Les boîtes, repaires à tocards

Je sais, en ces temps difficiles, les nouveaux articles se font rares sur ce blog, presque autant que des poils de bite autour du chibre d’un pré-adolescent. Mais la rareté n’est-elle pas le gage de la qualité?

Après cette phrase interrogative où je tente de faire passer crème (grâce à une formule toute faite) le fait que je me branle les couilles et que je ne prends pas le temps pour taper des lettres à la queuleuleu pour ce veaurdpraisse, on va attaquer le sujet du jour qui est super original, je vous assure.

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A Ah A la queuleuleu! Et ouais, je recycle même les images d’articles précédents, c’est dire l’enculade.

L’autre jour, j’étais en train de me branler dans ma chambre d’hôtel (la boîte paye le satellite, je vais pas me priver d’un petit boulard aux frais de la princesse, mouchoirs et minibar inclus), quand je reçois un sms sur ouatsappe : oh putain, Bigoude fête son enterrement de vie de garçon dans deux semaines, et on va faire les marioles à Barcelone. Et accessoirement, trouver un trav’ avec un bon gros zizi pour l’enculer.

Ahhh, Barcelone, cette ville qui fait tant rêver, un ersatz d’Ibiza pour les gens festifs comme moi mais avec des nuits qui ne s’arrêtent qu’au petit jour. Quelle belle phrase, on croirait lire une poésie d’un collégien attardé. Je me fous bien de votre gueule quand même, à taper de la merde comme ça, mais passons, vous n’êtes pas là pour vous questionner mais bien pour consommer les étrons mal démoulés que je vous produits, tas de petits cloportes avides de mes selles verbales.

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Notez quand même que dans ce registre, je suis loin d’être un précurseur.

Non en fait je m’en branle, les boîtes ça a jamais été mon truc, surtout pour croiser de la connasse qui ne pipe pas mot parce que t’as pas mis un De Fursac et une Rolex d’enculé de riche. Du coup je me fais traîner là-bas après m’être fait cuire la gueule toute la journée au soleil : je suis cramé, mes potes sont rôtis. Les mojitos, ils tabassent plus que la guardia.

On arrive à l’entrée de la boîte, et déjà t’as une file d’attente longue comme ma bite, bordée de lignes de démarcation façon grand hôtel (vous savez, ces belles files avec des poteaux dorés et des rubans rouges), sauf que là t’y va pour boire des coups et finir à vomir dans les chiottes, la gueule salement enfarinée. On a vu mieux niveau prestige.

Déjà le videur qui gagne même pas le quart de mon salaire me regarde de haut, sous prétexte qu’il a fait de la muscu, qu’il a des tatouages trop dark de maori-mes-couilles et qu’en plus il a suivi les cours de Krav Maga dispensée par Sidonie (ah merde, on est en Espagne donc c’est pas Sidonie c’est Conchita hihi lol) et que soit-disant il voudrait pas qu’on rentre. Bon, après avoir bataillé dans un espagnol très moyen et qu’on nous ait répondu parfois en catalan parce qu’on commençait à casser les couilles avec nos gueules de touristes avinés, les mecs nous font rentrer du fait qu’on ait pris une table à mille balles et 4 bouteilles de plus.

Haha, comment on les a bien baisé les cons!

Toujours est-il qu’on rentre dans la boutique qui envoie quand même du lourd, avec des hôtesses bien salopes qui pourraient présenter les produits dans le Juste Prix et qui viennent te placer à ta table, limite t’as envie de leur demander de te pépon le dard dans les chiottes à la sauvage, et ce d’entrée de jeu. Mais bon gentleman, on va déjà lui glisser un pourliche avant, on n’est pas des chiens. Et puis ces putes-là, ça couche pour 20 balles dans ces pays.

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Quelle bande de salopes, ces hôtesses. Et dire qu’elles ont du finir  aissière à monoprix une fois leur jolie gueule burinée par les affres du temps.

On est assis kiltran, en manspreading bien à l’aise sans qu’une pouffiasse vienne nous faire une remarque parce qu’on prend trop de place, et là les bouteilles arrivent. A 250 balles la boutanche on est content de les voir arriver en ribambelle façon carnaval de Rio, avec des feu de bengale dans le goulot et des bombasses dessous à moitié nues pour les porter jusqu’à ta table. C’est super chouette et tout le monde admire le spectacle et matte notre table avec envie, c’est super valorisant. Du coup on regrette pas d’avoir claqué 1000 € pour ce moment. Bon après les meufs décarrent et vont s’occuper des autres tables pour la même chose, moi qui pensait m’en caler une sur les genoux pour la soirée, c’est rapé.

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Sympa, la coupe de Champomy.

Le son est énorme et la soirée est bien ambiancée par du David Ghetto, on boit du whisky coca tranquille dans le respé. Putain cette phrase est tellement mal écrite avec ses rimes ratées que j’ai l’impression de revenir 15 ans en arrière avec Sniper, le groupe de rap. Je vais regarder les danseurs qui sont tellement bons que je suis certains qu’ils auraient le statut d’intermittent du spectacle par chez nous, ainsi que celui de cotorep. A mon avis vu la direction artistique, on croirait voire une troupe d’éclopés sortis du cirque du Soleil avec les moyens d’un magasin Gifi niveau costumes. Ça fait un peu bidonville.

Je vais tenter de brancher de la gonzesse, mais y’en a pas une qui parle français, c’est pénible alors qu’on est à côté de la frontière, ils pourraient faire un effort, on vient chez eux leur dépenser notre argent quand même! Bon bref, j’arrive pas à en ferrer une, faut dire que les gonzesses sont toutes sapées comme à un défilé de mode, et j’ai l’impression que si t’as pas la Mastercard Gold et la Rolex avec la Ferrari sur le parking, la seule chose que tu pourras attraper c’est un lait fraise au comptoir du fond. Oui je sais j’en ai déjà parlé, mais j’espérais que t’aies déjà oublié cette bonne blague.

Des animations en pagaille sont prévues par l’organisation, on voit bien qu’on a affaire au top du top niveau soirée : un travelot distribue des fraises tagada, un nain déguisé en… truc coloré prend des photos avec des meufs, des peluches sont distribuées en ouvrant des filets fixés au plafond… waw, ils ont claqué le budget de l’année pour la soirée! Ca valait trop le coup de mettre autant de pognon dans une soirée comme ça!

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Ça c’est du crew pour ambiancer.

Je danse dans le dos des meufs en me collant un peu mais pas trop parce que je suis fidèle ; c’est le seul moyen pour avoir la conscience tranquille et aussi pour pas que les nénettes se barrent parce que je suis pas au niveau. Cela étant la solution à la situation arrive en fin de soirée, sous la forme de jeunes femmes d’Europe de l’Est refaites au moins 90% de matières plastiques garanties : pour 1000€, elles te font l’amour comme jamais on te l’a fait. Quand même, ça sent l’attrape couillon trop moche et bourré qui n’a rien serré de la soirée.

Mais bon, toute expérience est bonne à prendre, et puis si c’est commercial, c’est pas tromper. Surtout si au bout du compte, tu te rends compte que la nénette a un zizi.

Chignolement votre,

 

Tourista

Ça y est, la belle saison est là. J’étais tranquillement en train d’essuyer les traces de semence sur mon De Fursac quand Roger de la compta est venu pour me proposer une soirée plage entre collègues. Après lui avoir amicalement proposé d’aller se faire enculer, j’ai répondu par la négative à la chose.

Attends, les beaux jours pour aller à la plage, c’est la plaie, surtout si t’as la chance d’aller à côté. Pourquoi? Mais à cause des touristes putain!

Juillet/Août sont les mois où pratiquer des loisirs sont un cancer quand ta région est touristique. Autant t’es peinard pour aller au taff et que t’apprécies enfin la 3 voies construite à 2 kilomètres de ton 2 pièces payé 300 k€ sur 30 ans, autant le simple fait d’envisager se dorer la pilule sur le sable doré file la migraine.

Les enculés, payés à rien foutre (#congépayé), débarquent dans ta région. Non contents de s’entasser dans un confort plus que spartiate et s’essuyer les fesses avec un rouleau de papier toilette fièrement porté sous le bras après un trajet de 5 minutes à travers le camping, il se gargarisent de leur misérable séjour et vont célébrer ça en allant voir Patrick Chirac au ciné, histoire de se dire que c’était bien sympa les vacances sous la tente.

Les touristes, c’est l’enfer. Autant les locaux sont des gros cons, comme j’avais pu le démontrer si brillamment à travers un précédent article, autant eux sont de véritables cancers nécrosants de l’anus sanguinolant. Oui, rien que ça. Ils arrivent par wagons entiers, saturant gares, aéroports et routes. Nos têtes pensantes pourraient quand même réfléchir à des solutions, ça fait des années que ça dure.

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L’Allemagne avait trouvé des solutions à l’invasion touristiques : des trains et des lieux d’arrivées dédiés. Et on a vite oublié que la SNCF s’est fait des couilles en or avec cette affaire.

Tu m’étonnes que les honnêtes travailleurs fassent la gueule de se faire sucrer leurs loisirs par cette meute infâme, surtout quand t’es payé 1200 balles pour 12h de taff par jour à torcher le cul des poules. Imagine : tu veux partir faire coucou à Mamie Janette un vendredi soir, et bin c’est pas la peine, mieux vaut partir en pleine nuit, et à pied! La vieille sera cannée avant même que t’aies frotté tes pieds sur son paillasson, merci les touristes!

Forcément, les restaurants sont obligés de s’adapter : tu ne peux décemment pas servir ces foules affamées sans produire de façon industrielle. Deux solutions bien évidemment : soit tu baisses la qualité, soit tu fais du tout venant façon moules-frites. Tout ça pour contenter une bande de pique assiettes qui gueule quand tu ne leur files pas du pain gratos en quantité suffisante pour éponger la sauce tomate agrémentée au jus de bite par tes filous de saisonniers, qui n’ont visiblement pas apprécié qu’on leur renvoie en cuisine des frites crues et huileuses à l’intérieur. C’est une spécialité locale bande de merdes, donc respectez.

Donc forcément, pour faire bâfrer ces connards, tu leur sors le pain décongelé à  la texture du papier mâché, les plats réchauffés au micro-onde et ces connards gueulent alors qu’ils ont quand même fini leur assiette (un peu comme les syndicats qui acceptent à la fin de se faire enculer après 15 jours de grève). Et puis le pourliche, tu te brosses sauf si c’est des russes, parce que eux au moins ils payent, et pas en monnaie de singe.

