Les jeunes parents sont des cons

« Non mais tu verras, quand tu en auras, ce n’est que du bonheur! ». Marion est face à moi, drapée dans une espèce de robe à fleurs mal ajustée, tâchée par des auréoles de vomi et d’autres traces douteuses. Des cernes couvrent son visage, jusqu’alors si harmonieux (du moins avant son excessive prise de poids), tandis que ses horribles cuisses ondulent hypnotiquement au moindre mouvement. Elle a calé le biberon sur le pli supérieur de son ventre, afin d’ajuster sa coiffure grasse et désordonnée. Victor, d’un sourire fatigué, tient la main de sa compagne comme s’il l’aimait avec la même intensité que le premier jour, alors qu’elle doit le débecter au plus haut point et que de toutes façons, c’est même pas envisageable de se glisser dans sa fente depuis que son fils est passé par là. Nom de dieu, elle est tellement dégueulasse que j’ai du mal à m’imaginer en elle, secoué de spasmes à lui repeindre la chatte par saccades. Il me tient le même discours qu’elle, comme quoi à entendre en boucle de la merde ça s’accumule dans les oreilles. Dédicace à ce superbe artiste que j’affectionne particulièrement, c’est cadeau  pour moi les gars, j’espère que vous l’avez dans la tête pour la journée.

Bandes de pauvres cons. En ce moment c’est la jaille, toutes les meufs tombent en cloque autour de moi, et j’y suis pour rien (bien que mon regard soit tellement concupiscent que j’ai pris 3 semaines avec sursis pour viol à cause d’un coup d’œil mal placé). Les hormones? La pression sociale? Toujours est-il que ces pouffiasses se font engrosser à la queue (lawl), et le pire c’est qu’il y a des bonhommes pour les aider. « C’est le bon moment après ça sera trop tard », « on va en faire deux comme ça il ne s’ennuiera pas ».  Le cerveau humain n’a décidément aucune limite pour se convaincre  quand il s’agit de justifier certains actes, quitte à labourer les champs de la conneries pour que les pousses du déni puisse sortir de terre. T’as vu, c’est beau et c’est bien dit, j’ai dû trouver ça dans un livre, et ce n’était sans doute pas du Dolto. Elle aussi a engendré une merveille, faites vous plaiz aux oreilles, one more time.

Arrivé à ce stade du texte, vous allez sans doute penser que j’ai un biais cognitif qui me fait taper salement sur les gonzesses voulant des mouflets par déterminisme génétique. C’est faux. Je vais également aborder le fait de leur mec soumis qui n’a pas de couilles, sauf peut-être pour les vider en quelques spasmes maladroits (dans une optique de procréation, bien évidemment), histoire que bobonne ne fasse pas une prise d’otage émotionnelle ou ne reparte dans une énième dépression parce que tu comprends, c’est trop dur d’être une femme qui ne s’accomplit pas. Excuse-moi Maman, mais si s’accomplir consiste à faire un passage en grand écart devant une assistance attentive, la vulve à l’air, en beuglant comme une truie toute suintante de transpiration, je ne comprends pas pourquoi la gente féminine fustige autant l’industrie du porno.

Après l’heureux événement ( je parle de l’accouchement, dont je viens de faire une très brève description, à mon sens assez fidèle), l’horrible nourrisson est ramené à la maison, et les ennuis commencent. La bête, immonde et criarde, pourrait prendre le doux surnom de Büfshidor, puisque ce sont les 3 seules choses qu’il sait faire (#franckmargerin). Du coup ça t’use les nerfs, mais bon t’es parent donc t’es patient, un peu comme quand t’es employé au boulot quoi : tu fermes ta gueule, tu serres les dents et t’attends que ça passe en espérant que ton calme relatif apaise la situation ; une technique de bonne grosse tarlouze qui pense que le langage positif solutionne tout, même face à une sale petite merde mal démoulée qui te ruine ton sommeil réparateur sans se soucier de ta santé. Vivement ses 17 ans que tu l’humilies devant ses copines en lui faisant la bise à la sortie du lycée.

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La gifle version moderne, figure 1.

Après, bien évidemment, ces paires de cons veulent bien faire, du coup ils te tiennent plein de discours moralisateurs pour inculquer des valeurs à leur chiard, et le moindre mot de trop de ta part est considéré comme un scandale. Tu lâches un bon vieux « putain! » parce que tu te cognes le pied dans un de ses jouets mal rangé et bam, tout le monde te tombe sur la gueule comme si tu avais ouvert ta gueule pour dire des choses moins sympas comme, « Hitler, il peignait pas si mal quand même, c’est dommage de ne pas en parler plus ». Et pire : le gamin vient te faire la morale sur le fait de bien se tenir à table et ne pas dire de gros mots, alors qu’il n’est même pas autonome pour se torcher le cul et jouer tout seul. Et tout le monde trouve ça mignon.

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Tonton, on ne dit pas « fils de pute! ». Va au coin!

Le manque de lucidité est également flagrant, notamment par l’esprit de compétition qui s’en dégage : le gamin doit être en avance sur au moins un truc, c’est hyper important pour les darons. Par contre, si c’est sur le plan de la sexualité (toucher son zizi en public ou se faire enculer par son oncle par exemple), là c’est hors de question. Bizarre ces parents, pourtant on m’a toujours dit que pour pas être éjaculateur précoce, il fallait s’entraîner, donc autant que ça soit le plus tôt possible non?

