Jul, une victoire volée comme son cross?

Ça y est : les victoires de la musique ont encore frappé. Vous savez, cette émission dont tout le monde se branle, hormis les spectateurs du Téléthon, de Miss France et de l’Eurovision. Ah, j’oubliais les profs de musique, ces victimes qui ont raté leur CAP boulangerie, qui ne voulaient pas bosser dans un restaurant parce que tu finis trop tard et que t’es obligé de regarder PSG-OM en replay alors que tes potes t’ont spoilé le résultat du match, et qui préfèrent se faire insulter dans une salle de classe par des élèves (qui n’ont rien compris à l’intérêt de la matière) plutôt que dans une rame de métro bondée, où le badaud, d’un regard fuyant, évite toute interaction sociale de peur de ressentir un malaise encore plus aigu que celui qui lui cisaille les entrailles à la vue de cette piètre interprétation d’« over the rainbow ».

Bordel, que cette phrase était longue, et sans véritable intérêt. Revenons à nos moutons.

Jul, c’est cet artiste qui fait exploser tous les records : vues sur youtube, ventes, morceaux produits… et ce en l’espace de 2 ans.

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Te déshabille pas, j’vais t’violer.

La victoire de la musique face à Kool Shen a terminé de mettre le feu aux poudres, et les haineux se sont bien évidemment emparés du sujet pour hyéniser la situation, en mode « Gims Bashing » tavu.

Bande de cons. Laissez-moi donc envoyer du texte bien gras pour vous expliquer un peu que vous faisez fausse rut, tas de bites trop sales pour être honnêtes. Mais dans le resspé.

Je vais donc à nouveau vous faire une brillante démonstration dont j’ai le secret, assortie d’argument bétons pour appuyer mes propos. Nul doute que vous sortirez illuminé à l’issue de votre lecture attentive.


Argument 1 : Jul sait pas chanter, il utilise Autotune.

Ah, l’argument Autotune. Vous savez, ce logiciel qui permet de corriger les voix qui défaillent, et font chanter juste le rendu final. Poussé à fond, il donne des sonorités assez « robotiques », et du coup les soit-disant puristes couinent en disant que ce sont les fils de pute qui utilisent ça. Et ils retournent écouter la doublure de Johnny en concert, histoire de se faire du bien aux oreilles.

Je coupe donc immédiatement court à cet argument fallacieux, puisqu’on est là sur un choix artistique, pas systématique mais effectivement fréquemment utilisé par Jul. y’a qu’à voir le phrasé qu’il débite, ça suffit à comprendre que le bonhomme est pas là pour s’écouter dans un logiciel, une main dans le benne à se malaxer les parties molles et pendantes.

C’est vrai les gars, vous avez raison, Autotune c’est de la merde. Même ces gros nazes de Daft Punk, habitués à sortir des étrons musicaux en pagaille, s’en servent.

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Auto-thunes. Hihi.

Argument numéro 2 : Jul privilégie la quantité à la qualité, c’est un pédé de vendu.

Forcément, quand un artiste sort des titres en pagaille, il fait de la merde dans le paquet. Bravo les gars : je suis d’accord avec vous. Mais bon, on peut pas être au niveau de Voulzy qui nous sort une merde tous les 20 ans pour retourner vivre sur son matelas de billets, ou Patrick Hernandez qui a réussi à sortir un titre dans sa carrière, et qu’on suce à toutes les occasion à ce sujet. Et puis au moins quand on écoute du Jul, on se fait pas chier comme un rat mort en attendant la fin du morceau (au pire on a envie de se crever les tympans, ça va plus vite.).

Il vend tellement qu’il file des albums gratuits. Ah ouais. Tous ses morceaux sont dispos sur youteube. Il produit tout seul, avec sa bite et son couteau, artiste multitâches (comme un KitchenAid, si vous voulez) et pas du genre à sous-traiter la moitié de ses compos, non non, et en plus il nous sort des sons très variés.

Alors ouais, parfois le résultat est pas génial, y’a souvent des remix, mais c’est un peu comme ton plombier qui te fait la salle de bain et le carrelage en même temps : le gars assure partout, besogne au taquet mais fait parfois des merdes. Mais au final c’est cool, tu le payes au black, et vu qu’il est portugais t’as acheté le carrelage au pays du coup il t’as couté 3 fois moins cher, et puis t’es sûr que si y’a un soucis il va revenir.

Jul, c’est le plombier portugais de la musique, façon débrouille sans embrouille.

Argument numéro 3 : il est moche, a une coiffure de merde et un gros cul.

Déjà quand j’écoute un morceau, j’évite de voir la gueule du mec sinon je suis à chaque fois déçu. Un peu comme quand je lis un bouquin.

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Hé Georges RR Martin, t’es gros, t’es moche, t’as des vêtements de merde et une barbe à la con hihi. Tocard, du coup je jette tes livres, ça doit être de la chiasse vu que tu ressemble à Jabba The Hut.

Sa coiffure? J’ai presque la même, donc je vais pas non plus trop critiquer, et comme je considère avoir bon goût, ça me va. Et puis entre nous, Hitler avait les cheveux longs sur les côtés, donc cette coupe de cheveux est encore acceptable.

Mickael Jackson, Barry White, Elton John… On peut même parler de Joey Starr, ou encore d’Akhenaton et sa moustache… que des artistes daubés, assurément.

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Akhenaton, moustache et textes qui fracassent.

Allez plutôt tirer dans la tête des candidats manquant d’authenticité de The Voice et autre Star Academy, ça nous fera un peu de bien de voire quelques guignols trop propres sur eux avec le crâne éclaté qui chiale devant un juré d’évadés fiscaux.

D’ailleurs le mec a de l’humour : quand Cauet s’est foutu de sa gueule avec son imitation, il a réagi spontanément en étant de bonne composition. Et il en faut, pour supporter Cauet avec une délicatesse que n’avaient pas les nazis en 40.

Note : deux points Godwin en quelques lignes, je me dépasse.

Argument numéro 4 : Textes d’enculé, et ses clips sont moches.

Tiens, typiquement j’en parlais avant, mais Jul se livre dans certains textes (Emotions, pour en citer un), et sort du sempiternel téci / mon crew / drogue / pognon / mylife de ghetto. C’est porter ses couilles de sortir dans un texte où il s’ouvre et donne son état d’esprit ainsi que ses doutes.

Après, on a des textes que ne renierait pas Cirdo, ça doit être le sud et le soleil qui tape bien sur la gueule. T’as reconnu le bruit de la Maset’, représente le tiek’ à 3 sur la selle. Ça parle du ghetto, et parfois effectivement la réalisation des clips l’est aussi par le côté cheapos.

Mention spéciale au clip en Y, qui m’a fait fortement me gausser (surtout quand il se benne comme une merde dans le rond-point, limite malaisant comme moment avec l’habillage GTA) et penser à tous les scoubites et autres motards que j’affectionne particulièrement. Car oui, l’univers du deux-roues semble cher à Jul, et confirme une chose : le casque au bol, non seulement ça ne protège pas, mais ça fait con.

Putain, que de liens, vite, une image pour soutenir mon discours et survendre cette idée d’une musique étoffée, dynamique, trépidante et autres synonymes excessifs que je pourrais employer.

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« J’suis sous vodka rigolons un peu / Moi j’monte pas, trop sucent des queues, c’est pas mon cas »… Marrant, sur l’image on dirait qu’il se fait pépon. Lol. Mdr. Pouce bleu, likez mon article et noraj.

