement des flashs qui fusillent les rétines à la vitesse grand V, encore une belle invention des asiatiques pour essayer de nous passer devant. Forcément, en étant aveugles, on sera moins compétitifs, et du coup ils pourront repartir sur la fabrication de produits de merde peints par des petits gamins peu précautionneux qui laissent les traces des empreintes digitales sur le vernis tout frais, et nous niquerons bien la gueule.

La condescendance est de mise pour évaluer ton mode de vie et t’expliquer que t’es très heureux comme tu es, que tu dois être reconnaissant de leur argent gratifiant et qu’être leur carpette attitrée c’est génial. Un esprit féodal en somme, on se croirait revenu au temps des croisades, avec la même rengaine chaque été où on doit s’estimer heureux de se soumettre à l’envahisseur bienfaisant. Putain, c’est un bon concept pour une émission de télé ça, tu prends un connard un peu connu, tu le balances au fin fond de la Creuse et tu le fais s’émerveiller devant la vie trépidante des éleveurs de porcs. De temps en temps il balance une vanne (si t’as un comique) ou il chiale (si c’est un comédien) et banco.

Note : ah merde, ça existe déjà.

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Moi les petits noirs, je les enfile par paquets de cinq. Et avec le sourire.

Fort heureusement, les offices du tourisme veillent au grain et s’assurent de les regrouper dans des endroits précis pour éviter trop de dispersion dans la région. En passant à la caisse, les commerçants se font des couilles en or sous prétexte qu’ils sont à 50m seulement de la grotte reconstituée de Machin Truc, où des ossements mérovingiens du paléolithique inférieur ont été trouvé par un berger et sa fille lors d’une promenade innocente dans la montagne (u scopu di accriscimentu, comme on dit en Corse), il y a 50 ans de cela. Ça permet aux cotorep du coin de raconter des histoires sans queue ni tête (et payés une misère, et ça débarrasse les services techniques de la mairie), on rentre de la caillasse en leur vendant des glaces 10 balles l’unité, soit deux fois le prix d’un carton de six et on se débarrasse des vieilles cartes postales dégueulasses trouvées sur un vide grenier à 1€ les 300 horreurs. Mais c’est typique, donc les mecs sont prêts à payer à prix d’or ces souvenirs, un peu comme l’omelette de la mère Poulard que tu bouffes à 200 à l’heure, entouré de japonais qui te prennent en photo à chaque bouchée alors que ton assiette, c’est 3 cons d’œufs cuits qui se battent en duel, mais qui t’ont coûté le tarif d’un poulet de Bresse.

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De magnifiques merdes qui vont se vendre comme des petits pains.

Ça me rappelle une anecdote en vacances, tiens : le mec nous installe en terrasse. En terrasse, l’argument commercial où tu payes 10% de plus sur la note. T’es sur des chaises inconfortables qui branlent presque autant que la table sur les pavés de la ruelle qui t’accueille ; au-dessus de ta tête, t’as le linge qui sèche et une abominable odeur d’égout remonte régulièrement durant ton repas, te laissant t’interroger sur la source de sa provenance (à savoir le contenu de ton assiette ou bien autre chose). Et le fin du fin c’est quand ton pote, pièce rapportée au bout de la table, est obligé d’incliner la tête en avant pour éviter le rétroviseur de la voiture qui passe dans ton dos. « Typical ».

Le pire dans cette invasion ? Le complot allemand pour reprendre la France, voyons. Ne pensez pas que nos voisins frontaliers vont en rester à la déconvenue de 1945. Nous envoyant ses plus grands soldats d’élite, ils tentent d’ébranler notre culture et nous absorber au fur et à mesure à leurs coutumes barbares.

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Le soldat du futur est déjà là.

Et le pire, c’est que ça fonctionne.
Chignolement votre,

Je blague

Préambule

Oui, ça fait presque 3 mois que je n’avais pas publié d’article, mais bon, j’avais autre chose à foutre et puis vous savez, l’inspiration c’est comme la qualité : on a du mal à la trouver, et parfois quand on pense tenir la perle rare, on est finalement déçu. Une remarque au passage : ce n’est pas une métaphore avec le fait de se taper une petite asiatique, donc calmez-vous. La Chine n’est plus l’usine du monde, donc arrêtez ces amalgames outranciers, bande de fils de pute.

Du coup je vais peut-être changer un peu mon style. Mais bon, ça je verrai au fur et à mesure que mon texte s’affiche sur l’écran.

Droit dans le sujet

Assumer. Un bien grand mot actuellement, où l’heure est plus à la tricherie et le chacun pour sa gueule, tout en restant bien « drwadansébotes ». On ne va pas parler de politique, mais plutôt de machine à café.

