Pourquoi la télé a pour public des putains de mongoliens?

L’autre soir, je me suis dit : tiens, pour changer, si au lieu d’aller sur paurnheub pendant que ma copine dort, je faisais un petit tour devant la télé? Si ça se trouve, je vais tomber sur un truc sympa, façon branlette de fin de soirée. Quéquette ouais.

On s’attendrait à voir des tonnes de sexes, notamment par les émissions de télé réalité. Vous savez, la réalité scénarisée, où vous êtes payés pour être vous-même et naturels  – con – et qu’à chaque fois que vous parlez, y’a un bip parce que vous utilisez des mots un peu fleuris pour désigner le postérieur de la meuf que vous n’aimez pas dans la villa. Déjà payer quelqu’un pour qu’il soit « simplement lui-même », c’est un sacré concept, mais faut dire que la plupart des boîtes nous paye pour être des ressources donc bon, hé, c’est loin d’être con. Enfin si, au final, vu que c’est des teubés qui acceptent/sont sélectionnés. Je suis pas en train de m’égarer là? Ce serait inédit.

Donc ouais, j’étais en train de parler du cul à la télé comme quoi ça fait vendre des émissions et des shampoings mais que bon, le porno a beau exister depuis 40 ans dans sa forme moderne, on reste sur des emprunts puritains, et que du coup, je peux pas me branler, ouin. Mince, c’est pas comme ça qu’on va me vendre du savon Fap’tout. 216 mots et trois paragraphes pour dire ça, c’est un bel exploit, même les mecs du Figaro poussent aussi bien pour chier des lignes d’articles aussi fumeuses. Rigolez pas les mecs de Libé, à croire que vous êtes dans les latrines à côté, hohoho mais comment je suis trop courageux derrière mon clavier.

Repartons du prédicat initial : la télé, c’est de la merde. Si on regarde l’ensemble, c’est des heures de pubs qui défilent, plus connes les unes que des autres, entrecoupées de programmes bons à faire gerber. Le seul truc qui tient la route, ce sont les séries qui viennent des ricains, mais bon comme on les a un an après eux (sauf si on donne de l’argent ou si on est un vilain pirate), on a droit aux séries françaises. Et là quelle plaie : entre Plus Belle la Vie et autres merdes de cet acabit, on est bien lotis avec des scénarios qui tiennent autant debout que Stephen Hawkins (sauf que ce dernier en a dans le ciboulot). Les situations sont CONNES, les personnages sont mal joués (en plus d’être écrits avec les pieds) et le cliffanger est tellement prévisible qu’on se demande comment j’ai pu suivre cette série pendant 2 ans. Non mais attends, enfin si quand même, Charles Frémont il avait de la gueule, c’était un putain d’enculé quoi.

Passons à autre chose : t’as besoin d’info? Je vais pas tirer sur l’ambulance avec le Pernaut, pourtant ce n’est que l’apéritif (#loliblague) de la hainance qui m’anime en regardant les informations. Lui au moins il vit son sujet et balance quelques vannes à la fin des reportages qui auraient beau lieu d’apparaître sur ce blog tellement elles sont de mauvais goût (le tuning de la vanne, pour vous dire le level). Mais bordel de Dieu, j’en viens à penser que le JP se croit dans son salon à balancer des pets trop gras pour être honnêtes : j’ai l’impression de voir un show de stand-up, c’est dire si ça a l’air forcé, à mi-chemin entre la descente d’organe et la rupture du sphincter anal. Pour ses camarades, autant vous dire que ça vole pas hyper haut, la soupe est la même, à la différence c’est l’habillage qui change. Les techniques sont toutefois assez originales :

  • méthode Maître d’école : derrière son pupitre, le cul sur son fauteuil, le présentateur se fait autant chier que nous. Ouais, sauf que lui il est payé.
  • méthode « Matrix » Stand up : pour donner de la dynamique aux trucs qu’on sait déjà en deux recherches google, le présentateur se tient debout avec la caméra qui tourne autour de lui, tout en jouant à candy crush sur sa tablette. Ce foutage de gueule, sérieux.
  • méthode Chevalier et Laspalès : plus on répète, plus c’est drôle… sauf si on y passe la journée devant. C’est la technique utilisée par les chaînes d’info 24/24, où les mecs font des putains de numéro d’acteurs à base de ton solennel pris 10 fois dans la demi-heure pour répéter la même info, comme s’ils l’apprenaient en direct. Limite si ça joue mieux que dans PBLV durant ces niouzes.
  • méthode « y’a personne » : ça c’était la technique d’M6, ça les faisait chier de monter un plateau pour le bordel, donc ils mettaient juste une voix off. A ce moment-là, j’écoute la radio, hein.