Nous voici à la fin de ce texte d’une fort belle qualité, et maintenant vous vous dites… bin en fait, vous vous dites ce que vous voulez, personnellement je m’en branle complètement. Ah, merde, je vous sens déçu, là.

Je n’ai pas mis les pourfendeurs de Jul « en PLS », je ne terminerai pas par un « sans rancune » et autre formules à la con pour couper court à la conversation et donner le sentiment que celui qui les utilise gagne parce qu’il les dit le premier. C’est peut-être ça le sens aussi de cet article : savoir pourquoi on aime ou on déteste les choses, et pas uniquement hurler avec la meute ou se placer en défenseur des opprimés par principe.

Et rassurez-vous les rageux : pour Jul, il y en aura toujours deux qui le soutiennent, et trois qui l’enculent.

Chignolement votre,

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Photographes, chiens d’la casse

J’étais tranquillement en train de me caresser devant des photos coquines sur internet, quand soudain l’illumination m’est venue. Derrière cette avalanche de poses lascives et de chairs dénudées, il y a bien quelqu’un pour capter cette image.

Les technologies actuelles ont permis d’asseoir un véritable diktat du visuel, donnant à de simples observateurs le pouvoir de faire plier le monde sous leur volonté. Oui, rien que ça, et comme d’habitude, je ne vais pas faire dans la demi-mesure.

Comme le titre laisse subtilement entrevoir le thème, je ne vais pas parler des trous du cul qui se prennent pour des artistes avec leur perche à selfies : ce ne serait que donner trop de place à ces narcisses plus occupés à rater leur cadrage qu’à montrer correctement l’arrière plan salement masqué par un visage définitivement disgracieux. Je ne parlerai pas non plus des ignobles montages photos qui parsèment le web, tels les hommages insultants à Claude François qui n’ont qu’un objectif : donner du travail supplémentaire aux ophtalmologistes.

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Comme dirait Raptor Dissident : expliquez-moi cette merde.

Nous allons donc nous pencher aujourd’hui sur le photographe, cet être à la fois étrange et fascinant, et il est temps de traiter ce sujet vu que j’en suis déjà à 200 mots et que je n’ai encore rien dit. Le photographe, c’est le bonhomme qui passe son temps à vous saouler avec des termes techniques, et qui met 2 jours à faire un cadrage alors que t’es en équilibre sur une chaise avec une rose dans le cul pour faire rire les copains.

Le photographe est un gros snob. Tous les photographes sont des « passionnés », et dès que ce mot-là est évoqué, je peux vous assurer que derrière c’est typiquement le type de population qui en trimballe une sacré couche. Le vocabulaire, ça y va à fond pour justifier l’achat de matériel exorbitant et hors de prix. Putain, il y a la faim dans le monde et des connards d’ingénieurs passent encore leur temps à essayer d’offrir à des riches européens des « vitesses d’obturation » de plus en plus impressionnantes, ainsi que des « focales » qui claquent leur race, alors qu’en fait c’est pour prendre des photos du clebs dans le jardin le dimanche pendant que tu cuves sur ta terrasse. Tout ça pour la branlette du chiffre et l’impression de bénéficier d’une avancée technologique parce qu’il y a un petit chiffre qui change par rapport au matériel que t’as acheté l’année dernière et qui est déjà bon à jeter.

« Canon ou Nikon? », j’ai la réponse : on s’en bat les couilles. Ces guerres de clocher façon qui a le matériel le plus abouti alors que seuls les noms et la disposition des boutons change, ça ne sert à rien à part être pris pour un con et cracher au bassinet.

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Un débat passionnant, au même titre que l’hippopotame vs l’éléphant.

Le photographe lambda a une tête de con. Trop timide pour poser la question ou trop entreprenant pour que les gens accepte, il prend les photos en screud, façon « je suis un artiste qui veut capturer l’instant » mais en fait il cherche simplement des photos sur lesquelles se faire des veuves poignet. De temps en temps, j’éprouve un malin plaisir en voyant un des photographes sur le bord d’un match de foot se prendre un ballon dans la gueule. Pour un mec qui fait de l’observation son fond de commerce, c’est quand même un comble.

Le fin du fin, c’est le photographe qui se met en scène : merci mec mais t’es gentil, tu restes modestement derrière ton boîtier, tu cadres, tu appuies sur le déclencheur et tu fermes bien ta gueule.  T’as qu’à faire les fameux selfies que tu fustiges, tant que t’y es… Estime-toi heureux qu’on te permette d’assister au mariage de la cousine Cosette, avec un peu de chance tu trousseras une demoiselle d’honneur avant la fin de la soirée et en plus tu pourras même taper dans le gâteau. Sans compter que maintenant, tu réclames du flouze!

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Une magnifique photo. J’aime ce regard malicieux.

Autant les mecs avec des grosses voitures compensent inévitablement la taille de leur bite par les proportions excessives de leur engin, autant le photographe n’hésite pas à mettre la main au portefeuille pour acquérir les zooms les plus énormes. De là y voir un complexe phallique, il n’y a qu’un pas.

Bon OK, celle-là elle était facile, du coup on va taper dans le dur. Le photographe, par essence, n’a pas de couilles. Il va se planquer derrière son appareil pour tout un tas de raisons, on va en voir ici deux. On appelle ça au mieux du déni par intellectualisation, au pire de la malhonnêteté intellectuelle.


La démarche artistique

Magnifique écran de fumée, ça permet d’aborder n’importe quel sujet de façon détachée voire prétentieuse, et d’inviter le sujet à faire n’importe quoi. « Je suis passionné de photo sous-marine, et je te propose de venir participer à une de mes fresques dans mon studio privé. Je projette des images de fonds sous-marin sur ton corps nu, mais ne t’inquiète pas, ma femme est au courant. Par contre elle ne sera pas là quand on fera la séance, hein, lol. »
Du joli foutage de gueule.

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La photo, c’est bien l’occasion de mater des petits culs.

On l’a vu avec le calendrier Aubade, tout le monde ne parle que de l’esthétique mais finalement s’en tape complètement ; les mecs se pognent sur les photos, les meufs veulent se sentir belle et du coup tout le monde met la main au portefeuille et achète des ensembles à 150 boules pour avoir une baise un peu plus correcte que d’habitude. Et ça fait plaisir aux industriels qui se gavent sur le marché du sexe.

Le devoir d’information

Ah, ces courageux reporters de guerre. Plutôt que de filer un coup de main au gamin qui crève au milieu des balles, on préfère le prendre en photo et empocher le Pulitzer, c’est plus sympa. Et puis merde, ça fait prendre conscience aux cons qui se doutaient pas que la guerre ça tue, du coup c’est à eux de gérer maintenant qu’on les a informés. Pas bête, ce petit processus de responsabilisation.

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*clic* Voilà les mecs, j’ai fait mon taff. Maintenant, veuillez envoyer des graines pour oiseaux histoire de résoudre le problème.

Comment? vous ne comprenez pas ce qui choque? Ah, bin on va faire comme eux.

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Le mec qui a pris cette photo a bien balancé ses potes comme une baltringue.