On se fait plaisir à la COGIP comme d’habitude, à rigoler autour de la dernière bourde par mail de la secrétaire qui A TAPE CORDIALEMENT EN MAJUSCULES MDR, du coup on l’appelle la dactylo hahaha putain c’est marrant. Et puis y’a aussi Jean-Huber qui, l’autre jour, a fait les photocopies, mais en recto-verso du coup Charles-Henri est venu dans son bureau à l’autre bout du bâtiment parce qu’il comprenait pas pourquoi le texte était imcomplet (parce qu’il avait pas tourné les feuilles looooool). Du coup ça fait 3 mois qu’on rigole sur ces trucs, ça met une bonne ambiance.

Et l’autre jour, la secrétaire de direction s’est vu son bureau rétrécir. On a remarqué ça du coin de l’oeil, du coup on osait plus trop faire nos blagues, parce que ça pue quand même, elle a sans doute perdu en grade. Nous on bosse dans les open space à 4 dans un espace qu’elle a pour un, mais on s’en bat les couilles parce que comme ça on peut parler tout en bossant, et puis on peut se jeter des projectiles au visage, comme des balles en mousse ou des mouchoirs roulés en boule et pleins de sperme. L’éclate.

Mais bon, ça fait chier pour Jeanne-Emmanuelle, du coup elle doit avoir les boules. Alors tout le monde y va de son petit mot pour la remonter, selon son style bien entendu, mais sans aborder le sujet de front parce que, ho, c’est manquer de tact : certains déboulent dans son bureau et lui envoient une boutade du type « hé dis donc, qu’est-ce que t’es serrée, au fond de cette boîte, elles chantent les sardines? Et qu’en disent les aromates? », d’autres s’inquiètent un peu plus et viennent lui dire que c’est dégueulasse ce qu’on lui fait, qu’on est de tout cœur avec elle mais que bon, c’est l’heure du café et de la pause Twitter donc on arrête la conversation et repartons avec la satisfaction du devoir de solidarité accompli.

Ça fait à présent 3 semaines que dure la situation, et tout le monde y va de son petit mot, y’a même José du syndicat, celui qui parle bien (parce que, lors des meetings, même quand il fait des phrases dans le micro crachotant t’as qu’une envie c’est de l’applaudir alors que t’es de droite et que t’aimes pas les feignasses) qui a dit que c’était un manque d’estime de la direction des salariés et un message très négatif envoyé à leur encontre, dans le contexte social actuel. Putain j’ai rien compris, mais j’ai applaudi quand on m’a répété ça à la cantine, le plateau à la main. Dommage que José ait pas été là, il aurait apprécié.

Et puis un jour, y’a Marc-Gérard qui se pointe dans le bureau de Jeanne-Emmanuelle et lui tint à peu près ce langage : « Salut J-E, dis donc, tu le prends pas mal pour ton avancement la taille de ton bureau? C’est quand même pas normal qu’on te fasse ça! ». Le commentaire de trop :  Jeanne-Emmanuelle a pété un câble.

En fait, la réduction de la taille du bureau était de sa propre initiative, pour permettre à une nouvelle embauchée de disposer d’un espace confortable pour s’installer, et pas un coin de bureau temporaire généralement réservé aux stagiaires étrangers du Magreb, qui n’ont que ce qu’ils méritent dans le contexte actuel pour les français caucasiens qui se lèvent tôt et qui se font spolier leur système social par des gens incapables de négocier correctement leurs conditions de vie chez eux.

Tout le monde était parti dans son interprétation de la situation comme quoi J-E subissait, et personne n’a posé la question directement. Magique.


Voilà, tout de suite c’est la lolade, on fait des blagues, on s’indigne, on gueule parce que c’est pas juste, en sortant parfois du bon mot histoire que ça soit sérieux au fond, mais pas trop quand même. Et finalement, c’est de la merde, un peu comme phrase précédente qui veut tout et rien dire, mais surtout rien au final parce que c’est trop risqué.

Le nombre de situations à la con par jour de ce type, c’est infernal : « ton fils est pédé? bin ferme bien la douche quand t’es dans la sale de bain alors. […] Ca va, je rigole, allez, un peu d’humour!!! »

Sous couvert de l’humour, on pense tout faire passer, et finalement on traite le sujet avec tellement de légèreté qu’on peut en oublier le sens initial de ce qu’on voulait faire passer. A force de « troller », comme disent les gens des internets, nous ne sommes plus capables de discerner le vrai du faux dans les propos, l’ironie du second degré et à l’arrivée, nous ne sommes plus que des caricatures de nous-même : on devient le connard dont était censé se moquer en adoptant une attitude excessivement désinvolte, qui, finalement, ne sait que rire grassement des sujets les plus graves sans jamais vraiment apporter une réflexion.

Vache, que cette phrase est sérieuse, vite, un peu d’humour pour faire passer ça aussi facilement qu’un préavis de grève au point syndical des cheminots.