Note : me faites pas un procès les gars, c’est pas moi qui écrit mes textes ; vous voyez, on est dans le même bateau.

Niveau programmes courts (comprendre : les petites merdes faites pour s’intercaler entre la pub et le point route), c’est la joie ultime : SODA, avec MONSIEUR Kev Adams, qui rivalise entre néant intellectuel et qualité misérable d’interprétation. Noraj Kevin, faut dire que t’es né au siècle dernier comme ton humour so 2000 t’es trop old ptdr j’t’ai trop cassé lol.

Note : tiens, je viens de me rendre compte que j’avais le potentiel pour écrire ses textes, je m’en vais le contacter pour arrondir mes fins de mois. Quitte à déféquer, autant nourrir des coprophages.

Le dimanche, on se fait chier, mais grave chier. Pas de problème, t’as le retour de la momie, j’ai nommé le père Drucker, qui lui aussi est sur son canapé, la main dans le falzar et qui te saoule pendant des heures à lécher le cul de tous ses invités. Dingue, et le pire, c’est que ça marche, y’a des spectateurs ; sans doute le fait que la télé ait remplacé les cheminées (bin ouais, les gens ont des apparts et non plus des maisons vu qu’ils sont pauvres, et donc ils ont une télé en face du canapé, logique). Faut dire que tout ce qui est ITW ne vole pas bien haut, on est dans l’émotionnel à 200%, il faut que ça soit sensass ou émouvant. Bref, rien pour le développement du cortex cérébral, mais un gros jeyser d’adrénaline dans notre cerveau reptilien.

Bon, je crois que j’ai fait le tour.

Non, je déconne, il reste la partie la plus croustillante, qui me fait penser qu’on cherche à trépaner en directs les téléspectateurs on leur envoyant des ondes de débileries en direct : je veux bien entendu parler des émissions type talk show et autres gerberies du même nom. C’est le Inception de l’histoire cette affaire : sur la base de la merde (la télé), certains se sont dit qu’il fallait faire des émissions qui parlaient de ça, et ce de sorte que ça soit traité d’une façon très talentueuse, histoire que le résultat réhausse le niveau. Bien évidemment quand on essaie d’associer talent et animation, on sait ce que ça donne.

Deux exemples d’émissions qui devraient être qualifiées de cancer pour l’humanité? Le Mag, sur NRJ12, et TPMP, sur D8. De la qualitance atomique, et ce grâce au talent incroyable des animateurs ainsi qu’à la charte visuelle des plateaux qui rivalisent d’ingéniosité pour nous atomiser la rétine (merci Valérie Damido, merci pour avoir lancé la mode du kitch dégueulasse). Les mecs se font des privates jokes, se comportent de manière excessive en mode on est tous potes, et se repassent le bouzin à la fin de la semaine pour loler avec les spectateurs. A croire que pour les producteurs, nous sommes restés des enfants : limités intellectuellement, avides de couleurs criardes et de musiques minimalistes et soûlantes.

Le résultat de tout ça : on zappe. On zappe. On zappe. Pour éviter les émissions chiantes. Pour éviter les pubs. Pour éviter ce qui ne nous intéresse pas. Sauf que comme on se fait chier, rien ne nous intéresse, et vu que rien n’est intéressant dans le « petit écran », on se fait chier. On régresse intellectuellement, dans un marasme épouvantable de crasse ignare, rarement entrecoupée par des fulgurances de type « bon j’éteins, c’est vraiment pas terrible. » (c’est vous dire le niveau). La télé a été la porte ouverte à un nouvelle diffusion de l’information, maintenant ce n’est qu’un pot de pus avide de notre feignantise, qui cherche à pomper notre frics en usant et abusant de superlatifs pour nous faire acheter des gadgets que même à Gifi ils en vendent pas tellement c’est à chier.

Je vais terminer en faisant preuve d’empathie. Quand un cheminot, qui a assisté à cette célébration de la vacuité intellectuelle et de la paresse, se voit demandé de travailler ne serait-ce que 3 secondes alors que le modèle présenté par la télévision est plutôt de déconner avec les copains tout en étant reconnu et payé à balle, forcément son cortex reptilien lui intime d’agresser toute personne qui lui imposerait une quelconque activité. Retenez bien cette phrase la prochaine fois que vous pesterez contre une enième grève de la SNCF : si votre train est en retard, c’est avant tout la faute à votre présentateur favori.
Chignolement votre,

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