Ce qui est amusant, c’est que dans notre société, on s’appuie énormément sur les images, c’est ce qui fonctionne le mieux. Les memes sur internet, les photos « choc » pour illustrer un article, tout ça passe forcément plus facilement qu’un texte de whatmille lignes parfois bien écrit. Mais comme tout toi aller vite et être facile d’accès afin de s’approprier au plus vite l’information, on passe finalement son temps à courir dans tous les sens sans jamais rien approfondir. Zapping!

Ce mode de fonctionnement est en parfaite adéquation avec les « marchands de mort » qui vivent sur nos émotions (principalement la peur) pour gagner leur croûte, bien servis par nos amis les photographes qui sont véritablement la main du diable en ce monde. Terribles instruments du mal, ils se délectent sur nos carcasses tels des vautours, enfonçant leur cou noueux entre nos côtes pour fouiller nos viscères et en extraire notre matière organique, si précieuse et si vitale.

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Les instruments de musique

L’autre jour, je me suis rendu compte que l’industrie pornographique s’essoufflait plus qu’une actrice de hard au bout de son troisième deepthroat : pas de renouvellement, toujours les mêmes scènes qui reviennent encore et encore, telles un va et vient frénétique de mon poignet le long de ma troisième jambe. Las des usures précoces qui rongeaient mon frein, j’ai découvert par hasard un univers incroyable, et établi depuis bien longtemps, avant même que le pron soit à la mode dans les années 70 (bin ouais avant, on baisait pas).

En allant au Grand Théâtre de l’Opéra Mescouilles, j’ai eu le plaisir d’assister au concert philarmonique de Berlin (ces allemands, ils savent faire autre chose du porno ou guerroyer, finalement) et ça m’a fait vibrer l’entrecuisse. Putain, toutes ces meufs avec des binious dans la bouche, j’ai failli exploser sur place tellement j’en pouvais plus.

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J’y mettrais bien ma bite à la place de la flûte, huhu.

Non mais sérieux, là, c’est une évidence : les musiciens sont des putains de vicelards ! Il suffit d’observer une clarinettiste en train de souffler dans son instrument favori pour y voir un acte qui mettrait au garde à vous le plus ramollo des capitaines. Et la saxophoniste en train d’utiliser sa valve à salive, raaaaah. Tous les instruments à vent de la musique classique ont, semble-t-il, été inventés par des obsédés, tant leur utilisation ne laisse aucune ambiguité au doute. J’imagine également le luthier, le regard dans le vide, hagard et concupiscent, en train d’imaginer son futur violon entre les doigts délicats et agiles de Linsey Stirling, tandis que de la main droite elle imprime des va-et-viens  vigoureux de l’archer sur les cordes. Oh oui oh oui, agace-moi le bout de la bisogne, cassedédi au Violongay.

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Lindsey, je t’aime. Joue-moi un rigodon! Ou j’te mange le mulet!

Stradivarius, MÔssieur violon, était super renommé à l’époque. Pourtant c’était un putain de pédophile, et il ne fabriquait pas des cordes faites à base de chat, si vous voyez ce que je veux dire. M’enfin bref, vu qu’il faisait du chouette matos et qu’il avait des jolis cheveux, on lui disait pas grand-chose. Charles Trenet aurait du marcher dans ses traces, en léchant plus de culs que de bites, ça lui aurait mieux réussi niveau emmerdes avec les condés.

La palme de l’instrument grotesque revient incontestablement à la guitare. Allons, ne soyez pas dupe : vu sa forme et la manière de s’en servir (en BANDoulière), nul n’est censé ignorer que c’est finalement une énorme bite à cordes. Et là, bizarrement, tous les connards qui vous raflent les gonzesses avec 3 accords d’Oasis sur Wonderwall (putain mais même un hémiplégique atteint de diarrhée et d’épilepsie peut jouer ça!) perdent immédiatement leur statut de mec intouchable. Ils ne font finalement que gémir en se tripotant le manche : c’est complètement digne de René et son imperméable à la sortie de l’école qui essaye de t’aguicher en te présentant son appendice rougi par le froid et vraisemblablement hors d’usage. Niquez vos mères et mes couilles sur vos fronts, bande de sales chiens, la prochaine fois que je drague une meuf ça sera en me branlant, tout en fredonnant Sunday Bloody Sunday, je suis sûr que ça va marcher!

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FAP FAP FAP FAP FAP FAP

Le pire, c’est que les plus « grands » guitaristes façon Hendrix ou Knopfler sont reconnus pour leur branlettes monumentales en public, genre je te joue un morceau d’un air super inspiré et je me tire sur la corde pour faire style je te sors un son qui pète, ou je rajoute une note par-ci par-là histoire de faire style (#répétition) que ma masturbation est plus originale que celle d’avant. Mais lol, vous valez pas mieux que Kévin qui se tire sur l’élastique dans sa chambre en silence. Enfin si, un peu mieux, et j’y viens.

Donc OK, on est tous d’accord que je viens de montrer, en 4 paragraphes plutôt maladroits (en même temps si tu cherches de la littérature, t’as qu’à traîner ailleurs que sur des blogs de merdes, ou alors tu vas lire des vrais livres comme par exemple ceux écrits par Marc Lévy ou Arlequin), que les artistes sont des gros pervers qui sucent/se branlent/whatever en public, soit. Mais alors le comble, c’est ceux qui font semblant. Non parce qu’attend, avec une teub dans la bouche c’est pas simple de jouer la grosse Truite de Chouvert ou la cinquième symphonie de Biteauvent, hein. Par contre, faire semblant comme un putain de golmon, ça revient vraiment à se fapper en public. Et là, les gars, on ne va pas parler de Wii Music, ça serait trop facile. Non parce que déjà, le mec a l’air déjà con sans rien faire avec sa gueule à baffes et sa coupe de cheveux de merde, alors si en plus on lui demande de faire semblant de jouer de la batterie tout seul devant un parterre de monde, c’est limite fait exprès. Non, on va donc parler d’un phénomène encore plus trendy que la tectonic ta mère (trop easy comme blague, je te l’accorde, mais je t’encule quand même) : le air guitar.

Le air guitar, mais sékwadon? C’est très simple. Prenez un con fan de rock, avec une bande son qui déroule derrière, façon Johnny ou Céline Dion, mais quand ils sont fatigués ou qu’ils passent à la télé. Mettez le con au milieu de la scène (oui, parce qu’il y a toujours une scène, c’est l’esprit rock, frère) et laissez-le s’imprégner de la musique. Le résultat est sans appel : le macaque va gesticuler dans tous les sens, en mimant une masturbation frénétique, complètement calquée sur des « chorégraphies » visionnée sur des K7 vidéo en noir et blanc de pauvres concerts punks copiée d’un copain qui vit dans un squatt et qui n’a pas l’électricité. Le pire, c’est qu’il y a des championnats du monde de branlette : les mecs s’entraînent à faire semblant pour décrocher le titre. Et ils s’entraînent dur, oh putain, mais oui, cette mongolance atomique, l’apogée de notre société qui récompense l’inutilité, en la valorisant complètement. Nos ancêtres chasseurs de mammouths et autres tigres à dents de sabre doivent se marrer, au paradis des sans dents qui puent de la raie des fesses. Et le public est là, en train d’apprécier la gesticulation masturbatoire d’un blaireau qui n’a jamais réussi à atteindre son ambition de devenir un vrai musicos, et qui fait le singe façon youteubé moyen.

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Se maquiller avant de se branler, c’est une riche idée.

