La fierté locale

Les vacances, c’est quand même sympa : aller dans des régions différentes, goûter des plats qui changent du quotidien (ahhh, la fameuse pizza orientale de la Tranche-sur-Mer), profiter du bon air d’ailleurs, admirer de somptueux paysages, et bien entendu rencontrer les autochtones.

Après réflexion, je vais pondérer un peu cette dernière affirmation sur la « sympathique » rencontre du plouc local : généralement quand on va dans un coin en vacances, on repart avec un goût amer de la réception qui nous a été faite, ô tristesse. Pourtant, les qualités françaises en termes d’accueil ont toujours été vantées par les touristes étrangers, tant cette tradition séculaire fut entretenue au fil des siècles avec une telle ferveur que les souvenirs restent encore en mémoire, tels les bons points qu’on collectionnait à l’école.

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Y’a pas à dire, mais avant on savait recevoir en grande pompe les touristes.

Malheureusement, j’ai l’impression que la réaction face au tourisme de masse et à la mondialisation des échanges amène un clivage de plus en plus important entre les locaux et leurs visiteurs.

Putain, en une phrase je viens te claquer la problématique traitée par cet article. Je bande.

Vigoureusement.

Attention, je ne dis pas que les autochtones ne sont pas accueillants : soyons factuels, c’est effectivement le cas si on a du pognon. Non, je déplore plutôt les artifices déployés pour asseoir une identité forte et une « tradition » qui soutient cette idée qu’ils sont à part et qu’ils ont un super truc par rapport les copains d’à-côté.

Déjà les attrapes-touristes, façon croisière en bateau « traine-cons », ou la vente de tours Eiffel en rotin au Mont Saint-Michel avec parking obligatoire et oeufs pourris de la Merde Poulard, c’est bel et bien l’expression de la faible considération mercantile qu’on peut avoir pour un être humain ouvert d’esprit et sensible à la culture des autres.

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La tenue vestimentaire du touriste témoigne de sa grande ouverture d’esprit et de sa curiosité du monde qui l’entoure.

Ensuite, on peut se dire que la mauvaise réputation des touristes a surtout était faite par des gens qui en profitent : remarquez, c’est un peu comme les profiteurs qui se font payer le restaurant et qui gueulent parce que c’est pas assez bon ou copieux. Enculés. Ce genre de connard, bon à chier dans la semoule, ne mérite que de se faire passer l’anus au broyeur.

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Attendez, vous pensiez vraiment qu’il la main à la poche pour la bouffe qu’il descendait?! Naïfs. Et si je vous dit qu’il est payé pour bouffer gratos et rager par-dessus, vous y croyez?

OK, OK. Le local n’est pas content parce que deux mois dans l’année, il met 30 minutes de plus pour aller au travail, et qu ‘n plus il va passer son temps à trimer au taff alors que tout le monde s’amuse. Soit.

Primo, c’est un choix, il pourrait prendre des vacances à ce moment-là. Secondo, si sa région de merde arrive encore à survivre, c’est bien grâce au pognon de tous ses restaurants « attrape-ching chong » où on sert du rat en leur faisant croire que c’est de l’onglet de bœuf, ou bien grâce à ce satané rocher qui ressemble à une bite en érection bien dure et prête à saillir.

D’ailleurs j’ai dit une énormité : pourquoi « sa » région?

Alors comme ça, le mec habite dans le coin, il a même déménagé et est peut-être né à 3000 km de là, dans un coin pourri genre la banlieue parisienne et il ramène sa gueule comme quoi c’est sa région à lui? A-t-il un titre de propriété? Bénéficierai-t-il d’une légitimité parce que c’est lui qui balance des mégots par la fenêtre toute l’année, contrairement au petit touriste qui égare malencontreusement un petit papier ça et là sur deux semaines de présence?

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Au moins en Amazonie, on a su expliquer aux indiens la définition de propriété.

Et puis fierté locale, mon cul. C’est quoi, le paysage? As-tu quelque chose à voir, petite merde, avec le fait qu’il y ait un gros caillou présent depuis des millions d’années entouré de chouettes arbres de toutes les couleurs ? C’est toi qui a creusé ce lac magnifique, qui a viré les nuages pour permettre à ce soleil de briller 8 mois dans l’année? La réponse est bien évidemment non (je précise, pour les cons qui me lisent, #accessibilitéOteubés).