Cela étant, c’est aussi révélateur d’un manque de couilles de certains : plutôt que de se dire les choses, on va plutôt attaquer à la rigolade, et voir comment ça tourne (#rattrapageauxbranches). On peut revenir facilement sur du sérieux si c’est possible, sinon, un bon vieux « je blague!! », même si c’est pas drôle, permet de faire tout passer, comme ça t’es jamais pris en défaut, t’as jamais tort, tu gênes pas vraiment en fait vu que t’es pas sérieux. La solution ultime à toute forme de communication compliquée en somme, un peu comme le c’est pas faux de Perceval.

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Les apparences sont sauvées, même si tu ne comprends jamais rien.

Quelques exemples, rajoutez je blague si ça tourne mal et vous comprendrez vite :

« Ça te dit de tester la sodomie ce soir? / ah mais c’est dégoûtant!!!! / <insert je blague here>« 

« Hé, balance pas ton papier par terre/ Ca va, de toutes façons on sera mort quand la planète sera pourrie / Non mais tu ne respectes rien là!!!! / <insert je blague here>« 

« Alors, comme ça t’as un cancer? Je pensais que t’étais Verseau! HAHAHAA / […] / <insert je blague here>« .

Vous voyez, ça passe plus ou moins bien, un peu comme une bite de noir dans un nouveau né. Non mais je blague, hein.

Chignolement votre,

Jul, une victoire volée comme son cross?

Ça y est : les victoires de la musique ont encore frappé. Vous savez, cette émission dont tout le monde se branle, hormis les spectateurs du Téléthon, de Miss France et de l’Eurovision. Ah, j’oubliais les profs de musique, ces victimes qui ont raté leur CAP boulangerie, qui ne voulaient pas bosser dans un restaurant parce que tu finis trop tard et que t’es obligé de regarder PSG-OM en replay alors que tes potes t’ont spoilé le résultat du match, et qui préfèrent se faire insulter dans une salle de classe par des élèves (qui n’ont rien compris à l’intérêt de la matière) plutôt que dans une rame de métro bondée, où le badaud, d’un regard fuyant, évite toute interaction sociale de peur de ressentir un malaise encore plus aigu que celui qui lui cisaille les entrailles à la vue de cette piètre interprétation d’« over the rainbow ».

Bordel, que cette phrase était longue, et sans véritable intérêt. Revenons à nos moutons.

Jul, c’est cet artiste qui fait exploser tous les records : vues sur youtube, ventes, morceaux produits… et ce en l’espace de 2 ans.

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Te déshabille pas, j’vais t’violer.

La victoire de la musique face à Kool Shen a terminé de mettre le feu aux poudres, et les haineux se sont bien évidemment emparés du sujet pour hyéniser la situation, en mode « Gims Bashing » tavu.

Bande de cons. Laissez-moi donc envoyer du texte bien gras pour vous expliquer un peu que vous faisez fausse rut, tas de bites trop sales pour être honnêtes. Mais dans le resspé.

Je vais donc à nouveau vous faire une brillante démonstration dont j’ai le secret, assortie d’argument bétons pour appuyer mes propos. Nul doute que vous sortirez illuminé à l’issue de votre lecture attentive.


Argument 1 : Jul sait pas chanter, il utilise Autotune.

Ah, l’argument Autotune. Vous savez, ce logiciel qui permet de corriger les voix qui défaillent, et font chanter juste le rendu final. Poussé à fond, il donne des sonorités assez « robotiques », et du coup les soit-disant puristes couinent en disant que ce sont les fils de pute qui utilisent ça. Et ils retournent écouter la doublure de Johnny en concert, histoire de se faire du bien aux oreilles.

Je coupe donc immédiatement court à cet argument fallacieux, puisqu’on est là sur un choix artistique, pas systématique mais effectivement fréquemment utilisé par Jul. y’a qu’à voir le phrasé qu’il débite, ça suffit à comprendre que le bonhomme est pas là pour s’écouter dans un logiciel, une main dans le benne à se malaxer les parties molles et pendantes.

C’est vrai les gars, vous avez raison, Autotune c’est de la merde. Même ces gros nazes de Daft Punk, habitués à sortir des étrons musicaux en pagaille, s’en servent.

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Auto-thunes. Hihi.

Argument numéro 2 : Jul privilégie la quantité à la qualité, c’est un pédé de vendu.

Forcément, quand un artiste sort des titres en pagaille, il fait de la merde dans le paquet. Bravo les gars : je suis d’accord avec vous. Mais bon, on peut pas être au niveau de Voulzy qui nous sort une merde tous les 20 ans pour retourner vivre sur son matelas de billets, ou Patrick Hernandez qui a réussi à sortir un titre dans sa carrière, et qu’on suce à toutes les occasion à ce sujet. Et puis au moins quand on écoute du Jul, on se fait pas chier comme un rat mort en attendant la fin du morceau (au pire on a envie de se crever les tympans, ça va plus vite.).