Vivement les concours de air football et consorts histoire qu’on se fasse plaisir visuellement. En même temps,si on réfléchit bien, il y a des mecs qui ont bien inventé le air work depuis des lustres : meilleurs vœux, les cheminots!

Chignolement votre,

Maitre Gims, ce génie.

C’est amusant de voir comment fonctionne notre société. J’étais en train de me balader sur twitter en espérant tomber sur une série de gif bien salaces histoire de me vider les bourses (et ensuite le cache de mon navigateur, #tropdiscret) quand je suis à nouveau tombé sur l’expression de la vindicte populaire et de la meute de hyènes qui se jette sur la pauvre antilope déjà bien amochée. Et là, la bonne grosse trique que m’avait refilée Jennifer en passant devant mon bureau est vite retombée pour faire place à l’indignation : something is wrong on the internet, et je me dois d’y remédier.

Vous n’êtes pas sans noter que l’artiste très populaire, j’ai nommé Maître Gims, s’en prend plein la gueule en ce moment. Et c’est pas juste, leave Meuh-Guy alone (moui moui c’est son surnom officiel de pseudonyme).

Il y a les petits malins qui vont sur des plateaux télé pour vomir gratuitement leur haine (ouais, c’est un article sur Le Point, et alors? Je t’encule, je choisis les sources que je veux) au lieu de faire un blog aussi populaire que le mien (#noraj les jaloux, j’en suis à 500 000 vues par jour) et de frapper un grand coup pour relancer leur carrière. Ouais, un grand coup comme un singe qui te casserai trop les couilles et qui mériterait une bonne branlée façon hôtesse de l’air. Hahaha dans ta gueule, connasse, ça t’apprendra à te promener le cul à l’air. Dans ta cage.

Il y en a d’autres qui préfèrent se la jouer parce qu’ils ont appris à jouer au clair de la lune avec un bontempi et qui étalent leur science façon merde sur le paillasson grâce à youtube, histoire de faire du fric gratuit (vive la pub, frère) en attaquant non pas une fois, mais bien deux, le même artiste alors qu’ils se targuent de ne pas faire d’acharnement.

Donc ça triquite Maître Gims sur son pseudo et sur la qualité de sa musique, avec des petites phrases dignes des pets de roquet qu’on peut entendre, à peine étouffés, dans la bouche des connards de fils de putes que sont les animateurs de talk-show. Interrogeons-nous déjà sur le pseudo : a-t-on déjà critiqué Prince, Queen ou encore Saian Supa Crew parce qu’ils ont des pseudos un peu « ronflants »? N’est-ce pas la le propre d’un artiste de créer un personnage un peu extravagant, un fantasme ? Admirez comment je maitrise les questions rhétoriques qui coupent court au débat, mais vla bien. Et j’enchaîne : faut faire rêver quoi, sortir de la banalité, comme ces connards qui croient faire de la chanson à texte parce qu’ils gardent leur nom de merde (Jean-Joseph Delmier) et caser des noms célèbres dans les chansons pour faire genre je crée un univers alors que je sais pas chanter. Cherchez, y’a plein de mecs de ce type. Donc voilà,on se calme sur le pseudo, sachant que les 3/4 des trouducs qui critiquent n’en on pas un mieux. Hein, pokemondu38 ? Suce mes couilles et je risque rien vu que t’es majeur depuis janvier donc tu peux passer légalement à l’acte, mdr je t’ai cassé lol.

Passons maintenant aux textes. Je ne suis pas certain que l’interprète de « Ma Benz » puisse ramener trop sa fraise à ce sujet. Démonstration sur les 40 premières secondes de la chanson : cris rauques, mention des noms des artistes. « Laisse-moi Zoum Zoum Zen dans ma Benz Benz Benz que crois-tu OUAILLE t’enflammes pas ça m’rend dingue dingue dingue ». Putain ça c’est du texte, bravo les gars, vous pouvez aller expliquer à Maître Gims comment faire rimer des texte, parce que là, Benz et Dingue, ça va pas DU TOUT ensemble. Et je ne parle pas de la vacuité du propos qui n’intéresserait même pas un singe en cage. Allez, passons à du sérieux.

Source Wikipedia : « La rime est en poésie un jeu d’homophonie entre des phonèmes répétés à la fin de plusieurs vers (c’est une forme d’homéotéleute). La rime est ainsi constituée par le retour de sonorités identiques, à commencer par la dernière voyelle tonique et des sons consonantiques qui la suivent s’ils existent, à la fin d’au moins deux vers. »

Putain, ça fait 3 fois que je relis ce texte et je bite rien, hormis que ça doit sonner pareil à la fin d’au moins deux vers. Par exemple, prout et croûte, ça rime. Enfin, je crois.

Sauf que c’est où Meuh-Guy exprime tout son talent non pas dans l’écriture, mais bien dans l’interprétation de ses chansons. Sa voix si caractéristique lui permet de créer des rimes qui n’auraient pas lieu dans la bouche d’un autre, via des vocalises et envolées lyriques. Voix qui a été raillée par des petits rigolos avec une certaine intelligence, mais bon, quand t’es bon il faut rire de soi aussi, alors Gims, keep cool. Poursuivons.

Exemple sur Est-ce que tu m’aimes : « J’étais censé t’aimer, mais j’ai vu l’averse / J’ai cligné des yeux, tu n’étais plus la même /Est-ce que je t’aime? J’sais pas si je t’aime »

ECHAIQUE2RIME§§§§ gueuleront les fanboys de monsieur Lien Vers Le Soleil, mais la virtuosité du Maître fait qu’il enchaîne directement sur Est-ce, ce qui rend l’ensemble très proche d’averse, et ça passe comme dans maman un jour de paye, bam, dégagez les rageux. Bon après ok, le texte c’est de la merde, c’est de la chanson d’amour à la con mais bon, hein, faut pas pousser non plus, 90% des artistes font ça (statistique officielle de l’INSEE, section vbtfe). Donc tu t’adaptes à l’air du temps, hein.

Musicalement, on est sur du très haut niveau (contrairement à la vanne qui circule sur l’unité de mesure de la musique de merde) : Meuh-Guy aime bien la guitare, les chœurs et le fait savoir, ça rajoute un côté très chaleureux à son rap de qualité. Les petites touches très subtiles de métallisation de sa voix grâce à Autotune… quoi, vous avez un problème avec Autotune? Ah, sous prétexte que c’est Maître Gims, faut que ce soit de la merde, c’est ça? Par contre pour encenser Daft Punk y’a du monde, et ils font dix fois pire niveau arrangements, c’est dire le niveau de contradiction des détracteurs qui s’expriment avec tant de virulence. Niquez vos mères bien fort, et au lieu de sucer des bites de robot préférez celle d’un renoi 100% authentique, au moins vous serez sur de la flûte de peau de qualité et pas de la cigarette électronique pour bobo asthmatique, tas de pédébiles.

Les contradictions dans les textes ? oktamer. Certes, mais lui au moins c’est pas comme Jeauny, il écrit ses propres textes. Et il les chante aussi, noraj trololo les faux motards et les cuirs-moustache qui kiffent notre idole des jeunes. Et puis on n’est pas toujours à 100% les gars, même si Meuh-Guy peut faire péter des textes qui claquent de manière sanglante, avec l’appui musical qui va bien. Voilà, la messe est dite.

Et puis on peut dire ce qu’on veut, mais les textes de Maître Gims seront toujours plus inspirés que les slogans des cheminots partis manifester.

