Millenials : la génération des fils de pute

Mes amis, la planète est sauvée.

Finie la croissance verte. Terminée également la décroissance, et ne parlons plus de la consommation de masse, tout ceci, c’est du passé. Le salut pour notre économie et notre planète va en passer par la nouvelle génération, et pas des moindres.

Si vous êtes passés à côté du « phénomène » des millenials, c’est soit que vous êtes aveugles, vieux et con, soit que vous vous en branlez, et c’est une sacré erreur. Comme je suis un mec sympa, je vais vous faire un petit rappel.

Les millenials, c’est la génération qui a débuté dans les années 80 et qui, selon le slogan, est la génération la plus nombreuse de l’histoire de l’humanité. Dit comme ça, ça impressionne vachement, on sent le rouleau compresseur, la génération qui a une force de frappe presque aussi impressionnante que la Waffen-SS en manœuvre, c’est pour dire. Mais attendez la suite.

Autant les blousons noirs, les beatniks et les punks ont fait trembler la société (dans une certaine mesure, parce que maintenant les punks, à part être des fils à papa qui boivent des bières avec leurs clebs à la sortie du Makdo, ils ne font plus peur à personne, à part peut-être aux gens qui ont peur de finir comme eux et préfère s’enfermer dans un vie de merde bien tranquille), autant les millenials donnent trop envie aux entreprises de se faire du pèse sur leur dos.

C’est une génération « hyper connectée », qui va « arriver sur le marché du travail dans les 5 ans » et qui va « révolutionner l’entreprise ». Les gros mots comme « uberisation » de l’économie vous saoulent? Ce n’est pas fini avec ces petits connards, et vous allez vite comprendre pourquoi c’est bien dommage de ne pas s’être tapé une bonne guerre depuis les années 80 pour calmer toutes ces tantouzes et réduire un peu les effectifs, ainsi que leur esbroufe un tantinet trop insolente à mon goût. Bon ok, le phénomène est mondial parce qu’il parait que les nouvelles technologies et ces nouveaux moyens de communiquer sont transcontinentaux, mais quand même, avec les fils à papa qu’on a par chez nous, c’est quand même bien facilité quand Teddy-Arsène réclament le dernier 3310 à la mode parce que tous ses copains en ont un et que papa et maman craquent pour pas que Teddinou soit triste et isolé dans son cœur.

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Amusant de voir que chaque génération est capable de se renouveler dans les looks à la con. Par contre la recherche sur le bon goût n’avance toujours pas, et ça c’est bien triste.

Hyper connectée, ça signifie que ces petits mongoliens ont forgé leurs connaissances et leur culture à grands coups de SMS et de Wikipedia : autant vous dire que ça ne pisse pas haut. En est venue cette magnifique vague de purge que sont les sites de rencontre, où t’es un produit mis sur le marché et que tu ne vaux que par ce prisme séducteur à la con, réduisant ta personne à un formulaire digne d’une déclaration d’accident auprès de ton assurance, sauf que là y’a une photo, c’est tellement « 2.0 », mon pote. En clair une idée pas con à la base, mais comme d’hab conçue par des primates rigides du bulbe qui n’ont toujours pas compris que les individus se résumaient pas à une bête analyse systémique et un cumul d’informations stériles. Et quand tout ce petit monde vit à base d’échange épistolaires dignes des pires poésies produites par des gamins de 8 ans, on comprend mieux pourquoi Hollywood et ses scénarios indigents sont passés autant sous silence (en témoignent les nombreux blockbusters qualifiés de « phénomènes »).

Putain, et dire que ce système de mise en relation est codé par les pires handicapés sociaux du monde, à savoir les informaticiens. Faudra que je me les fasse un de ces quatre, ces connards-là.

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C’est grâce à ce genre de mec qui votre profil adopteunmec ne vous permet pas de serrer de pouliche. Rassurant, non?

Mais revenons à notre génération d’étourneaux qui vont là où le vent les porte : grâce à leur super connexion et le pouvoir de leur réseau, ils vont être trop balaises et tellement engagés. Y’a qu’à voir le nombre de militants qui… ah bin merde, en fait ça partage 3 merdes sur leur mur Facebook à base de citations de cassos emprunté à des anonymes auxquels ont a collé un portrait d’un personnalité (JFK, Bob Marley, Saddam Hussein…) pour appuyer le propos, ça s’indigne de façon anonyme dans les commentaires du figaro et pousse la gueulante sur fond de #rebellion, car ouais mec, derrière l’ordinateur ou en groupe on est trop des oufs, mais dès qu’il faut aller casser du poulaga à mains nues quand il fait 12,5°C, y’a plus personne et on préfère tranquillement aller farmer à WoW ou se faire tailler une pipe par Emilie, cette grosse chiennasse qui a attrapé tout le monde au bahut, y compris les pires maladies vénériennes. Ou du moins imaginer se faire pépon, parce que faire marcher le ciboulot pour inventer des univers de merde plutôt que de forger la réalité comme un bonhomme qui se respecte, c’est plus compliqué.  Regardez les rassemblements type Japan expo, ça vous donne une idée de l’étendue des dégâts de la popularisation des mangas et autres jeux de rôles japoniaisant.

Et puis « nuit de boue » c’était sympa pour faire les cons et boire des coups en ne respectant pas le couvre-feu, mais au final ça ressemblait beaucoup à chez René où on refait le monde sans jamais avancer autre chose que son bras pour une poignée de cacahuètes supplémentaires. Et puis t’es pas payé à rien foutre, contrairement à l’assemblée nationale où ça se gave tout en prenant des postures ou des jetons d’absence.