Il vend tellement qu’il file des albums gratuits. Ah ouais. Tous ses morceaux sont dispos sur youteube. Il produit tout seul, avec sa bite et son couteau, artiste multitâches (comme un KitchenAid, si vous voulez) et pas du genre à sous-traiter la moitié de ses compos, non non, et en plus il nous sort des sons très variés.

Alors ouais, parfois le résultat est pas génial, y’a souvent des remix, mais c’est un peu comme ton plombier qui te fait la salle de bain et le carrelage en même temps : le gars assure partout, besogne au taquet mais fait parfois des merdes. Mais au final c’est cool, tu le payes au black, et vu qu’il est portugais t’as acheté le carrelage au pays du coup il t’as couté 3 fois moins cher, et puis t’es sûr que si y’a un soucis il va revenir.

Jul, c’est le plombier portugais de la musique, façon débrouille sans embrouille.

Argument numéro 3 : il est moche, a une coiffure de merde et un gros cul.

Déjà quand j’écoute un morceau, j’évite de voir la gueule du mec sinon je suis à chaque fois déçu. Un peu comme quand je lis un bouquin.

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Hé Georges RR Martin, t’es gros, t’es moche, t’as des vêtements de merde et une barbe à la con hihi. Tocard, du coup je jette tes livres, ça doit être de la chiasse vu que tu ressemble à Jabba The Hut.

Sa coiffure? J’ai presque la même, donc je vais pas non plus trop critiquer, et comme je considère avoir bon goût, ça me va. Et puis entre nous, Hitler avait les cheveux longs sur les côtés, donc cette coupe de cheveux est encore acceptable.

Mickael Jackson, Barry White, Elton John… On peut même parler de Joey Starr, ou encore d’Akhenaton et sa moustache… que des artistes daubés, assurément.

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Akhenaton, moustache et textes qui fracassent.

Allez plutôt tirer dans la tête des candidats manquant d’authenticité de The Voice et autre Star Academy, ça nous fera un peu de bien de voire quelques guignols trop propres sur eux avec le crâne éclaté qui chiale devant un juré d’évadés fiscaux.

D’ailleurs le mec a de l’humour : quand Cauet s’est foutu de sa gueule avec son imitation, il a réagi spontanément en étant de bonne composition. Et il en faut, pour supporter Cauet avec une délicatesse que n’avaient pas les nazis en 40.

Note : deux points Godwin en quelques lignes, je me dépasse.

Argument numéro 4 : Textes d’enculé, et ses clips sont moches.

Tiens, typiquement j’en parlais avant, mais Jul se livre dans certains textes (Emotions, pour en citer un), et sort du sempiternel téci / mon crew / drogue / pognon / mylife de ghetto. C’est porter ses couilles de sortir dans un texte où il s’ouvre et donne son état d’esprit ainsi que ses doutes.

Après, on a des textes que ne renierait pas Cirdo, ça doit être le sud et le soleil qui tape bien sur la gueule. T’as reconnu le bruit de la Maset’, représente le tiek’ à 3 sur la selle. Ça parle du ghetto, et parfois effectivement la réalisation des clips l’est aussi par le côté cheapos.

Mention spéciale au clip en Y, qui m’a fait fortement me gausser (surtout quand il se benne comme une merde dans le rond-point, limite malaisant comme moment avec l’habillage GTA) et penser à tous les scoubites et autres motards que j’affectionne particulièrement. Car oui, l’univers du deux-roues semble cher à Jul, et confirme une chose : le casque au bol, non seulement ça ne protège pas, mais ça fait con.

Putain, que de liens, vite, une image pour soutenir mon discours et survendre cette idée d’une musique étoffée, dynamique, trépidante et autres synonymes excessifs que je pourrais employer.

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« J’suis sous vodka rigolons un peu / Moi j’monte pas, trop sucent des queues, c’est pas mon cas »… Marrant, sur l’image on dirait qu’il se fait pépon. Lol. Mdr. Pouce bleu, likez mon article et noraj.

Nous voici à la fin de ce texte d’une fort belle qualité, et maintenant vous vous dites… bin en fait, vous vous dites ce que vous voulez, personnellement je m’en branle complètement. Ah, merde, je vous sens déçu, là.

Je n’ai pas mis les pourfendeurs de Jul « en PLS », je ne terminerai pas par un « sans rancune » et autre formules à la con pour couper court à la conversation et donner le sentiment que celui qui les utilise gagne parce qu’il les dit le premier. C’est peut-être ça le sens aussi de cet article : savoir pourquoi on aime ou on déteste les choses, et pas uniquement hurler avec la meute ou se placer en défenseur des opprimés par principe.

Et rassurez-vous les rageux : pour Jul, il y en aura toujours deux qui le soutiennent, et trois qui l’enculent.

Chignolement votre,

Comment faire plaisir à sa pute?

Ah, les temps modernes. Lointaine est l’époque où les couples s’unissaient pour la vie, sans forcément nécessité d’amour et pouvaient souffrir ensemble jusqu’à ce que la mort les sépare. Ou le mur des fameuses « chambres à part ».