Chignolement votre,

Le stand up, un art nazi

L’autre jour, alors que je cherchais mes mouchoirs au moment suprême histoire de pas en foutre plein le clavier et que ma meuf se rende compte que je me branle devant mamiesalope.com, j’ai eu le malheur de cliquer sur une popup de pub. Et bim. Je suis tombé sur l’antichambre de l’humour, j’ai nommé une vidéo promotionnelle d’un comique de stand up. C’est là que j’ai fait un black out.

2h après, quand j’ai repris conscience, j’étais allongé sur le sol, la tête dans la corbeille à papiers pleine de mouchoirs amidonnés et le pantalon aux chevilles. Un peu comme les épileptiques quand ils regardent une émission de variétés (outrancière en termes de couleurs criardes), mon cerveau a été saturé par les images de ce terrible « one man show ». Bref, j’ai eu quelques explications embarrassantes à donner à ma copine qui m’a retrouvé la merde au cul, mes sphincters ayant lâché sur le choc.

Mais revenons-en à nos moutons. Prenons la définition de l’humour : c’est grosso modo distordre la réalité pour faire rire. Le comique, c’est la personne ou les éléments qui visent à distraire ou amuser le public. Le stand up, c’est ne pas faire rire les gens et entretenir le malaise social durant toute une séance, malgré les efforts de l’être qui gesticule sur scène pour tenter d’arracher un sourire gênant au public venu là parce que c’est happy hour. Rien qu’à la conclusion de ce paragraphe, on a déjà une belle démonstration comme quoi le stand up n’a rien à voir avec l’humour ou le comique. C’est dire si je suis brillant, poil au gland. Et pourtant, les gens désignent souvent le pauvre type sur scène comme un humoriste : aux « gens » je vous réponds « tas de cons, revoyez la définition et on en reparle ».

Note : Admirez le cadrage du sujet ; avec une telle précision, si vous n’êtes toujours pas jouasse je vous invite à vous laver la rondelle avec du white spirit histoire d’ambiancer vos hémorroïdes.

Le standupiste, c’est à dire le mec qui fait du standup, est la preuve même de la règle « on peut rire de tout mais pas avec n’importe qui ». Effectivement, il est très difficile de rire avec le standupiste ; par contre il est très facile de rire de lui, tellement il est pathétique. Cette personne, généralement recalée au concours de chauffeur de salle ou ambianceur chez Nagui (c’est vous dire leur faible niveau intellectuel, un peu comme les cheminots qui se sont fait refuser successivement l’armée -manque d’intelligence- et de la Poste -manque d’efficacité- ), tente, au moyen d’un travail excessif au niveau de son phrasé et de ses expressions faciales, de vous arracher un sourire parce qu’il a lu une fois dans Femme Actuelle que le sourire était communicatif.

Note : Putain, j’ai utilisé le mot travail pour cette saloperie de cloporte de la société, gavé au statut d’intermittent. Et en plus j’avoue à demi-mot que j’ai lu au moins une fois Femme Actuelle : tout se perd ma bonne dame.

Bref, la plus grande partie de sa préparation se fait durant des repas de famille où tout le monde se fait chier. Ou encore avec ses amis qui n’osent pas lui avouer la triste vérité comme quoi au lieu de vouloir être une star, il ferait mieux de se suicider, et sur les rails du train de préférence, histoire de faire chier les cheminots. Et comme il n’a pas beaucoup d’ami, le standupiste s’entraîne tout seul devant son miroir, ou à la rigueur devant sa webcam : il faut dire que c’est tellement la merde qu’on ne voit pas la différence entre le résultat final et la vidéo publiée sur internet. J’extrapole peut-être un peu mais quand je vois des bonhommes vêler leurs étrons directement sur youtube, je me dis que se sociabiliser un peu et s’humilier dans un cercle un peu plus réduit, ça ne serait pas une perte. Histoire que toute ta vie ne soit pas foutue au point que tu passes pour « le con de la compta qui se croit drôle à raconter qu’il a mangé au restaurant chinois la veille, avec l’accent qui va bien ».

Car oui, autant j’admets qu’il faut des ballz (ou être suicidaire, voire inconscient… bref être con quoi) pour se produire en public et oser donner toute cette énergie pour faire rire avec une préparation aussi lamentable, autant je m’interroge fortement sur les textes. Sans chercher trop loin, on peut facilement faire un algorithme tout con qui permet de générer un pattern de stand up à réutiliser partout. Démonstration, vous allez mourir de rire si vous aimez le stand up (ce qui n’est du coup pas possible).

Introduction : là c’est quand le mec entre en scène.

« Salut tout le monde! Ca va bien? »

=> Bon déjà le fils de pute (ou la fille hein, y’a aussi des meufs qui pratiquent), tout qu’il est, oriente sa question, on le voit venir tout de suite. Quelle que soit votre réponse, l’animal a prévu sa parade à base de « super on va passer un bon moment » ou « Bin c’est pas grave, on va passer un bon moment ». De belles promesses, aux innocents les mains pleines.

« Bon bin moi j’ai la méga pêche! »
=> OKtamayre, ferme ta gueule et enchaîne, ça se voit déjà assez vu que tu bondis partout comme un macaque avec le sourire du Joker.

Ice breaker : là le mec tente un truc, généralement pas drôle, histoire de casser le mur du malaise social avec le public et de se faire (enfin) des copains.

« Hé y’a des gens dans la salle qui < truc de merde pas original> ? »

=> Généralement, le truc de merde pas original dont il parle c’est habiter dans la ville d’à côté, ou être d’origine landaise par exemple. Ou auvergnate, hein, j’ai rien contre les auvergnats, sauf quand ils sont nombreux. Bref, le but est que les mains se lèvent, que les personnes se sentent à l’aise et s’identifient à un groupe, tout en dynamisant leur énergie en participant à un questionnaire digne de la maternelle. De la merde en barre. Moi je demanderai plutôt si y’a des gens dans la salle qui se sont tapé la mère de quelqu’un, là on se bidonnerait grave. Surtout si ladite génitrice est dans la salle, ark ark ark.

Le pitch : généralement sous la forme d’une question formulée de manière rhétorique, le tocard essaie d’inclure le public via constat d’un élément ancré dans la réalité.

« Hé, je suis sûr que vous avez remarqué que … ?  » / « Moi ça m’embête beaucoup quand je vais… , pas vous? »

=> Belle tentative, on voit que t’as bien lu le livre « communiquer pour les nuls ». Sauf que là, le sujet c’est généralement la brosse à dent qui tombe par terre, et rarement le fait de se branler en cachette. Du coup c’est difficile de faire rire à partir d’une brosse à dents, à moins de l’introduire dans l’orbite d’un enfant, par exemple. Et de touiller très fort.

« Ma brosse à dent, je frotte horizontalement, verticalement mais bon, faudrait tourner et on n’a pas le bras fait pour ça. Imaginez si j’étais un Playmobil, ça serait encore pire! »

=> Le néant.

« Y’en a qui ont joué avec des playmobils durant leur enfance? « 

=> tentative pathétique de rassembler, 1 minute après le début du spectacle.

« Ah bin y’a que des vieux alors. »

=> Vieux ressort qu’est l’autodérision, en tentant d’inclure les gens sur un truc tout pourri.