Le fin du fin, c’est quand même les mecs qui déboulent dans ton patelin, limite à envahir ton jardin parce qu’il était pittoresque, alors que c’était une propriété privée. Et c’est eux qui t’agressent, à la fin comme quoi t’es pas ouvert!! Non mais c’est le monde à l’envers là!

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Ces touristes quand même, ils abusent par moment.

Sans compter le crépitement des flashs qui fusillent les rétines à la vitesse grand V, encore une belle invention des asiatiques pour essayer de nous passer devant. Forcément, en étant aveugles, on sera moins compétitifs, et du coup ils pourront repartir sur la fabrication de produits de merde peints par des petits gamins peu précautionneux qui laissent les traces des empreintes digitales sur le vernis tout frais, et nous niquerons bien la gueule.

La condescendance est de mise pour évaluer ton mode de vie et t’expliquer que t’es très heureux comme tu es, que tu dois être reconnaissant de leur argent gratifiant et qu’être leur carpette attitrée c’est génial. Un esprit féodal en somme, on se croirait revenu au temps des croisades, avec la même rengaine chaque été où on doit s’estimer heureux de se soumettre à l’envahisseur bienfaisant. Putain, c’est un bon concept pour une émission de télé ça, tu prends un connard un peu connu, tu le balances au fin fond de la Creuse et tu le fais s’émerveiller devant la vie trépidante des éleveurs de porcs. De temps en temps il balance une vanne (si t’as un comique) ou il chiale (si c’est un comédien) et banco.

Note : ah merde, ça existe déjà.

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Moi les petits noirs, je les enfile par paquets de cinq. Et avec le sourire.

Fort heureusement, les offices du tourisme veillent au grain et s’assurent de les regrouper dans des endroits précis pour éviter trop de dispersion dans la région. En passant à la caisse, les commerçants se font des couilles en or sous prétexte qu’ils sont à 50m seulement de la grotte reconstituée de Machin Truc, où des ossements mérovingiens du paléolithique inférieur ont été trouvé par un berger et sa fille lors d’une promenade innocente dans la montagne (u scopu di accriscimentu, comme on dit en Corse), il y a 50 ans de cela. Ça permet aux cotorep du coin de raconter des histoires sans queue ni tête (et payés une misère, et ça débarrasse les services techniques de la mairie), on rentre de la caillasse en leur vendant des glaces 10 balles l’unité, soit deux fois le prix d’un carton de six et on se débarrasse des vieilles cartes postales dégueulasses trouvées sur un vide grenier à 1€ les 300 horreurs. Mais c’est typique, donc les mecs sont prêts à payer à prix d’or ces souvenirs, un peu comme l’omelette de la mère Poulard que tu bouffes à 200 à l’heure, entouré de japonais qui te prennent en photo à chaque bouchée alors que ton assiette, c’est 3 cons d’œufs cuits qui se battent en duel, mais qui t’ont coûté le tarif d’un poulet de Bresse.

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De magnifiques merdes qui vont se vendre comme des petits pains.

Ça me rappelle une anecdote en vacances, tiens : le mec nous installe en terrasse. En terrasse, l’argument commercial où tu payes 10% de plus sur la note. T’es sur des chaises inconfortables qui branlent presque autant que la table sur les pavés de la ruelle qui t’accueille ; au-dessus de ta tête, t’as le linge qui sèche et une abominable odeur d’égout remonte régulièrement durant ton repas, te laissant t’interroger sur la source de sa provenance (à savoir le contenu de ton assiette ou bien autre chose). Et le fin du fin c’est quand ton pote, pièce rapportée au bout de la table, est obligé d’incliner la tête en avant pour éviter le rétroviseur de la voiture qui passe dans ton dos. « Typical ».

Le pire dans cette invasion ? Le complot allemand pour reprendre la France, voyons. Ne pensez pas que nos voisins frontaliers vont en rester à la déconvenue de 1945. Nous envoyant ses plus grands soldats d’élite, ils tentent d’ébranler notre culture et nous absorber au fur et à mesure à leurs coutumes barbares.

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Le soldat du futur est déjà là.

Et le pire, c’est que ça fonctionne.
Chignolement votre,

Je blague

Préambule

Oui, ça fait presque 3 mois que je n’avais pas publié d’article, mais bon, j’avais autre chose à foutre et puis vous savez, l’inspiration c’est comme la qualité : on a du mal à la trouver, et parfois quand on pense tenir la perle rare, on est finalement déçu. Une remarque au passage : ce n’est pas une métaphore avec le fait de se taper une petite asiatique, donc calmez-vous. La Chine n’est plus l’usine du monde, donc arrêtez ces amalgames outranciers, bande de fils de pute.

Du coup je vais peut-être changer un peu mon style. Mais bon, ça je verrai au fur et à mesure que mon texte s’affiche sur l’écran.

Droit dans le sujet

Assumer. Un bien grand mot actuellement, où l’heure est plus à la tricherie et le chacun pour sa gueule, tout en restant bien « drwadansébotes ». On ne va pas parler de politique, mais plutôt de machine à café.

On se fait plaisir à la COGIP comme d’habitude, à rigoler autour de la dernière bourde par mail de la secrétaire qui A TAPE CORDIALEMENT EN MAJUSCULES MDR, du coup on l’appelle la dactylo hahaha putain c’est marrant. Et puis y’a aussi Jean-Huber qui, l’autre jour, a fait les photocopies, mais en recto-verso du coup Charles-Henri est venu dans son bureau à l’autre bout du bâtiment parce qu’il comprenait pas pourquoi le texte était imcomplet (parce qu’il avait pas tourné les feuilles looooool). Du coup ça fait 3 mois qu’on rigole sur ces trucs, ça met une bonne ambiance.

Et l’autre jour, la secrétaire de direction s’est vu son bureau rétrécir. On a remarqué ça du coin de l’oeil, du coup on osait plus trop faire nos blagues, parce que ça pue quand même, elle a sans doute perdu en grade. Nous on bosse dans les open space à 4 dans un espace qu’elle a pour un, mais on s’en bat les couilles parce que comme ça on peut parler tout en bossant, et puis on peut se jeter des projectiles au visage, comme des balles en mousse ou des mouchoirs roulés en boule et pleins de sperme. L’éclate.

Mais bon, ça fait chier pour Jeanne-Emmanuelle, du coup elle doit avoir les boules. Alors tout le monde y va de son petit mot pour la remonter, selon son style bien entendu, mais sans aborder le sujet de front parce que, ho, c’est manquer de tact : certains déboulent dans son bureau et lui envoient une boutade du type « hé dis donc, qu’est-ce que t’es serrée, au fond de cette boîte, elles chantent les sardines? Et qu’en disent les aromates? », d’autres s’inquiètent un peu plus et viennent lui dire que c’est dégueulasse ce qu’on lui fait, qu’on est de tout cœur avec elle mais que bon, c’est l’heure du café et de la pause Twitter donc on arrête la conversation et repartons avec la satisfaction du devoir de solidarité accompli.

Ça fait à présent 3 semaines que dure la situation, et tout le monde y va de son petit mot, y’a même José du syndicat, celui qui parle bien (parce que, lors des meetings, même quand il fait des phrases dans le micro crachotant t’as qu’une envie c’est de l’applaudir alors que t’es de droite et que t’aimes pas les feignasses) qui a dit que c’était un manque d’estime de la direction des salariés et un message très négatif envoyé à leur encontre, dans le contexte social actuel. Putain j’ai rien compris, mais j’ai applaudi quand on m’a répété ça à la cantine, le plateau à la main. Dommage que José ait pas été là, il aurait apprécié.

Et puis un jour, y’a Marc-Gérard qui se pointe dans le bureau de Jeanne-Emmanuelle et lui tint à peu près ce langage : « Salut J-E, dis donc, tu le prends pas mal pour ton avancement la taille de ton bureau? C’est quand même pas normal qu’on te fasse ça! ». Le commentaire de trop :  Jeanne-Emmanuelle a pété un câble.

En fait, la réduction de la taille du bureau était de sa propre initiative, pour permettre à une nouvelle embauchée de disposer d’un espace confortable pour s’installer, et pas un coin de bureau temporaire généralement réservé aux stagiaires étrangers du Magreb, qui n’ont que ce qu’ils méritent dans le contexte actuel pour les français caucasiens qui se lèvent tôt et qui se font spolier leur système social par des gens incapables de négocier correctement leurs conditions de vie chez eux.

Tout le monde était parti dans son interprétation de la situation comme quoi J-E subissait, et personne n’a posé la question directement. Magique.


Voilà, tout de suite c’est la lolade, on fait des blagues, on s’indigne, on gueule parce que c’est pas juste, en sortant parfois du bon mot histoire que ça soit sérieux au fond, mais pas trop quand même. Et finalement, c’est de la merde, un peu comme phrase précédente qui veut tout et rien dire, mais surtout rien au final parce que c’est trop risqué.

Le nombre de situations à la con par jour de ce type, c’est infernal : « ton fils est pédé? bin ferme bien la douche quand t’es dans la sale de bain alors. […] Ca va, je rigole, allez, un peu d’humour!!! »

Sous couvert de l’humour, on pense tout faire passer, et finalement on traite le sujet avec tellement de légèreté qu’on peut en oublier le sens initial de ce qu’on voulait faire passer. A force de « troller », comme disent les gens des internets, nous ne sommes plus capables de discerner le vrai du faux dans les propos, l’ironie du second degré et à l’arrivée, nous ne sommes plus que des caricatures de nous-même : on devient le connard dont était censé se moquer en adoptant une attitude excessivement désinvolte, qui, finalement, ne sait que rire grassement des sujets les plus graves sans jamais vraiment apporter une réflexion.

Vache, que cette phrase est sérieuse, vite, un peu d’humour pour faire passer ça aussi facilement qu’un préavis de grève au point syndical des cheminots.

Cela étant, c’est aussi révélateur d’un manque de couilles de certains : plutôt que de se dire les choses, on va plutôt attaquer à la rigolade, et voir comment ça tourne (#rattrapageauxbranches). On peut revenir facilement sur du sérieux si c’est possible, sinon, un bon vieux « je blague!! », même si c’est pas drôle, permet de faire tout passer, comme ça t’es jamais pris en défaut, t’as jamais tort, tu gênes pas vraiment en fait vu que t’es pas sérieux. La solution ultime à toute forme de communication compliquée en somme, un peu comme le c’est pas faux de Perceval.

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Les apparences sont sauvées, même si tu ne comprends jamais rien.

Quelques exemples, rajoutez je blague si ça tourne mal et vous comprendrez vite :

« Ça te dit de tester la sodomie ce soir? / ah mais c’est dégoûtant!!!! / <insert je blague here>« 

« Hé, balance pas ton papier par terre/ Ca va, de toutes façons on sera mort quand la planète sera pourrie / Non mais tu ne respectes rien là!!!! / <insert je blague here>« 

« Alors, comme ça t’as un cancer? Je pensais que t’étais Verseau! HAHAHAA / […] / <insert je blague here>« .