La libération des femmes et la modernité de notre société a laissé une place plus large dans le choix des partenaires de ces dames : comme disait le poète, ne la laisse pas tomber, elle est si fragile, c’est une femme libérée.

M’enfin, pour ne pas la laisser tomber, il faut au préalable l’avoir serrée ; et l’époque rend les relations difficiles avec les gourgandines, car autant avant on avait l’embarras du choix et de la dot, autant maintenant les pouffiasses font la loi. Il faut dire que la libération 2.0 des bonnes femmes façon #jefaiscequejeveux et je choisis la bite sur laquelle je m’empale rend la tâche plus difficile : entre les coachs sportifs, les guitaristes sentimentaux et les sites qui vous traitent comme des objets de grande consommation (merci adopteunmec, bande de fdp), il devient bien difficile de trouver prétendante acceptant vos quelques défauts, à moins d’être suffisamment moche voire ridicule pour obtenir l’opportunité de passer aux princes de l’amour.

De plus, serrer c’est bien, mais arriver à garder son TABO (comprendre : son Trou A Bite Officiel), c’est pas une mince affaire. Avant, t’y collais deux claques et tu la renvoyais dans sa cuisine fermer sa gueule en attendant la saillie de 21h (devoir conjugal oblige), maintenant tu traînes la langue par terre pour payer la pension de madame à l’autre bout du monde, pendant qu’elle se fait visiter le fondement par du douchebag lambda entre deux rendez-vous d’affaire. Quelle belle époque.

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Les femmes, c’était mieux avant quand elles étaient dans leur cuisine toute la journée au lui de montrer leurs cuisses dans l’autobus.

A moins d’acheter une femme pauvre dans un autre pays et en faire une esclave soumise à sa volonté grâce au merveilleux pouvoir du portefeuille, je crains que vous n’ayez d’autre opportunité, bande de cancrelats putrides, que de lire les précieux conseils que je m’en vais vous dispenser.

Amis de frenchdoucheseduction et autres conseillers à la mord-moi-le-noeud qui se targuent « d’embrasser en 4 minutes une inconnue », je vous conseille de baiser plutôt vos mères, les seules femmes que vous n’aurez peut-être pas déçues (au moins sexuellement) dans votre vie minable. Oui je sais, c’était gratuit mais bon, ici, on s’fait plaiz, cousin.

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Bonjour, on vous apprend des techniques de ouf pour manipuler les femmes en quelques minutes.

Allez, c’est parti.

Situation de base : vous venez de chopper une nouvelle meuf, et elle a l’air suffisamment bien pour envisager de la garder assez longtemps (comprendre : elle suce sans les dents et elle n’a pas 60 ans).


Vous allez voir, c’est easy, il suffit de passer pour un mec bien.

Conseil numéro 1 : La surprendre.

Rien de tel, pour pimenter le quotidien, qu’un peu d’imprévu. Mais attention, pas n’importe quoi : il est indispensable de savoir se comporter en gentleman, et les surprises façon « je te bloque en pleine nuit sous la couette après avoir lâché un pet truculent » risquent de détériorer définitivement votre relation… ou de confirmer les penchants scatophiles de votre nénette (et à ce moment-là, c’est un excellent indicateur pour aller plus loin façon « chie-moi sur le torse avec tendresse, t’as mangé des pâtes bolo »).

Les magasins low cost façon Gifi, La Foirfouille et consors sont le terrain de jeu du trublion séducteur : osez investir quelques euros par mois, à des dates méthodiquement posées dans votre agenda, histoire de lui apporter un petit cadeau « qui vous a fait penser à elle ». Un cochon ressort, un mug avec écrit « big love » ou un détour exceptionnel chez le pédé fleuriste du coin vous garantira assurément une bonne côté en termes de spontanéité… et pour pas cher en plus.

n’hésitez pas, un soir de temps en temps, à couper la télé pour « discuter ». Elle appréciera.

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Pour la Saint Valentin : offrez-lui un ruban dans un écrin. Et devant elle, vous le fixer sur votre bite en criant « cadeaaaaaaau! ». Redoutable, et classe.

Conseil numéro 2 : s’intéresser à ce qu’elle aime.

Elle vous parle de ses journée et ça vous barbe? Posez-lui des questions différemment. En posant des questions ouvertes (« Mais machine du service compta, par rapport au dossier trucmuche, comment elle a réagi? »), ça vous évite d’avoir à répondre, d’écouter trop attentivement et en plus ça lui donne l’impression que ses histoires de chat et autres conneries de bonnes femmes vous fait sentir concerné, alors que vous êtes déjà en train de penser à la prochaine soirée Pizza-Fifa avec les copains. Gardez tout de même en tête quelques éléments importants (quitte à les noter sur un carnet, genre l’attachement par rapport à sa mère ou encore le plaisir de faire flotter sa cellulite à Caliceo), vous pourrez toujours les réutiliser à bon escient quelques semaines plus tard… et passer pour quelqu’un d’attentif.