« Halala!!! Vous êtes comme moi!!! »

=> Ta gueule. Tout le monde a déjà fait tomber sa brosse à dents, pas la peine d’en faire un lien social et de s’enthousiasmer. Giedré l’a très bien parodié dans sa chanson « On fait tous caca » d’ailleurs, et elle au moins elle est drôle. Et puis on a envie de la baiser, elle, pas comme toi qui ne ressemble à rien.

Ok, j’ai été un peu lourdingue pour démontrer que le standupiste use et abuse de moyens de communication merdiques afin de tenter d’interagir avec le public ; je m’adapte aux lecteurs de ce blogs qui sont aussi des tanches qui ne comprennent rien à rien, et puis ça leur sollicite les connexions neurales. Bref, les techniques sont peut-être nombreuses, mais elles sont toutes aussi pathétiques, surtout quand elles sont amenées avec l’adresse d’un gorille qui aurait des moufles.

Passons maintenant aux thématiques stériles généralement utilisées par ces connards… enfin, on va du moins passer à la pire d’entre elle, c’est l’humour communautaire. Que ce soit l’humour régional ou ethnique, c’est de la merde. En gros, c’est même plus se creuser la tête pour acquérir le public : on tape direct dans la private joke, qui ne prend que si le public… est déjà acquis. Attention, explication lourdingue numéro 2 incoming, mais bon, ça va passer passer comme papa dans un maman un jour de paye.

Imaginez la situation : vous êtes en réunion. Pendant que Bernard (qui a passé 3h à préparer ses slides powerpoint tous moches avec des images de chatons) vous détaille les capacités de progression de l’entreprise sur le secteur mondial des slips herniaires à grand renforts de graphiques mal détourés, Robert, votre collègue en face de vous, vous envoie un texto. Vous lisez le message : « Zzzzzz ». En levant les yeux, vous remarquez Robert qui, après vous avoir adressé un clin d’oeil, bascule la tête en arrière et fait mine de ronfler (discrètement). Vous pouffez de rire, et Robert aussi, team building+2 paire d’enculés. Arrivé  à la maison et revigoré par ce grand moment de lolade, vous racontez la blague à votre femme, en espérant que votre enthousiasme va lui faire écarter les cuisses en fin de soirée : « Haha chérie! Tout à l’heure en réunion y’avait Bernard qui nous faisait une présentation soporifique, tu sais comment il est Bernard… non oui Bernard, tu sais, le chauve qui pue de la gueule… non chérie, Fred c’est celui qui louche et qui est con comme un balais. Voilà, Bernard, oui, le chauve. Donc Bernard nous fait une présentation soporifique et… hihi! tiens-toi bien… hohoho! Bernard nous parlait de notre marché des slips en pleine expansion et .. hahaha! Robert m’envoie un texto AVEC DES Z§§§§§§§ MUHAHAHAHAHA ». C’est à cet instant précis que votre femme décide de divorcer car vous n’avez pas vu tous les signes avant coureurs, et qu’en plus vous avez fait de l’humour de bureau tout en riant à votre blague (double combo). Bin ouais ducon, tu crois quand même pas qu’elle allait ne serait-ce que sourire à une blague qui te fait marrer dans un contexte particulier parce que c’était décalé sur le moment. En plus, c’était vraiment une blague de mecs complices comme s’ils se suçaient la queue en soirée corporate. Et enfin, tu racontes comme un standupiste, à savoir mal et en riant à tes blagues en pensant que ça sera communicatif, alors que c’est pathétique, un peu comme ta carrière et ta vie de couple. Vie de couple qui vient de se terminer, dois-je te rappeler.

Note : il y a une double blague dans ce paragraphe. Robert mime le fait de dormir, en anglais c’est « sleep » et ça se prononce comme un slip, mais ça tu l’avais pas compris connard. Comme quoi c’est normal que ça soit Robert qui fasse l’homme et que t’aies jamais réussi à l’enculer.

Il est à présent temps de conclure cet article flamboyant et criant une vérité à qui ne saurait l’entendre. Il est de bon ton, pour le standupiste, de terminer son intervention par… du rien. Généralement, une histoire, un voyage, une aventure, un récit amènent toujours à une conclusion. Là, fuyant la créativité et cherchant à rompre brutalement le contact avec le public qui est loin d’être hilare, notre comédien va lâcher la phrase magique : « C’est tout pour moi! »et se barrer immédiatement. Au début, on peut penser que c’est pour laisser le public au paroxysme de son hilarité, mais il n’en est rien. Cette technique correspond à ce qui a été mis en place pour les inspecteurs du permis de conduire : éviter de se faire péter la gueule à l’annonce du résultat. Ainsi, le standupiste fuit littéralement la scène pour éviter de se retrouver face à 3 applaudissements mesurés et gênants, voire divers jets de bouteille et autres tentatives de sévices corporels bien mérités. Bref, de l’instinct de survie basique, et aucune confrontation à la réalité qui permettrait une prise de conscience et peut-être une amélioration.

Maintenant je vous laisse méditer pour que jamais, au grand jamais, un standupiste ne puisse officier nulle part. Il en va du respect des artistes et de l’humour. Et pourquoi nazi me direz-vous? J’en sais rien, c’était simplement pour faire du godwin facile, faut dire que je les trouves moins marrants que papa Schultz, c’est dire. Et le premier qui fait un parallèle entre la construction de mon texte et celui d’un mec qui fait du standup, j’appelle Morsay.

Chignolement Votre,

Arsenal 187, un collectif créatif

Il est toujours bon de disposer d’un solide réseau social pour deux raisons. La première, c’est pour se plaindre que les gens postent de la merde sur leur vie pourrie. La deuxième, c’est pour tomber parfois sur des perles qui nous rassurent sur le fait que les gens sont des cons et qu’on est plus intelligents qu’eux. Ou aussi de se taper une branlette devant une petite vidéo coquino-porno discrétos, entre deux photos de la crémaillère du cousin Blaise.

L’autre jour, un de mes « amis », Baptiste, sur Facebroute a posté cette vidéo, en moquant les interprètes de ce clip somptueux. Et encore une fois, l’analyse de cet « ami » (à qui j’ai pété la gueule IRL depuis) est tombée à côté, un peu comme les détracteur de l’excellent Cirdo dont j’ai déjà parlé.

33 coups a été longtemps conspuée pour sa réalisation cheap : il n’en est rien. Les membres d’Arsenal 187 (DDC Pulko et Nico) se sont associés pour accoucher d’une perle, volontairement tournée avec les moyens du bord. Ce choix artistique rend encore plus authentique cette œuvre et le propos qu’elle souhaite porter au plus haut.

L’introduction, somme toute assez classique, pose le contexte : qui sont les interprètes, où l’action se passe. C’est la ville de Bordeaux et sa région qui sont présentées, avec des plans « caméra à l’épaule » et tournés en voiture, pour appuyer la nervosité du propos. On voit de superbes coins, de la rambarde de la Rocade aux voitures stationnées dans les rues de la métropole. Putain, ça claque direct. Et là, le son monte pour finalement nous laisser découvrir DDC Pulko qui crache direct un rap sans équivoque : « Dans la région aquitaine on te baise […] », appuyant ses propos par une gestuelle aussi instinctive que travaillée. Dans vos gueules les rageux, ça commence très très fort. D’autant que la subtilité de la réalisation a échappé à beaucoup de monde : au début on voit le magnifique port de la Lune, subtil allusion au fait qu’il baise les rageux par le cul, et jeu de mot lune/cul par la même occasion (cf. mon père avec son expression « allez hop, le suppo il va dans la lune! » à qui je répondait « ouais, bin pas la peine de le pousser avec ta bite. »).
DDC continue à rapper bien sauvagement, avec la Rocade qui défile en incrustation à l’arrière. Les talents du pilote dynamisent le tout, et les cuts bien sauvages appuyés par des changements vestimentaires de nos rappeurs accompagnent la sauvageries de l’ensemble. Ça claque, d’autant que le texte est ciselé, quoi qu’un peu moins entraînant que le texte de Cirdo. Encore 5 minutes de bonheur, je suis en transe.