En plus, ce genre de con passe son temps à regarder son smartphone, coincé dans les embouteillages de touristes, tout en jouant à pokemon go au lieu d’admirer le paysage. Mais bon, ton paysage tu le vois tous les jours, donc t’es un putain de blasé, sauf quand il s’agit d’agresser les « étrangers » à ce sujet parce que tu comprends, au fond c’est super important.

L’aspect culturel? Ah, celle-là, je l’attendais. On peut attaquer ce sujet par la langue façon patois incompréhensible usité par les éleveurs de moutons il y a 3 siècles pour que leur femme ne comprennent pas qu’ils donnait rendez-vous à leur voisin afin d’enculer les brebis. On peut aussi parler des danses traditionnelles qui sont une insulte à l’expression corporelle, généralement chorégraphiées par des vieilles filles pas baisées du tout et tellement bredines qu’elles ont oublié les pas de base. Quand aux danseurs, c’est généralement un ramassis d’enfants trop jeunes pour comprendre quoi que ce soit, accompagnés par quelques handicapés mentaux. Je ne souhaite pas m’étendre sur les tenues minables, cousues par des parkinsoniennes dont la vision défaillante et la nostalgie font rejaillir du passé des modes heureusement jusque-là oubliées.

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Effectivement, c’était mieux avant.

L’identité et le respect de la nature? Quand on voit comment certains « indépendantistes » vendent leur région pour une poignée de piécettes histoire de construire de grands projets immobiliers, se la jouant greenwashing en surface par l’agressivité envers le tourisme à outrance, on peut encore se demander comment leur coin ne ressemble pas au périphérique parisien.

Dans ce marasme intellectuel, on aura toujours le malheur de rencontrer un identitaire de bonne composition, qui cherchera à tous prix à vous épater alors qu’ils ne vous connaît même pas. Avec son accent si particulier (du sud, cette fois-ci), il vous toisera et vous dira, d’un ton hautain : « Hé! Mé moaaaaa, quand je vé dans le restauranG, la plus grosse langouste, elle é dans mon assiette! Et tout leu mondeu leu sé!!! » mais ferme ta putain de gueule, t’as pas d’amis, et on s’en bat les couilles de ta gamelle! Et puis apprends à parler correctement, rien qu’à ta voix on devine ta déficience mentale! Tu loues en permanence la force de ton peuple et tu n’as toujours pas compris que tringler ta sœur aide surtout à la décadence congénitale.

De plus, tu fais le fier à bras à te la raconter et répéter que tes voisins sont des moins que rien : tu m’excuses bonhomme, mais pinailler sur des différences entre gascon, basque et landais en mode « de l’autre côté de la rivière c’est pas les mêmes gens », alors qu’on retrouve les mêmes mecs bourrés comme des vaches et complètement tournés sur eux-même, j’appelle ça être un sacré aveugle. Vous devez sacrément passer votre temps à vous branler, à tel point qu’on se croirait dans un rassemblement de cheminots tellement ça se paluche.

Le problème, c’est qu’avec cette éructation identitaire, on se retrouve avec tous les trous de balle se mettent à chercher ce qui pourrait être différenciant chez eux, afin de le jeter à la face de n’importe qui en rétorquant un « ouais, mais chez nous on a […] ». Tout est bon pour que le moindre endroit soit unique, la « Capitale de […] » avec sa célèbre « Fête de la […] ». Quel ramassis de merde, et ça prend partout. Pas un village, pas un bourg sans un panneau qui vante la spécialité locale, à croire que chaque trou paumé est aussi exceptionnel qu’un monument érigé 20 000 ans plus tôt.

Faisons à présent une petite pause, après une prose bien mesurée et toujours respectueuse de tous. Respirons un grand coup, et utilisons un langage plus raisonnable.

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Petit intermède reposant : dans quelle ville se déroule la fête des Soufflaculs?

Il est vrai que je suis bien dur avec les autochtones, presque aussi dur que le chibre d’un adolescent à la vue du décolleté plongeur de Tata Colette. Je dois avouer que certains visiteurs abordent des comportements qui ne méritent que des claques.

Par conséquent, à la manière des youtubeurs qui font 2 vidéos de 5 minutes au lieu d’une de 10 pour faire plus de fric #cliquezbande2salopes, je coupe l’article en deux et je parlerai des touristes dans autre billet. Paf.

Chignolement votre,

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