Vous voyez, ça passe plus ou moins bien, un peu comme une bite de noir dans un nouveau né. Non mais je blague, hein.

Chignolement votre,

Jul, une victoire volée comme son cross?

Ça y est : les victoires de la musique ont encore frappé. Vous savez, cette émission dont tout le monde se branle, hormis les spectateurs du Téléthon, de Miss France et de l’Eurovision. Ah, j’oubliais les profs de musique, ces victimes qui ont raté leur CAP boulangerie, qui ne voulaient pas bosser dans un restaurant parce que tu finis trop tard et que t’es obligé de regarder PSG-OM en replay alors que tes potes t’ont spoilé le résultat du match, et qui préfèrent se faire insulter dans une salle de classe par des élèves (qui n’ont rien compris à l’intérêt de la matière) plutôt que dans une rame de métro bondée, où le badaud, d’un regard fuyant, évite toute interaction sociale de peur de ressentir un malaise encore plus aigu que celui qui lui cisaille les entrailles à la vue de cette piètre interprétation d’« over the rainbow ».

Bordel, que cette phrase était longue, et sans véritable intérêt. Revenons à nos moutons.

Jul, c’est cet artiste qui fait exploser tous les records : vues sur youtube, ventes, morceaux produits… et ce en l’espace de 2 ans.

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Te déshabille pas, j’vais t’violer.

La victoire de la musique face à Kool Shen a terminé de mettre le feu aux poudres, et les haineux se sont bien évidemment emparés du sujet pour hyéniser la situation, en mode « Gims Bashing » tavu.

Bande de cons. Laissez-moi donc envoyer du texte bien gras pour vous expliquer un peu que vous faisez fausse rut, tas de bites trop sales pour être honnêtes. Mais dans le resspé.

Je vais donc à nouveau vous faire une brillante démonstration dont j’ai le secret, assortie d’argument bétons pour appuyer mes propos. Nul doute que vous sortirez illuminé à l’issue de votre lecture attentive.


Argument 1 : Jul sait pas chanter, il utilise Autotune.

Ah, l’argument Autotune. Vous savez, ce logiciel qui permet de corriger les voix qui défaillent, et font chanter juste le rendu final. Poussé à fond, il donne des sonorités assez « robotiques », et du coup les soit-disant puristes couinent en disant que ce sont les fils de pute qui utilisent ça. Et ils retournent écouter la doublure de Johnny en concert, histoire de se faire du bien aux oreilles.

Je coupe donc immédiatement court à cet argument fallacieux, puisqu’on est là sur un choix artistique, pas systématique mais effectivement fréquemment utilisé par Jul. y’a qu’à voir le phrasé qu’il débite, ça suffit à comprendre que le bonhomme est pas là pour s’écouter dans un logiciel, une main dans le benne à se malaxer les parties molles et pendantes.

C’est vrai les gars, vous avez raison, Autotune c’est de la merde. Même ces gros nazes de Daft Punk, habitués à sortir des étrons musicaux en pagaille, s’en servent.

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Auto-thunes. Hihi.

Argument numéro 2 : Jul privilégie la quantité à la qualité, c’est un pédé de vendu.

Forcément, quand un artiste sort des titres en pagaille, il fait de la merde dans le paquet. Bravo les gars : je suis d’accord avec vous. Mais bon, on peut pas être au niveau de Voulzy qui nous sort une merde tous les 20 ans pour retourner vivre sur son matelas de billets, ou Patrick Hernandez qui a réussi à sortir un titre dans sa carrière, et qu’on suce à toutes les occasion à ce sujet. Et puis au moins quand on écoute du Jul, on se fait pas chier comme un rat mort en attendant la fin du morceau (au pire on a envie de se crever les tympans, ça va plus vite.).

Il vend tellement qu’il file des albums gratuits. Ah ouais. Tous ses morceaux sont dispos sur youteube. Il produit tout seul, avec sa bite et son couteau, artiste multitâches (comme un KitchenAid, si vous voulez) et pas du genre à sous-traiter la moitié de ses compos, non non, et en plus il nous sort des sons très variés.

Alors ouais, parfois le résultat est pas génial, y’a souvent des remix, mais c’est un peu comme ton plombier qui te fait la salle de bain et le carrelage en même temps : le gars assure partout, besogne au taquet mais fait parfois des merdes. Mais au final c’est cool, tu le payes au black, et vu qu’il est portugais t’as acheté le carrelage au pays du coup il t’as couté 3 fois moins cher, et puis t’es sûr que si y’a un soucis il va revenir.

Jul, c’est le plombier portugais de la musique, façon débrouille sans embrouille.

Argument numéro 3 : il est moche, a une coiffure de merde et un gros cul.

Déjà quand j’écoute un morceau, j’évite de voir la gueule du mec sinon je suis à chaque fois déçu. Un peu comme quand je lis un bouquin.

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Hé Georges RR Martin, t’es gros, t’es moche, t’as des vêtements de merde et une barbe à la con hihi. Tocard, du coup je jette tes livres, ça doit être de la chiasse vu que tu ressemble à Jabba The Hut.

Sa coiffure? J’ai presque la même, donc je vais pas non plus trop critiquer, et comme je considère avoir bon goût, ça me va. Et puis entre nous, Hitler avait les cheveux longs sur les côtés, donc cette coupe de cheveux est encore acceptable.

Mickael Jackson, Barry White, Elton John… On peut même parler de Joey Starr, ou encore d’Akhenaton et sa moustache… que des artistes daubés, assurément.

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Akhenaton, moustache et textes qui fracassent.

Allez plutôt tirer dans la tête des candidats manquant d’authenticité de The Voice et autre Star Academy, ça nous fera un peu de bien de voire quelques guignols trop propres sur eux avec le crâne éclaté qui chiale devant un juré d’évadés fiscaux.

D’ailleurs le mec a de l’humour : quand Cauet s’est foutu de sa gueule avec son imitation, il a réagi spontanément en étant de bonne composition. Et il en faut, pour supporter Cauet avec une délicatesse que n’avaient pas les nazis en 40.

Note : deux points Godwin en quelques lignes, je me dépasse.

Argument numéro 4 : Textes d’enculé, et ses clips sont moches.

Tiens, typiquement j’en parlais avant, mais Jul se livre dans certains textes (Emotions, pour en citer un), et sort du sempiternel téci / mon crew / drogue / pognon / mylife de ghetto. C’est porter ses couilles de sortir dans un texte où il s’ouvre et donne son état d’esprit ainsi que ses doutes.

Après, on a des textes que ne renierait pas Cirdo, ça doit être le sud et le soleil qui tape bien sur la gueule. T’as reconnu le bruit de la Maset’, représente le tiek’ à 3 sur la selle. Ça parle du ghetto, et parfois effectivement la réalisation des clips l’est aussi par le côté cheapos.

Mention spéciale au clip en Y, qui m’a fait fortement me gausser (surtout quand il se benne comme une merde dans le rond-point, limite malaisant comme moment avec l’habillage GTA) et penser à tous les scoubites et autres motards que j’affectionne particulièrement. Car oui, l’univers du deux-roues semble cher à Jul, et confirme une chose : le casque au bol, non seulement ça ne protège pas, mais ça fait con.

Putain, que de liens, vite, une image pour soutenir mon discours et survendre cette idée d’une musique étoffée, dynamique, trépidante et autres synonymes excessifs que je pourrais employer.

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« J’suis sous vodka rigolons un peu / Moi j’monte pas, trop sucent des queues, c’est pas mon cas »… Marrant, sur l’image on dirait qu’il se fait pépon. Lol. Mdr. Pouce bleu, likez mon article et noraj.

Nous voici à la fin de ce texte d’une fort belle qualité, et maintenant vous vous dites… bin en fait, vous vous dites ce que vous voulez, personnellement je m’en branle complètement. Ah, merde, je vous sens déçu, là.

Je n’ai pas mis les pourfendeurs de Jul « en PLS », je ne terminerai pas par un « sans rancune » et autre formules à la con pour couper court à la conversation et donner le sentiment que celui qui les utilise gagne parce qu’il les dit le premier. C’est peut-être ça le sens aussi de cet article : savoir pourquoi on aime ou on déteste les choses, et pas uniquement hurler avec la meute ou se placer en défenseur des opprimés par principe.

Et rassurez-vous les rageux : pour Jul, il y en aura toujours deux qui le soutiennent, et trois qui l’enculent.

Chignolement votre,

Comment faire plaisir à sa pute?

Ah, les temps modernes. Lointaine est l’époque où les couples s’unissaient pour la vie, sans forcément nécessité d’amour et pouvaient souffrir ensemble jusqu’à ce que la mort les sépare. Ou le mur des fameuses « chambres à part ».

La libération des femmes et la modernité de notre société a laissé une place plus large dans le choix des partenaires de ces dames : comme disait le poète, ne la laisse pas tomber, elle est si fragile, c’est une femme libérée.

M’enfin, pour ne pas la laisser tomber, il faut au préalable l’avoir serrée ; et l’époque rend les relations difficiles avec les gourgandines, car autant avant on avait l’embarras du choix et de la dot, autant maintenant les pouffiasses font la loi. Il faut dire que la libération 2.0 des bonnes femmes façon #jefaiscequejeveux et je choisis la bite sur laquelle je m’empale rend la tâche plus difficile : entre les coachs sportifs, les guitaristes sentimentaux et les sites qui vous traitent comme des objets de grande consommation (merci adopteunmec, bande de fdp), il devient bien difficile de trouver prétendante acceptant vos quelques défauts, à moins d’être suffisamment moche voire ridicule pour obtenir l’opportunité de passer aux princes de l’amour.

De plus, serrer c’est bien, mais arriver à garder son TABO (comprendre : son Trou A Bite Officiel), c’est pas une mince affaire. Avant, t’y collais deux claques et tu la renvoyais dans sa cuisine fermer sa gueule en attendant la saillie de 21h (devoir conjugal oblige), maintenant tu traînes la langue par terre pour payer la pension de madame à l’autre bout du monde, pendant qu’elle se fait visiter le fondement par du douchebag lambda entre deux rendez-vous d’affaire. Quelle belle époque.

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Les femmes, c’était mieux avant quand elles étaient dans leur cuisine toute la journée au lui de montrer leurs cuisses dans l’autobus.

A moins d’acheter une femme pauvre dans un autre pays et en faire une esclave soumise à sa volonté grâce au merveilleux pouvoir du portefeuille, je crains que vous n’ayez d’autre opportunité, bande de cancrelats putrides, que de lire les précieux conseils que je m’en vais vous dispenser.