Le courage de l’engagement politique de nos deux rappeurs/militants renforcent le sérieux du propos, et tourne en dérision le pouvoir alors en place (la marionnette des Guignols, une idée de génie, dans ta gueule sarkozy!!!). Faut avoir des ballz pour faire ça quand même, les mecs imposent VRAIMENT le respect.

55 secondes de vidéo, et le problème de synchro labiale a été réglé (à moins que ce soit un effet volontaire du début de la vidéo pour rajouter une impression de volontaire du spectateur… ça serait exceptionnel). Nico 33 reste stoïque, amplifiant le décalage avec la brutalité de Pulko. Ses bras sont verrouillés contre son corps, rajoutant une communication gestuelle sur le côté défensif de nos bordelais et le fait qu’ils ne vont pas se laisser faire face à ces mecs qui viennent mettre le ouaille dans la ville sans la connaître vraiment. Ici, les mecs, on est pas des pédales, on a Juppé quand même.

« On te défonce, aux Quinconces ». Putain ce que c’est couillu, limite faudrait du bromure pour contenir la turgescence de la phrase. Les Quinconces, c’est une grande place très fréquentée, et oser se rebeller face à un mec qui vous prend à partie dans cet endroit, c’est risquer le fait de subir une injustice et de voir la maréchaussée vous reprocher d’infliger une réprimande bien locale aux enculés qui vous ont cherché des poux dans les couilles; autant vous dire que le propos est très bonhomme, ça pose les ballz sur la table. Après avoir fait référence à Gégé, qui est bien connu dans le coin comme étant un dur à cuire, Pulko vante l’élite intellectuelle (« on n’a pas de golmons ») et la nécessité de travailler dur (« on a besoin de ronds »), tout en s’appliquant à faire rimer son texte.

Transition, et on passe à la vie nocturne très animée des quais de Paludate, où il y a « toujours des bastons ». Bon ok, les coups de poings ne sont pas super bien exécutés pour appuyer les propos, on sent l’intention mais Pulko n’est pas boxeur, seulement rappeur donc faudrait  se calmer un peu et fermer vos gueules. C’est comme si on demandait à un cheminot de travailler : même s’appliquant, il ferait pas ça bien vu le peu de pratique qu’il a.

Il faut savoir être objectif, et le premier impair de la vidéo se fait entendre : « le stade Chaban Delma ». Bon, déjà à Bordeaux on prononce les S, ça serait « Chaban Delmassse« , et en plus comme il commence à péter les couilles le stade, les vrais l’appellent encore le stade Lescure, donc là l’engagement politique en prend un coup; c’est un peu pédé comme prise de position, j’ai du mal à comprendre comment un artiste aussi rigoureux a pu se rater comme ça.

« quand on gagne, y’a embrouille/ quand on perd, y’a embrouille/ quand y’a match nul, y’a embrouille,/peu importe le résultat y’aura toujours une embrouille » : ça c’est l’esprit les mecs. On se laisse pas faire, le ton remonte aussi tôt et le petit faux pas de Chaban Delmas est vite rattrapé. A 1’38, c’est parti pour la dédicace somme toute classique, pour les rappeurs locaux : ce type de clin d’œil est toujours sympa, si ces connards de l’office du tourisme pouvaient s’en inspirer ça serait quand même mieux. Après, on fait le tour de toutes les cités de banlieue bordelaise où y’a du mouvement et de l’identité : Cestas et Bazas notamment, où ça pue vraiment entre les orteils par moments quand y’a du grabuge, mais normal, « c’est du rap ».

Et là, vla le refrain qui claque : « les rageux => 33 coups / les haineux => 33 coups / les balances => 33 coups / les salopes => 33 coups / les racistes => 33 coups / les jaloux => 33 coups / les boloss => 33 coups / et les traitres => 33 coups « . Magistral, filmé en plan serré, façon selfie badass, le message est passé, vous êtes prévenus… et sans laisser le temps de respirer, c’est Nico qui prend la suite, dans un style plus différent.

Nico est saignant dans son phrasé, on sent le mec qui a vécu. Ça tranche, ça taille direct, le mec fait une parodie de chorégraphie pour se foutre de la gueule des baltringues qui lui cherche l’embrouille, et pose direct ses couilles sur le clip, en mode je baise vos gueules. Trop badass putain. En parlant de baiser des gueules, « à la gare Saint Jean y’a les putes, elle me font une turlutte » : l’air de rien, cette phrase est un pied de nez à la religion (se taper une pute devant Saint Jean) et à ces connards de cheminots (tenez les mecs, vous en prenez deux dans la caisse aujourd’hui, mais bon, hein, c’est pour toutes les fois où vous branlez rien, pas comme les putes… vous avez compris ou il vous faut un dessin?). Couillu je vous ai dit.

« Au match des Girondins dans le stade, les meufs me prennent le gourdin ». Nico est tellement chaud qu’il risque de tabasser à lui seul le gradin entier, donc autant vous dire que les nénettes sont à l’affût pour rentrer avec leur mec à peu près en état, c’est pour ça qu’elles agissent. Et histoire de se calmer, il va faire du drift en kart, bon c’est pas hyper perf de faire glisser le kart et mieux vaut éviter la dérive sinon on perd de vitesse de passage en courbe, après il est rappeur, pas pilote hein donc allez rager ailleurs, les nains qui font vroum vroum dans votre caisse pour compenser la taille ridicule de votre bite.

Une petite pub pour son album glissée dans le clip, c’est très court et pas très subtil mais bon, vu qu’on en a toujours pas vu la couleur on ne peut pas lui en vouloir. Allez, ça enchaîne : « il y avait, un bossgo à la Japan Expo » avec une photo de lui. Ca tombe un peu de nulle part, j’ai l’impression que la vidéo prend une drôle de tournure; cette impression est confortée, on passe du stade Chaban et de la paix entre les supporters au fait de fumer un spliff à Bordeaux (avec un petit conseil santé)… et sur une scène où il se fait masser par une meuf trop cheum sur un fond rose. C’est quoi ce délire? Là j’ai pas pigé, à moins que ce ne soit pour illustrer le fait de fumer et de dégueuler derrière, ce qui expliquerait le tout.

Refrain numéro 2, puis on enchaîne sur le règlement de compte avec ces fils de putes d’anonymes qui se croient tout permis sur le web parce qu’on sait pas qui ils sont alors qu’en face à face, ils ferment bien leur gueule, il regardent leur chaussures et ils font un ulcère dans leur trouille/rage contenue. Pédés.

« Tu veux baiser ma meuf je vais baiser ta mère », ça c’est envoyé. On passe de l’intention de l’agresseur à l’action de l’offensé, c’est vraiment bien écrit. Et là le traître en question, il ramasse bien comme il faut, avec une éjac dans sa bouche à la fin pour qu’il puisse plus parler. Muhahaha, c’est bon ça.