Note : oui oui, c’est une blague pédophile, pour ceux qui n’auraient pas compris.

Je n’ai pas encore parlé du prénom, mais franchement, refaire 100 fois les mêmes blagues sur l’originalité alors qu’on sait très bien que tout le monde va choisir les mêmes prénoms en changeant une lettre, ça ne serait que faire un paragraphe de plus. Allez, une petite remarque quand même, ça va bien casser les couilles aux profs, avec « Appolline-Aymone-Zbiniev, c’est avec 1 ou 2 L? », histoire que ça ne soient pas uniquement les élèves qui galèrent sur l’orthographe.

Niveau écologie, c’est de la merde, et même ces connards de bobo-gaucho ne l’ont pas compris : les couches, même lavable, c’est l’enfer. Ses jouets électroniques par centaine, fabriqué par des gosses qui, à l’autre bout du monde, cumulent 2 boulots (un à l’usine, un au bordel du coin), et que MOSSIEUR va rejeter parce qu’il n’aime pas la couleur, ses fringues « à la mode » trop choupi mais à 20 briques, sa PUTAIN de veilleuse qui consomme plus qu’une lampe halogène… Mais bon, les gamins ça crée de l’emploi et ça règle le problème des retraites (on y revient toujours, à cet argument de merde), y’a qu’à voir le nombre de vieille carnes aigries qui s’improvise garde d’enfant. Avec un peu de cul, y’en aura une atteinte d’Alzheimer qui va oublier un gamin dans un mixeur, on aura un bel article dans le Petit Détective.

Niveau culturel, toutes les merdes se justifient pour leur enfant : entre les groupes de musique de demeurés qui recensent sans doute plus de violeurs que d’humanistes, les dessinateurs qui se vengent en mettant en scènes des personnages plus ridicules les uns que les autres (Choupi, le pingouin, qui a plus une tête à claques qu’une tête représentative de son espèce, Peppa Pig et sa GUEULE DE BITE, un vrai scandale…) le pognon croule. Je suis limite à me demander, à côté de ces connards soit-disant artistes, si les cheminots qui n’en branlent pas une ne sont finalement pas plus utiles.

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Des gueules de bite. Et on appelle ça de la « littérature de jeunesse ».

Un autre aspect est vraiment chiant aussi, c’est que tu as l’impression que c’est le seul sujet de conversation possible : le reste n’existe plus. Tu as beau essayer de relancer ton pote sur sa passion pour les sex-tapes artisanales, rien à faire, il te ramène en permanence sur les couches de son merdeux ou encore ses capacités à prononcer maladroitement les mots de la vie courante, en trouvant ça trop mignon et en t’inondant de détails. Ah, pardon, je me trompe, ça parle également de crédit, de baraque, du coup à toi les discussions fascinantes relatives aux tasseaux de 12 et autre compteur électrique. Mais putain, qu’il crève de la mort subite votre truc, qu’on passe à autre chose.

La partie la plus sympathique de l’histoire, c’est quand on vient t’expliquer comment être heureux, en te disant que bon, c’est cool que tu sois célibataire et que tu te branles tous les soirs en buvant de l’alcool, mais qu’à un moment il faut évoluer et que tu verras, c’est trop génial. Trop génial d’avoir le compte en banque en ruine, l’emploi du temps et le sommeil complètement bouffé par ce putain de vermisseau parasite qui mériterait simplement que la collectivité l’assume par des instituts adaptés, comme par exemple les orphelinats ou les usines d’électronique. Mais attention hein, ça vient gueuler parce que les allocs, c’est bézef alors que tu comprends, un gosse ça coûte des sous, entre la nounou et tout le bordel. Bin ouais, et gnagnagna l’Etat c’est que des gros cons, par contre pour aller taper dans la caisse commune là bizarrement c’est pas le même discours. Enculés.

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Arrêtez, vous n’êtes pas heureux : faites plutôt un enfant. Par contre, enlève-moi cette chemise s’il te plaît, t’as vraiment l’air d’un con.

Le seul point intéressant dans l’affaire, c’est que d’ici deux ans à force de plus en pouvoir de leur vie de couple de merde, il y aura une belle séparation à la clé et un bon vieux backdraft en mode « j’ai envie de vivre! » de la part de toutes ces bonnes femmes. Remise en forme (GG les clubs de gym collectifs, vous vous faites des couilles en or), sorties, organisation grâce à la famille qui est là en backup pour donner de l’air en gardant le moutard, joie de vivre comme si elles ont 20 ans : elles veulent tellement s’éclater que t’as aucune chance de les décevoir, à base de plan cul bien sale. Et puis elles ont tellement faim que tu peux y aller, vu ce qu’elles ont ramassé à l’accouchement, tu peux pas rivaliser avec un gamin qui est passé à travers. achetague milf, les frères.

Bref, pile poil ce que j’avais prévu pour déglinguer des petits culs sans me soucier du lendemain. Y’a pas à dire, c’est beau le cycle de la vie.

Chignolement votre,

 

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