Amis de frenchdoucheseduction et autres conseillers à la mord-moi-le-noeud qui se targuent « d’embrasser en 4 minutes une inconnue », je vous conseille de baiser plutôt vos mères, les seules femmes que vous n’aurez peut-être pas déçues (au moins sexuellement) dans votre vie minable. Oui je sais, c’était gratuit mais bon, ici, on s’fait plaiz, cousin.

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Bonjour, on vous apprend des techniques de ouf pour manipuler les femmes en quelques minutes.

Allez, c’est parti.

Situation de base : vous venez de chopper une nouvelle meuf, et elle a l’air suffisamment bien pour envisager de la garder assez longtemps (comprendre : elle suce sans les dents et elle n’a pas 60 ans).


Vous allez voir, c’est easy, il suffit de passer pour un mec bien.

Conseil numéro 1 : La surprendre.

Rien de tel, pour pimenter le quotidien, qu’un peu d’imprévu. Mais attention, pas n’importe quoi : il est indispensable de savoir se comporter en gentleman, et les surprises façon « je te bloque en pleine nuit sous la couette après avoir lâché un pet truculent » risquent de détériorer définitivement votre relation… ou de confirmer les penchants scatophiles de votre nénette (et à ce moment-là, c’est un excellent indicateur pour aller plus loin façon « chie-moi sur le torse avec tendresse, t’as mangé des pâtes bolo »).

Les magasins low cost façon Gifi, La Foirfouille et consors sont le terrain de jeu du trublion séducteur : osez investir quelques euros par mois, à des dates méthodiquement posées dans votre agenda, histoire de lui apporter un petit cadeau « qui vous a fait penser à elle ». Un cochon ressort, un mug avec écrit « big love » ou un détour exceptionnel chez le pédé fleuriste du coin vous garantira assurément une bonne côté en termes de spontanéité… et pour pas cher en plus.

n’hésitez pas, un soir de temps en temps, à couper la télé pour « discuter ». Elle appréciera.

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Pour la Saint Valentin : offrez-lui un ruban dans un écrin. Et devant elle, vous le fixer sur votre bite en criant « cadeaaaaaaau! ». Redoutable, et classe.

Conseil numéro 2 : s’intéresser à ce qu’elle aime.

Elle vous parle de ses journée et ça vous barbe? Posez-lui des questions différemment. En posant des questions ouvertes (« Mais machine du service compta, par rapport au dossier trucmuche, comment elle a réagi? »), ça vous évite d’avoir à répondre, d’écouter trop attentivement et en plus ça lui donne l’impression que ses histoires de chat et autres conneries de bonnes femmes vous fait sentir concerné, alors que vous êtes déjà en train de penser à la prochaine soirée Pizza-Fifa avec les copains. Gardez tout de même en tête quelques éléments importants (quitte à les noter sur un carnet, genre l’attachement par rapport à sa mère ou encore le plaisir de faire flotter sa cellulite à Caliceo), vous pourrez toujours les réutiliser à bon escient quelques semaines plus tard… et passer pour quelqu’un d’attentif.

Et puis si ça se trouve, vous découvrirez des points communs sur certains aspects, c’est toujours utile.

Conseil numéro 3 : lui laisser de l’espace

Dans le principe « fais aux autres ce que tu voudrais qu’on te fasse » : En lui faisant penser que vous n’êtes pas exclusif et qu’elle peut passer des super soirées avec ses copines sans avoir votre paire de couilles sur les épaules, vous lui donnerez l’image d’un homme moderne, et en même temps ça évitera de devoir se la traîner quand vous faites un concours de pets dans un bar avec des potes, tout en reluquant grivoisement quelques petits culs d’étudiantes. Cela lui permettra également de se la raconter auprès de ses copines, comme quoi vous êtes l’homme idéal, et ces dernières n’hésiteront pas à en rajouter si vous êtes cool avec elles.

Par contre n’abusez pas et n’essayez pas d’en baiser une au passage, ça génèrerait l’effet inverse.

Conseil numéro 4 : lui vendre du rêve

Restez mystérieux sur une partie de votre vie, type blessure secrète, même fictive. Ça aide. Cultivez une de vos activités favorites et rendez-la épique : champion de votre quartier de Mario Kart ne compte bien évidemment pas, à moins que vous ne vouliez passer pour un attardé de la pire espèce.

Questionnez-la sur ses goûts (indirectement) et ses projets, au bout de 6 mois parlez de vous dans 10 ans, comment vous voyez votre vie, bien orientée sur ses goûts, même si vous vous en branlez. Visez loin dans le temps, ça n’engage pas et ça évite de se retrouver dans la merde parce que le fameux road trip de 6 mois en Inde n’est toujours pas au rendez-vous.

Par contre, faites référence à ce projet et organisez des petites excursions (à budget raisonnable ET partagé, faudrait pas blesser la femme indépendante qui est en elle, toujours dans le respect) à intervalle régulier, histoire d’entretenir le projet.

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3 jours sans se laver, en bouffant de la nourriture en boîte, das un confort spartiate et dévorée par les bestioles, ça la calmera sur ses idées d’aventure.

Conseil numéro 5 : aller plus loin.

A un moment, elle va vouloir aller plus loin : emménager ensemble, faire un enfant, un achat immobilier.

La solution est simple : sortez-lui la règle des x ans avant de vivre ensemble, décalez le sujet avec une histoire passée et douloureuse (même fictive). Ou rompez avec classe, façon vous l’aimez trop, mais pas de la façon qui lui convient. Pleurez devant elle (le jus de citron est très bon pour ça) poser 15 jours d’arrêt maladie et faites la gueule pendant le premier mois dès que vous êtes avec votre entourage. Ce sera également l’occasion de réduire cette petite brioche qui s’est développé devant ces longs mois d’oisiveté… Et quelques semaines après, remettez le couvert, avec de la pute random bien discrètement, histoire de garder la main (et surtout ne pas avoir les noyaux qui explosent).

Ne prétextez pas une stérilité ou encore des problèmes financiers, c’est un coup à faire capoter l’histoire et passer pour un pauvre sans couilles, et là y’a rien de pire. Surtout si vous comptez vous consoler sur une de ses copines après la rupture, notamment Natasha avec ses gros seins et sa bouche de velours.

Ou alors craquez, faites un gosse, achetez une baraque à crédit pendant 20 ans: au pire vous vous séparerez pour les 2 ans du petit, ça lui fera un bel anniversaire et vous aurez une « blessure secrète » pour votre prochain coup.

Chignolement Votre,

 

Millenials : la génération des fils de pute

Mes amis, la planète est sauvée.

Finie la croissance verte. Terminée également la décroissance, et ne parlons plus de la consommation de masse, tout ceci, c’est du passé. Le salut pour notre économie et notre planète va en passer par la nouvelle génération, et pas des moindres.

Si vous êtes passés à côté du « phénomène » des millenials, c’est soit que vous êtes aveugles, vieux et con, soit que vous vous en branlez, et c’est une sacré erreur. Comme je suis un mec sympa, je vais vous faire un petit rappel.

Les millenials, c’est la génération qui a débuté dans les années 80 et qui, selon le slogan, est la génération la plus nombreuse de l’histoire de l’humanité. Dit comme ça, ça impressionne vachement, on sent le rouleau compresseur, la génération qui a une force de frappe presque aussi impressionnante que la Waffen-SS en manœuvre, c’est pour dire. Mais attendez la suite.

Autant les blousons noirs, les beatniks et les punks ont fait trembler la société (dans une certaine mesure, parce que maintenant les punks, à part être des fils à papa qui boivent des bières avec leurs clebs à la sortie du Makdo, ils ne font plus peur à personne, à part peut-être aux gens qui ont peur de finir comme eux et préfère s’enfermer dans un vie de merde bien tranquille), autant les millenials donnent trop envie aux entreprises de se faire du pèse sur leur dos.

C’est une génération « hyper connectée », qui va « arriver sur le marché du travail dans les 5 ans » et qui va « révolutionner l’entreprise ». Les gros mots comme « uberisation » de l’économie vous saoulent? Ce n’est pas fini avec ces petits connards, et vous allez vite comprendre pourquoi c’est bien dommage de ne pas s’être tapé une bonne guerre depuis les années 80 pour calmer toutes ces tantouzes et réduire un peu les effectifs, ainsi que leur esbroufe un tantinet trop insolente à mon goût. Bon ok, le phénomène est mondial parce qu’il parait que les nouvelles technologies et ces nouveaux moyens de communiquer sont transcontinentaux, mais quand même, avec les fils à papa qu’on a par chez nous, c’est quand même bien facilité quand Teddy-Arsène réclament le dernier 3310 à la mode parce que tous ses copains en ont un et que papa et maman craquent pour pas que Teddinou soit triste et isolé dans son cœur.

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Amusant de voir que chaque génération est capable de se renouveler dans les looks à la con. Par contre la recherche sur le bon goût n’avance toujours pas, et ça c’est bien triste.

Hyper connectée, ça signifie que ces petits mongoliens ont forgé leurs connaissances et leur culture à grands coups de SMS et de Wikipedia : autant vous dire que ça ne pisse pas haut. En est venue cette magnifique vague de purge que sont les sites de rencontre, où t’es un produit mis sur le marché et que tu ne vaux que par ce prisme séducteur à la con, réduisant ta personne à un formulaire digne d’une déclaration d’accident auprès de ton assurance, sauf que là y’a une photo, c’est tellement « 2.0 », mon pote. En clair une idée pas con à la base, mais comme d’hab conçue par des primates rigides du bulbe qui n’ont toujours pas compris que les individus se résumaient pas à une bête analyse systémique et un cumul d’informations stériles. Et quand tout ce petit monde vit à base d’échange épistolaires dignes des pires poésies produites par des gamins de 8 ans, on comprend mieux pourquoi Hollywood et ses scénarios indigents sont passés autant sous silence (en témoignent les nombreux blockbusters qualifiés de « phénomènes »).

Putain, et dire que ce système de mise en relation est codé par les pires handicapés sociaux du monde, à savoir les informaticiens. Faudra que je me les fasse un de ces quatre, ces connards-là.

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C’est grâce à ce genre de mec qui votre profil adopteunmec ne vous permet pas de serrer de pouliche. Rassurant, non?