Et puis si ça se trouve, vous découvrirez des points communs sur certains aspects, c’est toujours utile.

Conseil numéro 3 : lui laisser de l’espace

Dans le principe « fais aux autres ce que tu voudrais qu’on te fasse » : En lui faisant penser que vous n’êtes pas exclusif et qu’elle peut passer des super soirées avec ses copines sans avoir votre paire de couilles sur les épaules, vous lui donnerez l’image d’un homme moderne, et en même temps ça évitera de devoir se la traîner quand vous faites un concours de pets dans un bar avec des potes, tout en reluquant grivoisement quelques petits culs d’étudiantes. Cela lui permettra également de se la raconter auprès de ses copines, comme quoi vous êtes l’homme idéal, et ces dernières n’hésiteront pas à en rajouter si vous êtes cool avec elles.

Par contre n’abusez pas et n’essayez pas d’en baiser une au passage, ça génèrerait l’effet inverse.

Conseil numéro 4 : lui vendre du rêve

Restez mystérieux sur une partie de votre vie, type blessure secrète, même fictive. Ça aide. Cultivez une de vos activités favorites et rendez-la épique : champion de votre quartier de Mario Kart ne compte bien évidemment pas, à moins que vous ne vouliez passer pour un attardé de la pire espèce.

Questionnez-la sur ses goûts (indirectement) et ses projets, au bout de 6 mois parlez de vous dans 10 ans, comment vous voyez votre vie, bien orientée sur ses goûts, même si vous vous en branlez. Visez loin dans le temps, ça n’engage pas et ça évite de se retrouver dans la merde parce que le fameux road trip de 6 mois en Inde n’est toujours pas au rendez-vous.

Par contre, faites référence à ce projet et organisez des petites excursions (à budget raisonnable ET partagé, faudrait pas blesser la femme indépendante qui est en elle, toujours dans le respect) à intervalle régulier, histoire d’entretenir le projet.

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3 jours sans se laver, en bouffant de la nourriture en boîte, das un confort spartiate et dévorée par les bestioles, ça la calmera sur ses idées d’aventure.

Conseil numéro 5 : aller plus loin.

A un moment, elle va vouloir aller plus loin : emménager ensemble, faire un enfant, un achat immobilier.

La solution est simple : sortez-lui la règle des x ans avant de vivre ensemble, décalez le sujet avec une histoire passée et douloureuse (même fictive). Ou rompez avec classe, façon vous l’aimez trop, mais pas de la façon qui lui convient. Pleurez devant elle (le jus de citron est très bon pour ça) poser 15 jours d’arrêt maladie et faites la gueule pendant le premier mois dès que vous êtes avec votre entourage. Ce sera également l’occasion de réduire cette petite brioche qui s’est développé devant ces longs mois d’oisiveté… Et quelques semaines après, remettez le couvert, avec de la pute random bien discrètement, histoire de garder la main (et surtout ne pas avoir les noyaux qui explosent).

Ne prétextez pas une stérilité ou encore des problèmes financiers, c’est un coup à faire capoter l’histoire et passer pour un pauvre sans couilles, et là y’a rien de pire. Surtout si vous comptez vous consoler sur une de ses copines après la rupture, notamment Natasha avec ses gros seins et sa bouche de velours.

Ou alors craquez, faites un gosse, achetez une baraque à crédit pendant 20 ans: au pire vous vous séparerez pour les 2 ans du petit, ça lui fera un bel anniversaire et vous aurez une « blessure secrète » pour votre prochain coup.

Chignolement Votre,

 

Millenials : la génération des fils de pute

Mes amis, la planète est sauvée.

Finie la croissance verte. Terminée également la décroissance, et ne parlons plus de la consommation de masse, tout ceci, c’est du passé. Le salut pour notre économie et notre planète va en passer par la nouvelle génération, et pas des moindres.

Si vous êtes passés à côté du « phénomène » des millenials, c’est soit que vous êtes aveugles, vieux et con, soit que vous vous en branlez, et c’est une sacré erreur. Comme je suis un mec sympa, je vais vous faire un petit rappel.

Les millenials, c’est la génération qui a débuté dans les années 80 et qui, selon le slogan, est la génération la plus nombreuse de l’histoire de l’humanité. Dit comme ça, ça impressionne vachement, on sent le rouleau compresseur, la génération qui a une force de frappe presque aussi impressionnante que la Waffen-SS en manœuvre, c’est pour dire. Mais attendez la suite.

Autant les blousons noirs, les beatniks et les punks ont fait trembler la société (dans une certaine mesure, parce que maintenant les punks, à part être des fils à papa qui boivent des bières avec leurs clebs à la sortie du Makdo, ils ne font plus peur à personne, à part peut-être aux gens qui ont peur de finir comme eux et préfère s’enfermer dans un vie de merde bien tranquille), autant les millenials donnent trop envie aux entreprises de se faire du pèse sur leur dos.

