Cirdo, du plaisir à l’oreille

L’autre jour, en cherchant dans mon navigateur internet Firefuck une petite vidéo bien coquine histoire de me taper une petite branlette avant de quitter l’open space, je me suis rendu assez vite compte que mon site préféré (Youfap) était bloqué par le service informatique. Qu’à cela ne tienne, et pensant que mes capacités incroyables en stalking allaient me servir comme tout bon utilisateur de google qui sait taper les bons mots clés (pute, écarte), je suis tombé sur un artiste qui mérite sa place au panthéon des plus grands hommes français.

On va donc parler de Cirdo, qui s’appelle en fait Simon-Robert (les noms composés, ça fait toujours bourge), a décidé un beau jour de nous régaler avec ses petits copains en s’adonnant à la musique et en composant un morceau aussi savamment achalandé que la marchandise d’un de ces emmerdeurs au marché qui veut vous vendre des fruits bios alors qu’on ne boufferait pour rien au monde leurs brugnons riquiquis bourrés d’asticots. Mais je m’égare.

Allez, attaquons direct par le visionnage : Cirdo : y’a qu’les putes qui écartent (oui oui, c’est le titre)

Oui oui, vous avez bien lu le titre de la chanson, rien que ça, ça donne envie.

Le clip démarre sur une mise en abîme, on voit le putain d’artiste qui a réalisé le clip, déjà ça envoie du lourd. Deux jeunes sont en train de matter « le dernier clipe du déhaire », et putain ça a l’air de déchirer sa maman, mais vla comme il faut. Donc on fait comme eux et on commence à téma ça tout pépouze, histoire de se faire bien plaiz, sisi t’as vu. Bon ok, j’admets en voyant les gosses au début, je me suis dit que le porno commençait bizarre et que j’allais bientôt recevoir un coup de fil de l’administrateur info, mais finalement non, en fait c’est vraiment un clip musical, garde la pêche. Allez, c’est parti pour 4 minutes de pur plaisir littéraire, ouvrez vos esgourdes.

Bon alors au début y’a du bon son, frère, avec quelques interjections façon on est des violents parce qu’on fait des mots de moins de 3 syllabes. Vache, le Cirdo ça a l’air d’être un putain de bonhomme, le plan en contre plongée en fait une montagne façon Hafthor Julius Bjornsson (la référence façon je sais trop chercher sur google pour faire un bon mot), on n’a pas envie de se frotter au loustic. Allez vas-y Simon-Rob, envoie la suite.

Bon, direct ça enchaîne, façon plans coupés de 2 secondes maxi au rythme du bordel qui sert de musique, avec du texte qui envoie pas des masses des trucs compliqués, genre les paroles de la macarena mais en plus vénaire, tavu. Bon par contre y’a la choré qui va avec, ça claque bien, on peut faire ça devant le miroir façon mâle alpha ou devant Violaine, ta collègue de bureau qui est un peu frigide mais que tu peux espérer souiller à la fin de la soirée corporate (mais par derrière, hein, elle a une sale gueule et puis le lendemain vous seriez trop gênés pour vous regarder dans les yeux sans penser aux 30 secondes de coulissages le long de sa cuisse parce que t’as pas trouvé l’orifice. Putain je fais des rimes, merci Cirdo).

Là y’a le pote à Cirdo, casquette/binocles qui commence à rapper, mais vla correct. Il est bien agressif et ça doit pas être un suceur de bite, car il articule comme si y’avait un truc qui l’agaçait dans sa bouche. En plus le mec est balaise, il change presque de fringues toutes les 2 secondes (remember le rythme de réalisation), mais a toujours le swag. Contre-plongée staïle + gestes agressifs, frère. 1 minute de bonheur déjà, et malheureusement c’est là où le clip s’effondre, je sais pas ce qu’ils ont merdé ces cons.

Déjà les figurants derrières sont nuls : aucune énergie pour soutenir le bordel des copains qui mouillent le maillot devant, rien. Les mauvais analystes diront qu’il y a une progression pour faire monter la tension, je leur répondrai plutôt d’aller se faire enculer. Ensuite on commence à sentir l’amateurisme et le manque de moyen, ça pue le bénévole Téléthon puissance mille (comprendre : j’ai plein d’idées de merde mais vu que c’est pour la bonne cause j’y vais à fond).

A 1’10, c’est le drame : le cascadeur tente un drift et fait une espèce de vieux dérapage pourri, et se retrouve à l’arrêt. Le réalisateur est bien emmerdé, se retrouve à devoir gérer ça au montage en cuttant, mais personne n’est dupe. Les gars, ça se la raconte façon rodéo et poursuite de flics, mais derrière rendez le truc crédible et prenez un vrai pilote, pas votre vieille mère. Je demande pas un Sebastien Loeb mais quand même, on n’y croit pas une seconde.