Mais revenons à notre génération d’étourneaux qui vont là où le vent les porte : grâce à leur super connexion et le pouvoir de leur réseau, ils vont être trop balaises et tellement engagés. Y’a qu’à voir le nombre de militants qui… ah bin merde, en fait ça partage 3 merdes sur leur mur Facebook à base de citations de cassos emprunté à des anonymes auxquels ont a collé un portrait d’un personnalité (JFK, Bob Marley, Saddam Hussein…) pour appuyer le propos, ça s’indigne de façon anonyme dans les commentaires du figaro et pousse la gueulante sur fond de #rebellion, car ouais mec, derrière l’ordinateur ou en groupe on est trop des oufs, mais dès qu’il faut aller casser du poulaga à mains nues quand il fait 12,5°C, y’a plus personne et on préfère tranquillement aller farmer à WoW ou se faire tailler une pipe par Emilie, cette grosse chiennasse qui a attrapé tout le monde au bahut, y compris les pires maladies vénériennes. Ou du moins imaginer se faire pépon, parce que faire marcher le ciboulot pour inventer des univers de merde plutôt que de forger la réalité comme un bonhomme qui se respecte, c’est plus compliqué.  Regardez les rassemblements type Japan expo, ça vous donne une idée de l’étendue des dégâts de la popularisation des mangas et autres jeux de rôles japoniaisant.

Et puis « nuit de boue » c’était sympa pour faire les cons et boire des coups en ne respectant pas le couvre-feu, mais au final ça ressemblait beaucoup à chez René où on refait le monde sans jamais avancer autre chose que son bras pour une poignée de cacahuètes supplémentaires. Et puis t’es pas payé à rien foutre, contrairement à l’assemblée nationale où ça se gave tout en prenant des postures ou des jetons d’absence.

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« Nuit debout, c’est nous qu’on l’a inventé mon gars! Ça fait 50 ans qu’on refait le monde ICI tous les jours! 50 ans d’engagement mon gars, et on est fidèles au poste! »

Bande de petites merdes. Faut dire qu’elles ont été élevées par une génération qui n’a pas connu la guerre et qui a foutu l’économie en vrac pour des années et qui vient vous expliquer que, ho, quand on veut on peut et que pour avoir du fric, faut s’en donner les moyens et accepter de manger un peu de merde avant d’accéder au Saint Graal. Bref, acceptez de bosser gratis et après on vous donnera du boulot une fois qu’on aura confiance : métiers de merde et enculade de stagiaire garantie, sans compter les CDD de merde enchaînés.  Ah, et demandez pas pourquoi tu travailles sinon ça va mal se mettre.

Là est la dualité de l’affaire : d’un côté on a des petites chiures qui veulent pas en branler une et ne pas se faire exploiter comme tous ces connards d’ouvriers, de l’autre ces petites pédales veulent que tout leur tombe tout cuit dans la bouche, un peu comme les romains de leur temps qui passaient leur journée vautrés dans leur canapés à se goinfrer de couilles d’oursins en gelée et autres saloperies que nos industriels de l’agroalimentaire ne renieraient pas tant qu’on peut marger à 30% dessus. Autant vous dire qu’on est mal barrés, étant donné qu’on ne maîtrise pas encore la génération spontanée de matière sans effort, à part peut-être quand on a vraiment une grosse envie de chier.

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J’imagine d’ici les marins et les restaurateurs 3.0 gueuler parce qu’il faut se coucher tard ou écailler le poisson en notant mal leur employeur pour condition de travail difficile. C’est pourtant ce qu’il faut pour avoir son saumon à 23h dans l’assiette, petit enculé.

Cette impatience (joli mot pour décrire une génération de pourris gâtés qui n’a pas le moindre sens de l’effort) se traduit par des besoins de vivre des « expériences » en permanence : voilà pourquoi les vendeuses dans les magasins sont aussi salopes et aguichantes malgré leur quintal et leur bac -5, et qu’on se tape de la musique trendy à la con pendant des heures quand tu cherches un slip herniaire à ta taille dans des environnements hyper lumineux et aux couleurs aussi criardes qu’un plateau télé sur NRJ12. Bientôt on va se taper des boulangeries dans le même style, où le fait d’acheter sa baguette sera une véritable expérience personnalisée, où tu pourras choisir ta baguette à la con sur fond de Sia avec limite des putes qui dansent en arrière plan. Ah, excusez-moi ça existe déjà, ça s’appelle les boutiques à bagels, sauf que là le pain est troué à grand coups de bite.

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La personnalisation de masse à la boulangerie, ou comment proposer des pains dont personne ne veut avec des noms à la con, genre « trifouillette ». Putain, et dire qu’on est dans le futur.

Et ouais les mecs, autant les branleurs d’aujourd’hui ne souhaite pas se bouger les couilles pour faire quoi que ce soit, autant derrière on se fait plaiz avec l’économie 3.0 et on t’élimine comme un vulgaire cancrelat si t’as oublié de dire merci à un mec qui vient de te prendre pour 2,5€ de viennoiseries (soit 40 croissants, hein mon Copé) en te notant mal et en faisant fermer ta boutique de fils de pute qui sait pas être commerçant parce que t’avais tes règles ce jour-là. Attendez les mecs, on a affaire à des sérieux clients, des mecs qui veulent du sens, qui sont prêt à dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas et à tout chambouler, d’la folaille en somme. Bon par contre, se dire les choses en face et dans les yeux, c’est pas possible, mieux vaut prendre le monde à témoin et te couler la gueule dans le béton, commentaire dégradant à la clé, ça fera une petite vengeance par rapport au prof de maths qui jugeait ton raisonnement « erroné, dénué de sens et sans logique apparente ». Génération petite frappe décomplexée, on s’assume derrière le groupe qui lui a de l’impact, en balançant un pavé par-dessus la masse.

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Marie-Odile, contrariée, en train de faire éjecter de son poste Jean-Basile parce qu’il ne lui a pas fourni de sac pour son plug anal.

On en revient à un mouvement qui a des intentions sans s’en donner véritablement les moyens. Comme quoi le monde change, mais n’évolue pas vraiment. Si ça se trouve dans quelques années ils voteront tous à droite après avoir été anarchiste à 15 ans, feront des gamins et penseront qu’à leur gueule et leur putain de placements bancaires pour pérenniser leur capital à la con, tout en fustigeant le fait qu’on paye trop d’impôts à la con et que ça aide pas pour payer les traites du Scénic. Comme leurs parents en somme, sauf que là leur syndrome de Peter Pan les poussera à faire ça à 40 ans, en même temps que le divorce et leur coming-out.

Gangrenés par son manque de moyens intellectuels (le niveau zéro de la réflexion, stimulé par un système éducatif, informatif et parental en panne, ce dernier ayant déjà eu du mal en son temps) et bouffés par un hyper-marketing qui les a déjà formatés dès le plus jeune âge à se faire enculer en consommant en masse, les millenials forment la plus grosse génération ouverte à l’auto-sodomie.

Je ne sais pas vous, mais je trouve que ça sent littéralement la merde, quand même.

Chignolement votre,

Délivrance

Des mois qu’elle me déteste. Soit-disant que c’est ma faute, que j’ai balancé la purée égoïstement et que comme d’habitude, je ne pense qu’à moi. Je ne la comprends pas, et elle gueule dès que j’essaye d’avoir un peu de temps pour me retrouver ou partager de l’intimité.

Que je rentre à 4h du mat, après une soirée dans les bars avec les collègues, ou que je tente une saillie surprise alors qu’elle somnole, rien ne va! Ce qui devait être le fruit de notre amour tourne au cauchemar, et j’ai l’impression que c’est ma faute alors que j’en voulais pas. Putain de bonnes femmes.

Comment, c’est trop subtil comme introduction? Bon, rappel des faits. J’ai engrossé bobonne par mégarde, et du coup c’est parti pour devoir gérer un lardon pour quelques années. La merde, je m’étais fait à l’idée à la longue, mais là ça devient compliqué.

Bouli a pris 30 kg depuis le début de sa grossesse, et il s’avère que l’échographie a été décevante : je voulais une petite fille pour lui donner le bain jusqu’à ses 18 ans et profiter d’une représentation de ma femme telle que je ne l’ai jamais connue, vu que mes premiers coups de lime dans son intimité se sont produits alors que madame avait déjà été utilisée depuis bien longtemps. Ce sera donc un mini chignole et pas une mini chignolette, dommage.

Ma femme est dégueulasse : entre la rétention d’eau, le diabète de grossesse et les montées d’hormone qui délitent totalement son caractère d’ordinaire avenant, je me retrouve à me saouler la gueule pour venir me coucher sur elle, non sans me prendre une volée de bois vert parce que je fais pas les choses bien.

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Pour la déconne, je l’ai appelée « Tigresse ». Ce trait d’esprit m’a valu une gifle et 3 jours de reproches.

Pour couper court aux engueulades perpétuelles et aux regards haineux qu’elle me lance quotidiennement « parce que je suis responsable de son état », elle s’est réfugiée chez sa deuxième meilleure amie Noémie, la grosse gentille à l’oreille attentive qui vit toute sa vie par procuration parce qu’elle est trop grasse pour entamer les choses par elle-même. Au moins je suis pépouze et je peux rattraper mon retard sur les séries que j’avais zappées depuis des années, une bière à la main. Profitons de ces derniers instants de célibataire, ça va piquer dans quelques temps, vu que je ne pourrai rien faire sans entendre le mot « enfant » dans une phrase.

Toutes les connasses autour de moi n’arrêtent pas de me donner des conseils et me proposer de lire des livres et autres blogs de connards qui racontent leur vie de papa fragile. Soit-disant que c’est mieux pour s’occuper de l’enfant, mais bon au début ça va être cool, je vais rien faire et prétendre avoir la nausée quand faut lui torcher le cul. Légitime, vu que c’est elle qui le nourrit, je vois pas pourquoi je devrais ramasser les crottes dans sa caisse.


Finalement, bobonne est revenue à la maison. On ne se parle plus de toutes façons, donc ça ne change rien ; c’est salade de culs tournés quand on dort ensemble, ce qui n’est pas si fréquent que ça, étant donné qu’elle préfère se vautrer toute la nuit devant la télé à bouffer des chips comme une grosse truie.

Elle a mal au bide, mais à mon avis c’est plus les gâteaux apéros que les contractions. Cela étant c’est bizarre, ce matin elle vient me voir en sanglotant, m’appelant « mon chéri ». Elle sent que le petit arrive, nom de dieu c’est le grand jour et on oublie tout!!! Nous rassemblons les affaires et fonçons à la maternité. Sur le trajet, cette pouffiasse serre pas assez les cuisses et me trempe le siège de la Mercedes, revêtu de laine de poney afghan. Putain mais quelle conne! Elle va me faire chier jusqu’au bout avec sa grossesse!