C’est une génération « hyper connectée », qui va « arriver sur le marché du travail dans les 5 ans » et qui va « révolutionner l’entreprise ». Les gros mots comme « uberisation » de l’économie vous saoulent? Ce n’est pas fini avec ces petits connards, et vous allez vite comprendre pourquoi c’est bien dommage de ne pas s’être tapé une bonne guerre depuis les années 80 pour calmer toutes ces tantouzes et réduire un peu les effectifs, ainsi que leur esbroufe un tantinet trop insolente à mon goût. Bon ok, le phénomène est mondial parce qu’il parait que les nouvelles technologies et ces nouveaux moyens de communiquer sont transcontinentaux, mais quand même, avec les fils à papa qu’on a par chez nous, c’est quand même bien facilité quand Teddy-Arsène réclament le dernier 3310 à la mode parce que tous ses copains en ont un et que papa et maman craquent pour pas que Teddinou soit triste et isolé dans son cœur.

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Amusant de voir que chaque génération est capable de se renouveler dans les looks à la con. Par contre la recherche sur le bon goût n’avance toujours pas, et ça c’est bien triste.

Hyper connectée, ça signifie que ces petits mongoliens ont forgé leurs connaissances et leur culture à grands coups de SMS et de Wikipedia : autant vous dire que ça ne pisse pas haut. En est venue cette magnifique vague de purge que sont les sites de rencontre, où t’es un produit mis sur le marché et que tu ne vaux que par ce prisme séducteur à la con, réduisant ta personne à un formulaire digne d’une déclaration d’accident auprès de ton assurance, sauf que là y’a une photo, c’est tellement « 2.0 », mon pote. En clair une idée pas con à la base, mais comme d’hab conçue par des primates rigides du bulbe qui n’ont toujours pas compris que les individus se résumaient pas à une bête analyse systémique et un cumul d’informations stériles. Et quand tout ce petit monde vit à base d’échange épistolaires dignes des pires poésies produites par des gamins de 8 ans, on comprend mieux pourquoi Hollywood et ses scénarios indigents sont passés autant sous silence (en témoignent les nombreux blockbusters qualifiés de « phénomènes »).

Putain, et dire que ce système de mise en relation est codé par les pires handicapés sociaux du monde, à savoir les informaticiens. Faudra que je me les fasse un de ces quatre, ces connards-là.

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C’est grâce à ce genre de mec qui votre profil adopteunmec ne vous permet pas de serrer de pouliche. Rassurant, non?

Mais revenons à notre génération d’étourneaux qui vont là où le vent les porte : grâce à leur super connexion et le pouvoir de leur réseau, ils vont être trop balaises et tellement engagés. Y’a qu’à voir le nombre de militants qui… ah bin merde, en fait ça partage 3 merdes sur leur mur Facebook à base de citations de cassos emprunté à des anonymes auxquels ont a collé un portrait d’un personnalité (JFK, Bob Marley, Saddam Hussein…) pour appuyer le propos, ça s’indigne de façon anonyme dans les commentaires du figaro et pousse la gueulante sur fond de #rebellion, car ouais mec, derrière l’ordinateur ou en groupe on est trop des oufs, mais dès qu’il faut aller casser du poulaga à mains nues quand il fait 12,5°C, y’a plus personne et on préfère tranquillement aller farmer à WoW ou se faire tailler une pipe par Emilie, cette grosse chiennasse qui a attrapé tout le monde au bahut, y compris les pires maladies vénériennes. Ou du moins imaginer se faire pépon, parce que faire marcher le ciboulot pour inventer des univers de merde plutôt que de forger la réalité comme un bonhomme qui se respecte, c’est plus compliqué.  Regardez les rassemblements type Japan expo, ça vous donne une idée de l’étendue des dégâts de la popularisation des mangas et autres jeux de rôles japoniaisant.

Et puis « nuit de boue » c’était sympa pour faire les cons et boire des coups en ne respectant pas le couvre-feu, mais au final ça ressemblait beaucoup à chez René où on refait le monde sans jamais avancer autre chose que son bras pour une poignée de cacahuètes supplémentaires. Et puis t’es pas payé à rien foutre, contrairement à l’assemblée nationale où ça se gave tout en prenant des postures ou des jetons d’absence.

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« Nuit debout, c’est nous qu’on l’a inventé mon gars! Ça fait 50 ans qu’on refait le monde ICI tous les jours! 50 ans d’engagement mon gars, et on est fidèles au poste! »

Bande de petites merdes. Faut dire qu’elles ont été élevées par une génération qui n’a pas connu la guerre et qui a foutu l’économie en vrac pour des années et qui vient vous expliquer que, ho, quand on veut on peut et que pour avoir du fric, faut s’en donner les moyens et accepter de manger un peu de merde avant d’accéder au Saint Graal. Bref, acceptez de bosser gratis et après on vous donnera du boulot une fois qu’on aura confiance : métiers de merde et enculade de stagiaire garantie, sans compter les CDD de merde enchaînés.  Ah, et demandez pas pourquoi tu travailles sinon ça va mal se mettre.