10 secondes plus tard, j’avais un petit espoir et je me suis dit qu’il y allait avoir une petite scène de torture porn dans un caveau, mais bon, forcément, à peine la main dans le caleçon j’ai du me rendre à l’évidence, encore des baltringues. Le mec se fait bien secouer et poser sur la chaise, correct. Là on attends la branlée, la baston quoi!!!! Mais non, refrain, les srabes qui agitent mollement un drapeau en posant devant un 103 SP sport, la contre-plongée qui est sur-utilisée. Bon là Cirdo, va falloir aller le dégommer ce mec dans la cave!!!

Mes collègues commencent à me regarder bizarrement alors que la torture commence : enfin!! Et là, mais de la merde en branche. Incroyable, le mec de droite balance un front kick de mauviette, tellement mauvais qu’il recule alors qu’il frappe. Sérieux les gars, quand vous allez foutre le dawa lorsque Le Banner va boxer à côté et que vous balancez des chaises dans la gueule des spectateurs, apprenez au moins deux trois trucs qui sont montrés sur le ring avant de partir en vrille. C’est vraiment de l’amateurisme, même mon grand-père à qui il manque une jambe fait mieux que cette fiotte.

« 84 matricule /J’ai le flow qui t’encule /qui veut clashe ma bite son cuuuul ». On repart encore une fois sur du texte ciselé et rappé correctement, qui sauve un peu l’ensemble, mais ça ne suffit pas. Le caméraman se fait tellement chier qu’il filme un TER. Un TER Putain!!! Non mais sérieux, même le réal’ et son équipe craquent. Enculé, j’ai envie de me buter.

Bon, les mecs font style de balancer un cadavre  sous le TER, ça va encore gueuler niveau cheminots qui vont se foutre en grêve, ces putains de feignants comme quoi ils vont devoir faire des heures normales payées pour travailler vraiment. Les copains de Cirdo allument un feu à main, c’est un peu dla merde, n’importe quel marin sait faire ça, je vois pas ce qui fait rebelle là-dedans connard, donc tu ranges ton feu d’artifice et tu rentres chez toi jouer à la poupée dans ta sœur.

Après, y’a des scènes qui tournent un peu au délire onirique, genre un pitbull qui défie une 106, un mec qui effrite ses crottes de nez dans sa main (WTF sérieux!!!)… et un mongol déboule et fait un gros wheeling avec un SV 650. Putain, mais la moto de poireau sérieux, aucune crédibilité. Ils auraient pu prendre un truc qui fait un joli bruit, qui pousse vraiment et pas une merde de bicylindre made in Suzuki pour les blaireaux qui viennent de passer le permis. En plus ce connard a du faire déjauger le cylindre arrière avec son wheeling, ça m’étonnerait pas qu’il ait serré le moteur après la prise et que le monteur (encore lui!!) ne doive cutter à nouveau et tenter de s’ouvrir les veines suite à ce nouvel évènement merdique dans le tournage.

3 minutes, on se fait chier comme des rats morts à regarde ce clip, d’autant que ça bouge pas depuis le début hormis des tazons qui font coucou à la caméra dans les derrières, façon « je passe sur TF1 je vais faire le golmon pour en parler à la récré demain ». La seule progression dans cette histoire, c’est celle du curseur de la vidéo qui tend inexorablement vers la fin. Mais quel gâchis artistique sérieux.

S’en suit un final grandiose : le mec en Sucekiki qui repasse en wheeling, un tazon en mobylette qui tente de faire pareil, le mec qui tente de burner avec une Twingo et qui… serre le moteur. OK ta mère. Maquillage à l’aide Paint4Vidéo : une explosion de merde histoire de faire style « on fait pétav la turvoi kouzin ». La tarlouzerie atteint son extrême : un mec fait un saut de main flippé je sais pas quoi, façon tapette de gymnaste. Mais on est où là!!!

Bon finalement j’arrête là, le reste n’est que recyclage de ce qu’on a vu jusqu’à présent, avec ajout d’effets spéciaux DAUBESQUES et de filmage de la police municipale à un cédez-le-passage. Waw les mecs, z’êtes trop des rebelles, et ça finit avec les mômes qui se cassent après avoir kiffé la vidéo. Bande de débiles, apprenez à avoir du goût, et pas en léchant des culs, ça éduque pas les papilles gustatives.

Je ressors donc frustré de cette recherche internet : moi qui m’attendait à faire cracher le cyclope, j’ai terminé à grands coups de poings dans la gueule à cette grosse pute de Violaine, qui m’a demandé pourquoi j’étais aussi ronchon. Faut dire que même si le clip est daubé, le son reste de la pure gerbe bien rageuse, et même si on n’entrave pas l’arabe ça claque du poulain comme il faut : après avoir écouté la chanson pendant une demi-journée, j’étais un peu agacement, alors forcément un mot de trop s’est terminé par le geste de travers. A moins que ce ne soit l’inverse.

Chignolement votre,

Publicités

Une réflexion sur “Cirdo, du plaisir à l’oreille

  1. Ping : Jul, une victoire volée comme son cross? – Chignolement Votre

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s