On arrive là-bas et je n’existe plus : limite je serai en métal et en roulette on m’adresserait mieux la parole, madame est reine et je ne suis bon qu’à porter les bagages. Et à fermer ma gueule. Col à 6 cm, ça devrait aller vite.. ça serait allé encore plus vite si j’avais pu y glisser  vigoureusement mon anaconda, mais bon on ne peut pas faire un accouchement parfait à tous les coups.

Après avoir supporté pendant 2h ses hurlements, la délivrance arrive enfin : les infirmières lui font la péridurale. Quelle bande de feignasses putain, et dire que c’est payé avec nos impôts! Et le pire c’est que les gonzesses (pardon, les sages-femmes) passent leur temps à discuter de tout et de rien avec ma femme. Genre vous avez pas des gens à sauver, non, votre boulot c’est de taper la causette et donner des ordres de merde (« poussez, relâchez, respirez »). Même les profs d’EPS sont plus actifs, c’est pour dire. Bon bref, au moins maintenant elle ferme sa gueule, et elle s’endort, pendant que tout se fait tout seul.

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Pire que la DDE ces connasses : une qui bosse, les autres qui regardent.

Madame se réveille 20 minutes avant la sortie de la bête : avec tous les produits qu’elle a pris, elle est plus chargée que Maurice Green, par conséquent les poussées qu’elle produit sont terrifiantes. Si elle pouvait contracter son périnée avec autant de force, je serai plus heureux des hommes mais bon, hein, on n’a pas tous de la chance. Ça pousse, elle hurle, j’ai bien fait de mettre des boules quiès.

Je me suis placé de façon à ne pas empiéter dans le champ de la caméra, et fait un peu bouger l’aide-soignant qui va m’empêcher de poster la vidéo qui sera en top page de malaise TV pendant 3 semaines. Cela étant, je me cale à un endroit où je vois pas trop la bouillie qui est en train de se faire au niveau de son entre-jambes, parce que vu les bruits y’a pas qu’un enfant qui est en train de sortir, ou alors il a décidé de chier en même temps.

D’un coup, je distingue son abricot se déformer horriblement, laissant paraître la tête violette de l’immonde homonculus, qui était jusqu’alors en reptation dans ses entrailles depuis de longues heures. Une violente nausée me saisit, alors que la sage-femme empoigne les épaules de la bestiole pour l’extraire de la salle de jeu.

J’ai l’impression d’être dans la scène du film Délivrance où le redneck fait un mauvais sort à la rondelle du touriste. Puissance mille. Autant vous dire qu’on est dans le festif façon Fistinière.

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Le point commun avec l’enfant? Le physique et la couche culotte. Le point commun avec la mère? il se fait déchirer le cul.

Des bruits de succions peu ragoûtants parachèvent l’extraction du nourrisson dans un vacarme de hurlements. Le schtroumph est couvert de jus de chagatte, limite je l’envie tellement ça fait longtemps que j’ai pas limé. J’aurais jamais cru que ce moment m’aurait filé une demi-molle. On me demande de couper le cordon, à croire qu’ils ne veulent pas prendre la responsabilité en cas de ratage. Je sais pas d’où ça sort cette coutume, mais je trouve ça très con, d’autant que je suis gaucher et que leurs ciseaux de merde, contrairement à moi depuis le début de la grossesse, sont mal branlés. Je m’acharne, et au bout de 4 ou 5 essais, je termine de mettre en bouillie le segment cartilagineux qui reliait ma femme à la bestiole, sous les applaudissements nourris des connards qui sont content pour moi. Ou soulagés que je ne lui ai pas entaillé la bite, mais ça ce sera pour plus tard, circoncision inside. Etant donné le monde actuel et ce qu’on lit sur le web, autant se mettre du côté des vainqueurs.

Après cette séance de boucherie qui mettrait en émoi les 90% des équarrisseurs polonais, on me colle la chose dans les bras, hurlante et gesticulante, tandis que madame se fait recoudre la cramouille. Genre elle peut pas le garder sur elle à ce moment, en le calant entre ses gros seins veineux.

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Les gros lolos, ça me file le gourdin.

Bon c’est pas tout ça mais il est tard, je refourgue le mouflet à bobonne et retourne à la maison, je suis fatigué et vu la symbiose des deux, j’ai la paix pendant au moins 3 jours. Nourrie et blanchie par l’hosto, elle me traînera pas dans les pattes, donc autant profiter le plus rapidement possible de mes derniers jours de tranquilité, après ça va être Bab el oued dans la cabane.

Et puis, j’ai la Merco à nettoyer et un film à monter, donc faut pas traîner.

Chignolement votre,

 

Les marchés de Noël

La période actuelle est propice aux discussions autour des fêtes : « T’as fait tes cadeaux? Vous allez manger où pour Noël? C’est pas un peu consumériste comme fête? ». C’est fascinant de voir l’enthousiasme pour cette période froide et morose, quand les chefs d’entreprise mettent la pression à leurs salariés pour poser leurs congés et boucler leur bilan comptable (on n’embauche pas avant l’année prochaine, noraj les fdp), quand les sans abris crèvent par milliers dans les rues parce que ça caille et quand les juifs et les musulmans s’en tapent complètement, parce que pour eux c’est Noël tous les jours diraient nos amis complotistes.

Fort heureusement, l’être humain qui sait, au fond, être bon et surtout tirer partie de la moindre possibilité de rentrer de la caillasse, a eu la riche idée d’organiser un commerce particulièrement lucratif, notamment dans les grandes villes. Je veux parler des marchés de Noël, mais dois-je vraiment le préciser dans la mesure où le titre aguicheur vous a amené à cliquer par milliers sur cet article, même si je dois l’avouer que ce titre est pas assez putaclic comme tous les articles de merdes qui paraissent sur le web parmi les sites à morandiniouzes tout daubés, oui que cette phrase est longue mais au fond je vous encule?!

Note : j’aurai très bien pu coller un titre rigolol, genre les « marchier de Noël ». Vous avez échappé au pire.

Toujours est-il que ma grosse femme, hypée par les discussions de bureau et le concours de bite social permanent à la machine à café, vient me voir alors que j’étais en train de me branler dans mes chiottes. Derrière ma porte, et sachant que j’ai attaqué en même temps l’expulsion de mes matières fécales, elle m’interpelle pour que je me sente dans l’inconfort : en effet, quoi de plus terrible qu’au milieu d’un cigare, un sursaut vous amène à couper votre crotte?

« Chérie, y’a le marché de Noël en centre-ville, on pourrait y aller ? Il y a plein de stands très mignons. »

Mignon. Ce terme usé jusqu’à la corde par la gente féminine est tellement galvaudé qu’il en a totalement perdu son sens. La preuve? « Regarde ce petit chemisier, il est tellement mignon! » Regarde cette maison sur la colline, elle est trop mignonne! » « Regarde ce petit bébé, il est trop mignon. ».

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Ah il est… mignon.

Du coup, je me méfie, mais bon, si c’est pour m’éviter de terminer ma branlette alors que mon caca est semi-tombé et bénéficier d’un gobage de ma grosse tige en soirée, je peux faire l’effort.

On part donc en transport en commun, parce que c’est trop le bordel pour aller en centre-ville en caisse. Aux abords du marché de Noël, nous remarquons déjà les décorations qui émerveillent petits et grands, mais également les clochards et autres punks à chien qui jonchent les rues en ces belles périodes de fête pour essayer de grappiller quelques piécettes aux bonnes âmes venues dépenser leur argent afin de se faire un repas de roi (comprendre : 8.6 et pâté de Lidl).

« Bonjour! A votre bon coeur msieur dames! » lâche un clochard d’une voix rocailleuse, expectorant un mollard verdâtre sur le trottoir dans notre direction. Comme tout passant qui se respecte, nous faisons mine d’être totalement absorbés par notre conversation et ignorons totalement le malandrin qui tente d’attirer notre attention tel un enfant de 4 ans qui montre son dessin dégueulasse à la recherche de l’admiration de ses parents. Espérons qu’il meule bien la nuit suivante, histoire que ce type d’énergumène se fasse un peu plus rare.

Note : il faut que je sorte de ces histoires d’enfant, ça commence à puer du cul. Comme une couche sale.

Nous pénétrons dans l’allée principale du marché : les petites maisons, louées à prix d’or par la mairie, sont toutes tenues par la pire espèce d’opportuniste du monde : les commerçants itinérants. Fiers de vendre leurs merdes à prix d’or et stimulés par l’effervescence des fêtes, ils alpaguent les passants comme s’ils étaient des proies potentielles. On se croirait à la foire exposition au milieu des vendeurs d’aspirateur et leurs blagues misogynes, c’est fantastique. Mais quelle enculade cet évènement! Si les allemands avaient fait leur boulot correctement en 40, ils auraient du commencer par raser le marché de Noël de Strasbourg, on aurait été tranquille les décennies suivantes.

Nous évoluons, les yeux brillants, au milieu des splendides œuvres artisanales de nos chers « créateurs » : décorations de Noël faites main, bonnets fantaisies, chaussettes tricotées, les chandails en mohair… non je déconne, c’est atroce.

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Sainte merde à vendre.

A croire que tous les connards de baba de la planète se sont donnés rendez-vous pour faire le pire concours de mauvais goût, histoire que ces enculés de citadins, bouffés par leur bobotisme exacerbé, trouvent ça trop génial de porter une chapka avec leur veste  De Fursac. J’ai la tête qui tourne, cerné par autant de fils de pute au mètre carré, qui s’extasient à être serrés comme des sardines pour acheter trois merdes à prix d’or. C’est hyper cher mais putain, t’as les mêmes horreurs à Gifi et pour trois fois moins cher ! La différence c’est que c’est pas Wang, 11 ans, qui a cousu le bordel mais Eléa, 25 ans, pute cokée qui branle rien de ses journées grâce à la famille, toujours là pour rattraper ses crises d’anorexie et sa rébellion toute relative contre la société. Du coup comme c’est local, c’est vachement bien.

Fantastique participation des canadiennes venues vendre leur sirop d’érable sur place : cette bonne blague. La semaine dernière j’ai croisé ces deux connes, elles étaient soit-disant belges et vendaient des frites dans un supermarché. Vous me direz : les accents de merde se ressemblant ça fait quand même illusion.
Au loin, le vendeur de chichis (et autre malbouffe horriblement grasse) fait payer un max ses machins frits dans de l’huile de vidange recyclée. Mais attention, il met du sucre glace sur ses gaufres, ça fait tellement Noël, c’est l’enculade  #SantaClaus. Vite, on twitte et on donne son avis sur tripadvisor, ça permettra de se la péter en direct 2.0. Et un petit périscope en s’enfilant un bretzel, c’est tellement trendy qu’on peut rentrer pour se mater un petit tvshow à la cool. Putain de génération de merde et ses expressions de fils de pute.