Là est la dualité de l’affaire : d’un côté on a des petites chiures qui veulent pas en branler une et ne pas se faire exploiter comme tous ces connards d’ouvriers, de l’autre ces petites pédales veulent que tout leur tombe tout cuit dans la bouche, un peu comme les romains de leur temps qui passaient leur journée vautrés dans leur canapés à se goinfrer de couilles d’oursins en gelée et autres saloperies que nos industriels de l’agroalimentaire ne renieraient pas tant qu’on peut marger à 30% dessus. Autant vous dire qu’on est mal barrés, étant donné qu’on ne maîtrise pas encore la génération spontanée de matière sans effort, à part peut-être quand on a vraiment une grosse envie de chier.

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J’imagine d’ici les marins et les restaurateurs 3.0 gueuler parce qu’il faut se coucher tard ou écailler le poisson en notant mal leur employeur pour condition de travail difficile. C’est pourtant ce qu’il faut pour avoir son saumon à 23h dans l’assiette, petit enculé.

Cette impatience (joli mot pour décrire une génération de pourris gâtés qui n’a pas le moindre sens de l’effort) se traduit par des besoins de vivre des « expériences » en permanence : voilà pourquoi les vendeuses dans les magasins sont aussi salopes et aguichantes malgré leur quintal et leur bac -5, et qu’on se tape de la musique trendy à la con pendant des heures quand tu cherches un slip herniaire à ta taille dans des environnements hyper lumineux et aux couleurs aussi criardes qu’un plateau télé sur NRJ12. Bientôt on va se taper des boulangeries dans le même style, où le fait d’acheter sa baguette sera une véritable expérience personnalisée, où tu pourras choisir ta baguette à la con sur fond de Sia avec limite des putes qui dansent en arrière plan. Ah, excusez-moi ça existe déjà, ça s’appelle les boutiques à bagels, sauf que là le pain est troué à grand coups de bite.

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La personnalisation de masse à la boulangerie, ou comment proposer des pains dont personne ne veut avec des noms à la con, genre « trifouillette ». Putain, et dire qu’on est dans le futur.

Et ouais les mecs, autant les branleurs d’aujourd’hui ne souhaite pas se bouger les couilles pour faire quoi que ce soit, autant derrière on se fait plaiz avec l’économie 3.0 et on t’élimine comme un vulgaire cancrelat si t’as oublié de dire merci à un mec qui vient de te prendre pour 2,5€ de viennoiseries (soit 40 croissants, hein mon Copé) en te notant mal et en faisant fermer ta boutique de fils de pute qui sait pas être commerçant parce que t’avais tes règles ce jour-là. Attendez les mecs, on a affaire à des sérieux clients, des mecs qui veulent du sens, qui sont prêt à dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas et à tout chambouler, d’la folaille en somme. Bon par contre, se dire les choses en face et dans les yeux, c’est pas possible, mieux vaut prendre le monde à témoin et te couler la gueule dans le béton, commentaire dégradant à la clé, ça fera une petite vengeance par rapport au prof de maths qui jugeait ton raisonnement « erroné, dénué de sens et sans logique apparente ». Génération petite frappe décomplexée, on s’assume derrière le groupe qui lui a de l’impact, en balançant un pavé par-dessus la masse.

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Marie-Odile, contrariée, en train de faire éjecter de son poste Jean-Basile parce qu’il ne lui a pas fourni de sac pour son plug anal.

On en revient à un mouvement qui a des intentions sans s’en donner véritablement les moyens. Comme quoi le monde change, mais n’évolue pas vraiment. Si ça se trouve dans quelques années ils voteront tous à droite après avoir été anarchiste à 15 ans, feront des gamins et penseront qu’à leur gueule et leur putain de placements bancaires pour pérenniser leur capital à la con, tout en fustigeant le fait qu’on paye trop d’impôts à la con et que ça aide pas pour payer les traites du Scénic. Comme leurs parents en somme, sauf que là leur syndrome de Peter Pan les poussera à faire ça à 40 ans, en même temps que le divorce et leur coming-out.

Gangrenés par son manque de moyens intellectuels (le niveau zéro de la réflexion, stimulé par un système éducatif, informatif et parental en panne, ce dernier ayant déjà eu du mal en son temps) et bouffés par un hyper-marketing qui les a déjà formatés dès le plus jeune âge à se faire enculer en consommant en masse, les millenials forment la plus grosse génération ouverte à l’auto-sodomie.

Je ne sais pas vous, mais je trouve que ça sent littéralement la merde, quand même.

Chignolement votre,