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« Nuit debout, c’est nous qu’on l’a inventé mon gars! Ça fait 50 ans qu’on refait le monde ICI tous les jours! 50 ans d’engagement mon gars, et on est fidèles au poste! »

Bande de petites merdes. Faut dire qu’elles ont été élevées par une génération qui n’a pas connu la guerre et qui a foutu l’économie en vrac pour des années et qui vient vous expliquer que, ho, quand on veut on peut et que pour avoir du fric, faut s’en donner les moyens et accepter de manger un peu de merde avant d’accéder au Saint Graal. Bref, acceptez de bosser gratis et après on vous donnera du boulot une fois qu’on aura confiance : métiers de merde et enculade de stagiaire garantie, sans compter les CDD de merde enchaînés.  Ah, et demandez pas pourquoi tu travailles sinon ça va mal se mettre.

Là est la dualité de l’affaire : d’un côté on a des petites chiures qui veulent pas en branler une et ne pas se faire exploiter comme tous ces connards d’ouvriers, de l’autre ces petites pédales veulent que tout leur tombe tout cuit dans la bouche, un peu comme les romains de leur temps qui passaient leur journée vautrés dans leur canapés à se goinfrer de couilles d’oursins en gelée et autres saloperies que nos industriels de l’agroalimentaire ne renieraient pas tant qu’on peut marger à 30% dessus. Autant vous dire qu’on est mal barrés, étant donné qu’on ne maîtrise pas encore la génération spontanée de matière sans effort, à part peut-être quand on a vraiment une grosse envie de chier.

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J’imagine d’ici les marins et les restaurateurs 3.0 gueuler parce qu’il faut se coucher tard ou écailler le poisson en notant mal leur employeur pour condition de travail difficile. C’est pourtant ce qu’il faut pour avoir son saumon à 23h dans l’assiette, petit enculé.

Cette impatience (joli mot pour décrire une génération de pourris gâtés qui n’a pas le moindre sens de l’effort) se traduit par des besoins de vivre des « expériences » en permanence : voilà pourquoi les vendeuses dans les magasins sont aussi salopes et aguichantes malgré leur quintal et leur bac -5, et qu’on se tape de la musique trendy à la con pendant des heures quand tu cherches un slip herniaire à ta taille dans des environnements hyper lumineux et aux couleurs aussi criardes qu’un plateau télé sur NRJ12. Bientôt on va se taper des boulangeries dans le même style, où le fait d’acheter sa baguette sera une véritable expérience personnalisée, où tu pourras choisir ta baguette à la con sur fond de Sia avec limite des putes qui dansent en arrière plan. Ah, excusez-moi ça existe déjà, ça s’appelle les boutiques à bagels, sauf que là le pain est troué à grand coups de bite.

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La personnalisation de masse à la boulangerie, ou comment proposer des pains dont personne ne veut avec des noms à la con, genre « trifouillette ». Putain, et dire qu’on est dans le futur.

Et ouais les mecs, autant les branleurs d’aujourd’hui ne souhaite pas se bouger les couilles pour faire quoi que ce soit, autant derrière on se fait plaiz avec l’économie 3.0 et on t’élimine comme un vulgaire cancrelat si t’as oublié de dire merci à un mec qui vient de te prendre pour 2,5€ de viennoiseries (soit 40 croissants, hein mon Copé) en te notant mal et en faisant fermer ta boutique de fils de pute qui sait pas être commerçant parce que t’avais tes règles ce jour-là. Attendez les mecs, on a affaire à des sérieux clients, des mecs qui veulent du sens, qui sont prêt à dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas et à tout chambouler, d’la folaille en somme. Bon par contre, se dire les choses en face et dans les yeux, c’est pas possible, mieux vaut prendre le monde à témoin et te couler la gueule dans le béton, commentaire dégradant à la clé, ça fera une petite vengeance par rapport au prof de maths qui jugeait ton raisonnement « erroné, dénué de sens et sans logique apparente ». Génération petite frappe décomplexée, on s’assume derrière le groupe qui lui a de l’impact, en balançant un pavé par-dessus la masse.

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Marie-Odile, contrariée, en train de faire éjecter de son poste Jean-Basile parce qu’il ne lui a pas fourni de sac pour son plug anal.

On en revient à un mouvement qui a des intentions sans s’en donner véritablement les moyens. Comme quoi le monde change, mais n’évolue pas vraiment. Si ça se trouve dans quelques années ils voteront tous à droite après avoir été anarchiste à 15 ans, feront des gamins et penseront qu’à leur gueule et leur putain de placements bancaires pour pérenniser leur capital à la con, tout en fustigeant le fait qu’on paye trop d’impôts à la con et que ça aide pas pour payer les traites du Scénic. Comme leurs parents en somme, sauf que là leur syndrome de Peter Pan les poussera à faire ça à 40 ans, en même temps que le divorce et leur coming-out.

Gangrenés par son manque de moyens intellectuels (le niveau zéro de la réflexion, stimulé par un système éducatif, informatif et parental en panne, ce dernier ayant déjà eu du mal en son temps) et bouffés par un hyper-marketing qui les a déjà formatés dès le plus jeune âge à se faire enculer en consommant en masse, les millenials forment la plus grosse génération ouverte à l’auto-sodomie.

Je ne sais pas vous, mais je trouve que ça sent littéralement la merde, quand même.

Chignolement votre,

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