En parlant du Père Noël, il est là, c’est un jeune un peu gros qui tient le rôle, avec un fort accent du tiéquar qui fait marrer quand il demande aux gamins si ça va : « bien ou bien, gros? ». Pitoyable, et encore on a du cul, le vieux qui tenait le rôle l’année dernière s’est fait attraper la main dans le sac, enfin plutôt dans le slip d’un jeune garçon. Comme quoi même en étant ancien ministre, on ne fait pas ce qu’on veut.

On se fait tellement plaisir sur le plan auditif : la fanfare communale est là, à nous assourdir à grands renforts de cuivres et autres instruments à vent mal utilisés. Les chants de noël sont vociférés pour couvrir le brouhaha de la foule, rendant l’ensemble encore plus tonitruant. Enfin, je remarque bien évidemment le petit chapeau tenu par Mélodie, avec son sourire de petite pute de 8 ans qui racole déjà pour de la caillasse : quitte à payer pour cette bande de cons, autant mettre la main au portefeuille pour les faire taire. Je me fais une note mentale pour en parler à Zbiniew, mon pote Ukrainien qui aime bien vendre des pièces détachées, particulièrement les organes vitaux.

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Le travail des enfants, ça se fait aussi chez nous.

Le vin chaud à 5 balles le godet coule à flots, et bien évidemment les esprits s’échauffent, d’autant que c’est juste de la villageoise chauffée 20 minutes avant d’être servi. Au passage, tout est fait pour passer à la caisse, donc des packs tout faits pour le préparer chez soi sont proposés aux visiteurs, et à vil prix bien entendu. Quelques bousculades commencent, et c’est pas mal parce qu’on avance plus vite. Une dame commence à couiner, quelqu’un vient de gauler son porte-monnaie dans sa poche : ça t’apprendra à te pointer avec 100 balles en liquide pour acheter des merdes, salope. Des pickpockets sévissent, visiblement les clochards ont décidé d’investir les lieux plutôt que rester en périphérie, et ça fout le bordel. Je colle discrètement une claque par derrière à un gamin pour me détendre, et accuse immédiatement le marginal à ma droite qui tente de dépasser tout le monde. Furieux, le père protecteur se jette sur le pauvre hère, non sans décocher par mégarde un coup de genou dans le visage de son fils ; dommage, il venait de sortir deux dents définitives.

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Trop de vin chaud tue le vin chaud.

Deux trois coups d’épaule plus loin, nous nous extirpons de la masse alors que les condés rentrent par l’autre-côté du marché, et je rassure ma copine apeurée qui a visiblement mal vécu cette expérience où elle s’est retrouvée compressée par une foule en panique.

Visiblement ce soir, non seulement ça va être fauteuil, pantoufles et feu dans de la cheminée, mais le vieux mâle aura également droit à sa pipe. Brillant. Merci les marchés de Noël.

Chignolement votre,

Les arts martiaux

C’est décidé, j’en ai assez d’avoir peur avec les infos de TF1 et ce qu’on peut lire sur le web. Et puis en sortant du boulot à 19h après une dure journée de boulot à surfer sur Internet, je suis pas hyper serein à prendre les transports en commun avec tous ces clochards qui traînent, sans compter les migrants et les basanés de tous poils, même s’ils sont pas tous comme ça,hein, mais bon y’en a qui posent des problèmes, et ça, on peut le dire, hein?

Du coup, plutôt que de compter sur une police qui a le droit de ne rien faire et sur une justice laxiste qui ne pourra que constater les coups que j’aurais reçus et m’indemniser pingrement parce que l’agresseur sera un putain de cassos sans rien dans les poches, j’ai décidé de me mettre aux arts martiaux. Et puis comme ça j’aurai plus confiance en moi, et je pourrais le mettre sur mon CV, ça impose le respect comme même.

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« Regarde, on voit mes couilles! »

Ce discours de mongol. Allez, on va débiner aujourd’hui cette idée à la con que les arts martiaux, c’est super utile tavu, surtout dans notre beau pays. Surtout quand on mélange les concepts, notamment avec la self défense, ce que je ne vais pas me gêner de faire tout au long de ce texte.

Déjà, on est dans une société où la parole et les règles ont plus d’impact que les poings, et que généralement si tu t’en sers, ça te revient rapidement dans la gueule. Regardez nos présidents, ils sont huitième dan en pédalance, sauf derrière un micro et devant des électeurs.

Et puis, quel art martial choisir ? c’est un dilemme vu la variété des styles tous censés être plus incroyables les uns que les autres. Tous se vantent d’être putain d’efficaces, plus purs, plus vrais, plus que les autres en tout cas, ce qui ne manquent pas d’alimenter tous les concours de bite sur internet ou au bar du coin pour savoir quel est le style le meilleur au monde. Cette conversation stérile et sans aucun sens ne permet qu’une chose, à savoir comparer des choux ou des navets.

« On a beau être Mike Tyson et étaler les automobilistes par paquets de 12, dès lors qu’on doit rentrer dans une arène avec de la soumission au sol, y’a plus personne. Ah non mais attends, si le mec t’étale avant que tu le strangules, c’est gagné, donc un mec super fort en boxe anglaise doit pouvoir compenser. Sauf si le mec en face t’envoie du sable dans la gueule, te frappe dans les noyaux et te mets un pouce dans l’oeil. Ah ouais non mais si tu portes un chapeau, ça change tout car… »

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voilà le résultat d’un septième Dan en sabre face à la réalité.

Fermez vos putains de gueules. Allez vous battre dans la rue, au lieu de vous branler à presser des touches sur vos claviers, là au moins vous aurez des réponses un peu plus élaborées que vos constructions mentales débiles dignes d’une analyse d’un match de foot par Thierry Roland. Au moins Johnny Cadillac, il sait de quoi il parle. Enfin, il en a l’air.

Non parce que déjà, si on écoute tous les cons sur terre, il faut aller dans leur club parce que c’est le plus mieux avec la plus mieux discipline du coin. Pas du tout subjectif comme avis, on sent la sagesse séculaire transmise par le grand maître qui s’exprime, surtout que pour 400 € t’as un short aux couleurs du club et la possibilité de participer aux 30 disciplines proposées sur différents créneaux horaires, alors que t’en feras que deux parce que t’as raid sur la dernière extension de WoW. Ensuite, la recommandation est formulée par un geek tanké comme une bouteille de soda, qui a 2 ans d’expérience dans ledit art martial et qui se fait victimiser par tout le monde. Parfois ces fabuleux conseils sont aussi prodigués par un vieux de la veille qui fait tout mal mais qui est toléré par le prof (pardon, le MAITRE) parce que sinon le mec se suicide dans les vestiaires tellement sa vie est nulle à chier.

Vient ensuite le discours du « suffit d’être technique ». Fermez vos chattes. Une connasse de 60kg qui colle un direct au plexus à un agresseur physiquement développé va au mieux le faire rire, au pire repartir avec des dents en moins et de la semence plein son vagin (bin ouais les femmes qui se croient forte, ça excite un peu). Déjà pour être un guerrier faut être au top physiquement, et c’est pas avec ta clé de grosse truie mal exécutée que tu vas m’empêcher de t’exploser la tête à coup de gifles, poufiasse. Allez donne ton smartphone, ça ira plus vite.

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Laissez tomber : les armes, c’est useless. Vivement la prochaine guerre, nous la gagnerons en pyjama.

Tu veux avoir confiance en toi? déjà, arrête de bouffer comme un goret et de regarder des films qui font pleurer parce que le mec est amoureux de deux filles à la fois dans son lycée. C’est pas en imaginant des combats et des films d’action que tu vas compenser ton manque d’assurance, et encore moins en jouant aux jeux vidéos. Mais bon ici c’est pas la section psy de doctissimo, donc va te faire enculer ailleurs si tu cherches quoi que ce soit dans ce domaine.

En plus, se faire former par des branquignoles qui n’y connaissent rien parce qu’ils ont raté le monitorat de maître nageur sous prétexte que le short de bain était interdit, c’est pas la peine. Personnellement, j’ai pas confiance en un mec qui se met en peignoir pour taper sur des gens qui ne savent pas se battre ; ça sent le pervers qui prend sa revanche, et d’une façon fort singulière au demeurant.

L’incompétence absolue, c’est d’inventer ton propre style : ça te permet de dire que t’es pas enfermé par des conventions et que t’es trop créatif tavu, donc c’est vachte mieux tu vois tu peux vraiment te défendre, par comme ces pédés de boxeurs qui ont pas le droit d’utiliser des clés. Ouais, sauf que quand tu sais rien faire, c’est pas en mélangeant tout que tu arrives à quelque chose, ducon.

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Bruce Lee, roi du Jeet Kune Do, un bidule inventé qui ne sert à rien à part bander ses muscles.

Les pratiquants de body combat et autre cardio mescouilles boxing, c’est consternant de voir leur niveau. Gestes mal exécuté, gainage lamentable, tonicité d’une limace… et le pire, c’est que ça prend la confiance en choisissant une discipline sans contact. Elle est où l’efficacité? il est où le travail en percussion? Allez faire de la danse bande de putes, au moins tu serviras à rien pour quelque chose.

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Pied d’appui à plat, garde de merde… En plus on voit que l’effort physique est limité, y’a pas l’auréole au niveau du minou.

Tout doit être facile, accessible, sans effort de nos jours : du coup on te fait croire que t’apprends, alors que tu fais du rien en lâchant du pognon, et en ayant l’impression de cramer de l’énergie alors que tu sues à peine. Mais bon, c’est top pour les affaires  et puis comme ça tu peux te goinfrer de salade à 15 balles à la cantine du complexe.

Le côté cérémonial, c’est rigolo si on y regarde de plus prêt. On peut se foutre de la gueule des écossais avec leur kilt, mais là on peut rigoler. Peignoirs, pyjamas, shorts qui brillent… y’en a pour tous les goûts. et attention hein, y’a des grades, c’est super cool, tu peux te la péter en rentrant à la maison comme quand tu choppais une bonne note à l’école!

« en fait, faut maîtriser le Qi. »

Ca c’est magique. Tous les cons qui se sont monté la tête avec ces histoires asiatiques d’énergie en l’interprétant comme une aura à la con qu’on pourrait projeter, ils peuvent d’ores et déjà arrêter Dragon Ball et autre Yuyu Hakusho. Cette imposture atomique, limite le mec mériterait de chopper le cancer dans la vraie vie pour ça, ainsi que toutes les tanches qui y ont cru. Il existe plusieurs catégories.

  • Les victimes, à savoir des gars qui mériteraient de faire un tour à la Fistinière pour se faire tester le Qi par Juan Carlos. Bin quoi? Les mecs aiment se faire taper sur la gueule et semblent résister à tout. Et puis ça correspond idéalement au parcours des victimes au collège qui n’ont appris qu’une chose : se faire exploser la gueule et serrer la main en disant merci pour la leçon.
  • Les mythomanes : les gars qui y croient tellement dur qu’ils arrivent à avoir une bande de copains qui font tout pour les conforter dans cette posture ; c’est là où on se rend compte que l’être humain est complètement con. Le plus drôle, c’est quand le mec se prend une branlée par le premier tocard venu se servant de ses poings.

Finalement, tout le monde veut être un bonhomme, une brute, un mec ou une bonne femme qu’on respecte, qu’on craint par sa force. Alors autant les pédales en salle de muscu qui croient être des balaises (alors qu’ils ne sont pas foutu d’encaisser un crochet de grand-mère) ne valent pas grand-chose, autant les rois du flegme façon La Chèvre ne sont pas les meilleurs non plus, façon je gère ma violence.

Gérer sa violence… plutôt gérer sa pétoche ouais. Lors d’une agression, chiez dans votre froc ou feintez une crise cardiaque, ça sera toujours plus efficace que de faire une tentative pathétique de bravoure mal assurée.

Chignolement votre,

La grand-messe à la Cogip

J’étais tranquille, devant mon écran au bureau, en train de me caresser l’entrejambe au rythme des soubresauts de ce fameux gif hulk_black_widow, quand soudain un carillon m’interpelle. Je viens recevoir un message dans ma boîte mèl, et par conséquent comme tout bon employé qui se respecte, j’interrompt immédiatement mon activité pour lire précipitamment le précieux courrier.

Roger Pétay, directeur de notre flamboyante Cogip, nous convie à la réunion annuelle stratégique. Et merde. Passer une matinée complète devant des powerpoint d’une autre époque, blindés de paragraphes denses et imbuvables. Chaque année, le taux de suicide augmente à cette période, et je peux vous assurer que ce ne sont pas les fêtes de fin d’année mais bien cette putain de réunion qui force les employés à se noyer dans le sommeil ou directement la tête dans les cabinets.

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Le big boss au maximum de son fun.

Cela étant, un paramètre m’interpelle : ce con de Roger a fait écrire son mail d’une façon fort différente de l’accoutumée. En effet, des symboles bizarres et une couleur plutôt joviale sont visibles sur des logos que je n’avais jamais vu auparavant. A côté, un texte s’adressant à nous en des mots étranges :

Damoiselles et damoiseaux,

vous êtes invités au grand oratoire de Messire Petay. Cette célébration sera accompagnée de ripaille et autres annonces qui, je n’en doute point, vous ferons danser la carmagnole jusqu’à la saint glinglin. Oudelali!!!!

Non mais sérieux, soit c’est un hoax, soit quelqu’un a taxé son Outlook, soit sa pute de secrétaire a trop sucer la coke au bout de sa cock (lol), soit cet énorme enculé a clairement pété un câble. Mais bon, on verra bien le jour-même.

Deux semaines passe, et c’est déjà le jour J. Interloqués mais curieux, les employés se pressent dans l’Auditorium loué pour l’occasion. La Cogip a mis les petits plats dans les grands, il y a même un buffet de petit déjeuner qui est pris d’assaut, avec des mini viennoiseries!!! En prenant un peu de recul, je me rend compte que le café, c’est de la pisse façon Starbeurk et la pâte feuilletée est aussi sèche que le vagin de ma nièce de 8 ans. Belle enculade pour commencer, mais tout le monde tombe dans le panneau et l’ambiance est au beau fist.

Nous rentrons dans la salle, et contrairement aux années précédentes, point de pupitre austère et autre projection de powerpoint laborieux, abondamment illustré par des captures de tableau excel et autres tonnes de texte. Une vidéo, agrémentée d’effets made in After Effect réalisés par un étudiant en communication visuelle, présente des images saccadées avec des mots qui viennent de partout, des enfants qui rient, sur fond de Cheap Trills, de Sia. Forcément, toutes les putes du service commercial commencent à tortiller leur petit boule moulé dans leur mini-jupes achetées chez Mango, en rigolant comme des cagoles. Les geeks frustrés de la DSI passent en les regardant par en-dessous, mais pas suffisamment pour voir leurs petites culottes. Les comptables, quand à eux, passent en collant contre le flanc leur sempiternelle chemise en carton bourrée de feuilles Excel obscures. Ça met quand même une bonne ambiance, à croire que 3 putes bourrées de cellulite qui fument 3 paquets par jour se dandinant sur la chorégraphie interprétée par une gamine de 12 ans moulée dans un panty à en faire bander un pédophile suffit pour ambiancer la salle.

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Vivement la prochaine, que Zaz’ soit invitée. En plus il paraît qu’elle prend pas si cher que ça.

Nous nous installons, la lumière baisse un peu dans la salle, le « aaaaaaaaah » de soulagement fait place à un silence plus scolaire qu’obséquieux. Une phrase nous invite à nous connecter sur la dernière application en vogue avec notre smartphone, pour répondre à un sondage en ligne, façon « Qui veux gagner des millions? ». Interactivité 2.0, frère.

« Quelle est la cravate préférée de Roger?

Réponse A : Verte / Réponse B : Orange / Réponse C : avec des pois / Réponse D : avec des petits avions »

Du coup tout le monde rigole. Il faut dire que Roger porte des cravates que sa vieille tante très malade doit lui offrir à ses Noëls ou ses anniversaires. Enfin, je ne vois pas une autre explication tellement elles sont laides, et que tout le monde se fout de sa gueule. Visiblement Roger sait faire dans l’auto-dérision, ça déride tout le monde et il est bon joueur. Finalement ce petit événement va être sympa, surtout si on est con et crédule.

Une présentation démarre sur l’avenir de la vente de photocopieuse, avec un jeune qui porte un turban et qui présente des slides minimalistes sur les imprimantes 3D, à grand renforts de boutades et de grands gestes avec l’accent bien orientale comme il faut. Oui, ce que je veux dire, c’est qu’il parle comme un lascar, du coup tout le monde se dit que c’est super innovant d’amener de la modernité comme ça, et l’assistance ne tient plus en place, on est au bord de la standing ovation.

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Icebreaker de la keynote d’Apple 2017 : « à ce moment-là, le curé dit à l’enfant de coeur : mets ta tête sous ma main, je vais te montrer le corps du Christ. ». Impayable.

Vient alors Roger qui rentre dans la salle, vêtu d’une armure lourde et d’une cotte de maille. Le jeune enfile alors une tenue de… de sarrasin, et défie Roger en psalmodiant des insultes dans une langue un peu trop orientale à mon goût, parce que faut quand même pas trop déconner avec les bougnouleries le manque de respect envers notre culture française. Roger dégaine une formidable épée, et fait mine d’occire le malandrin. Touché, l’arabe se roule par terre en gémissant et implorant le pardon de son pourfendeur, qui l’achève d’un geste ample.

Changement de slide, Roger prend la parole sur un ton chevaleresque, bombant le torse pour exhiber son fier écusson, aux emblèmes des croisés et de la Cogip. Il nous annonce que les pays du Moyen-Orient sont à la pointe de l’impression 3D, mais que c’est de la vilainnie et que nous allons leur montrer que l’impression classique laser a de beau jours devant elle. A grand renfort de chorégraphie habilement exécutées, de martèlement de mots clés et d’éléments de langage faisant pâlir un gouvernement après un conseil des ministres en plein 49-3, Roger fait exhulter l’assistance, notamment quand un geyser de flammes inonde la scène au rythme de ses vociférations. On se croirait presque au concert de Johnny au stade de France en juillet 2012, c’est pour vous dire.

Transition.

Après cette avalanche d’information en 5 minutes, il est temps de reposer les esprits, et une ribambelle de comédiens se pressent sur scène pour jouer une parodie de Kaamelot. C’est un carnage. Le jeu d’acteur est mauvais, pire qu’Yvain et Gauvain dans la nonchalence, et les textes ne sont pas maîtrisés. Tout le monde sourit jaune dans l’assistance, ne savant pas sur quel pied dansé. Au fur et à mesure que les textes sont récités comme une table de 5 durant le souper à la sortie de l’école, certains sortent leurs smartphones et commencent à diffuser les vidéos sur la chaîne twitter Malaise Télévision : quitte à se bidonner, autant que ça se fasse sur le Web avec le plus grand nombre possible.

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« Pour ma part j’étais super content, car j’adore Alexandre Astier. C’est une preuve de bon goût, voyez. »

Les présentations reprennent, et malgré la bonne volonté de  nos grands pontes à se dérider, ils redeviennent sérieux et austères. Et ce n’est pas l’intervention régulière de « Caradoc » (l’handicapé mental qui fait le ménage dans les bureaux le soir, laissant toujours derrière lui un bordel monstre et une traînée de bave ne laissant aucun doute sur son passage dans les bureaux) pour taper sur la tête des gens avec un sac à patates pour leur dire d’enchaîner plus vite qui change la donne.

Tsointsoin tagada, 1/2 heure plus tard tout est plié, en avant le buffet. A mon grand étonnement, l’assistance fait preuve de bienveillance, et n’hésite pas à gribouiller dessins, compliments et autres léchages de cul sur la grande fresque mise en place pour l’occasion. La foule est enthousiaste et énergisée par l’évènement, convaincue que notre entreprise va décoller au taquet. Et ça tombe bien, on est à la période où il faut choisir où placer son intéressement. Nul doute que ça va investir sérieusement dans les actions Cogip, vu la fureur provoquée par ce mouvement.


6 mois ont passé. Nous venons de nous faire racheter par la société n°1 de l’impression 3D qui décide de faire de notre boîte la plateforme offshore de support pour leurs nouvelles imprimantes qui cartonnent grave. Bordel, faire les arabes pour des arabes, c’est chaud quand même. Limite il va falloir prendre l’accent du bled et tout, en se faisant appeler Abdullah ou Mohammed pour pas choquer le client, plutôt que Robert ou Fernand ; les mecs à l’autre bout du fil vont pas trop être dupes je pense…

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Nos futurs bureaux 4.0. On va être bien.

Au final, la présentation n’était qu’un habile montage pour faire passer la pilule, et la moitié de l’effectif va se faire violer l’anus façon 2.0. Mais bon, on s’est bien amusés sur le moment, la forme y était donc on va pas en vouloir à notre cher patron qui savait tout depuis le départ, hein?

Et dire que je trouvais que la formule « j’accepte de me faire enculer, mais avec tendresse » était valable…

Chignolement votre,