Troisième refrain, on vante l’activité débordante autour de la drogue et des meufs. Mouaif, un peu classique à mon goût, mais ça fait vraiment classe quand même de balancer ça (on ne peut pas innover tout le temps). Un petit tour sur les spécialités locales (les putes notamment, on y revient, et le pinard).

Rafale finale, fermez le ban, tout est dit, emballé c’est pesé. Merci, franchement, MERCI de relevez le niveau des artistes locaux et surtout, surtout, MERCI de m’avoir donné un bon prétexte pour péter la gueule à ce niqueur de chèvres de Baptiste qui n’avait décidément rien compris. Et pour les autres, bien apprenez à analyser une vidéo avant d’ouvrir vos gueules et beugler avec la masse. Niquez-vous, mais bien.

Chignolement votre,

Cirdo les putes elles écartent

Cirdo, du plaisir à l’oreille

L’autre jour, en cherchant dans mon navigateur internet Firefuck une petite vidéo bien coquine histoire de me taper une petite branlette avant de quitter l’open space, je me suis rendu assez vite compte que mon site préféré (Youfap) était bloqué par le service informatique. Qu’à cela ne tienne, et pensant que mes capacités incroyables en stalking allaient me servir comme tout bon utilisateur de google qui sait taper les bons mots clés (pute, écarte), je suis tombé sur un artiste qui mérite sa place au panthéon des plus grands hommes français.

On va donc parler de Cirdo, qui s’appelle en fait Simon-Robert (les noms composés, ça fait toujours bourge), a décidé un beau jour de nous régaler avec ses petits copains en s’adonnant à la musique et en composant un morceau aussi savamment achalandé que la marchandise d’un de ces emmerdeurs au marché qui veut vous vendre des fruits bios alors qu’on ne boufferait pour rien au monde leurs brugnons riquiquis bourrés d’asticots. Mais je m’égare.

Allez, attaquons direct par le visionnage : Cirdo : y’a qu’les putes qui écartent (oui oui, c’est le titre)

Oui oui, vous avez bien lu le titre de la chanson, rien que ça, ça donne envie.

Le clip démarre sur une mise en abîme, on voit le putain d’artiste qui a réalisé le clip, déjà ça envoie du lourd. Deux jeunes sont en train de matter « le dernier clipe du déhaire », et putain ça a l’air de déchirer sa maman, mais vla comme il faut. Donc on fait comme eux et on commence à téma ça tout pépouze, histoire de se faire bien plaiz, sisi t’as vu. Bon ok, j’admets en voyant les gosses au début, je me suis dit que le porno commençait bizarre et que j’allais bientôt recevoir un coup de fil de l’administrateur info, mais finalement non, en fait c’est vraiment un clip musical, garde la pêche. Allez, c’est parti pour 4 minutes de pur plaisir littéraire, ouvrez vos esgourdes.

Bon alors au début y’a du bon son, frère, avec quelques interjections façon on est des violents parce qu’on fait des mots de moins de 3 syllabes. Vache, le Cirdo ça a l’air d’être un putain de bonhomme, le plan en contre plongée en fait une montagne façon Hafthor Julius Bjornsson (la référence façon je sais trop chercher sur google pour faire un bon mot), on n’a pas envie de se frotter au loustic. Allez vas-y Simon-Rob, envoie la suite.

Bon, direct ça enchaîne, façon plans coupés de 2 secondes maxi au rythme du bordel qui sert de musique, avec du texte qui envoie pas des masses des trucs compliqués, genre les paroles de la macarena mais en plus vénaire, tavu. Bon par contre y’a la choré qui va avec, ça claque bien, on peut faire ça devant le miroir façon mâle alpha ou devant Violaine, ta collègue de bureau qui est un peu frigide mais que tu peux espérer souiller à la fin de la soirée corporate (mais par derrière, hein, elle a une sale gueule et puis le lendemain vous seriez trop gênés pour vous regarder dans les yeux sans penser aux 30 secondes de coulissages le long de sa cuisse parce que t’as pas trouvé l’orifice. Putain je fais des rimes, merci Cirdo).

Là y’a le pote à Cirdo, casquette/binocles qui commence à rapper, mais vla correct. Il est bien agressif et ça doit pas être un suceur de bite, car il articule comme si y’avait un truc qui l’agaçait dans sa bouche. En plus le mec est balaise, il change presque de fringues toutes les 2 secondes (remember le rythme de réalisation), mais a toujours le swag. Contre-plongée staïle + gestes agressifs, frère. 1 minute de bonheur déjà, et malheureusement c’est là où le clip s’effondre, je sais pas ce qu’ils ont merdé ces cons.

Déjà les figurants derrières sont nuls : aucune énergie pour soutenir le bordel des copains qui mouillent le maillot devant, rien. Les mauvais analystes diront qu’il y a une progression pour faire monter la tension, je leur répondrai plutôt d’aller se faire enculer. Ensuite on commence à sentir l’amateurisme et le manque de moyen, ça pue le bénévole Téléthon puissance mille (comprendre : j’ai plein d’idées de merde mais vu que c’est pour la bonne cause j’y vais à fond).

A 1’10, c’est le drame : le cascadeur tente un drift et fait une espèce de vieux dérapage pourri, et se retrouve à l’arrêt. Le réalisateur est bien emmerdé, se retrouve à devoir gérer ça au montage en cuttant, mais personne n’est dupe. Les gars, ça se la raconte façon rodéo et poursuite de flics, mais derrière rendez le truc crédible et prenez un vrai pilote, pas votre vieille mère. Je demande pas un Sebastien Loeb mais quand même, on n’y croit pas une seconde.

10 secondes plus tard, j’avais un petit espoir et je me suis dit qu’il y allait avoir une petite scène de torture porn dans un caveau, mais bon, forcément, à peine la main dans le caleçon j’ai du me rendre à l’évidence, encore des baltringues. Le mec se fait bien secouer et poser sur la chaise, correct. Là on attends la branlée, la baston quoi!!!! Mais non, refrain, les srabes qui agitent mollement un drapeau en posant devant un 103 SP sport, la contre-plongée qui est sur-utilisée. Bon là Cirdo, va falloir aller le dégommer ce mec dans la cave!!!

Mes collègues commencent à me regarder bizarrement alors que la torture commence : enfin!! Et là, mais de la merde en branche. Incroyable, le mec de droite balance un front kick de mauviette, tellement mauvais qu’il recule alors qu’il frappe. Sérieux les gars, quand vous allez foutre le dawa lorsque Le Banner va boxer à côté et que vous balancez des chaises dans la gueule des spectateurs, apprenez au moins deux trois trucs qui sont montrés sur le ring avant de partir en vrille. C’est vraiment de l’amateurisme, même mon grand-père à qui il manque une jambe fait mieux que cette fiotte.

« 84 matricule /J’ai le flow qui t’encule /qui veut clashe ma bite son cuuuul ». On repart encore une fois sur du texte ciselé et rappé correctement, qui sauve un peu l’ensemble, mais ça ne suffit pas. Le caméraman se fait tellement chier qu’il filme un TER. Un TER Putain!!! Non mais sérieux, même le réal’ et son équipe craquent. Enculé, j’ai envie de me buter.

Bon, les mecs font style de balancer un cadavre  sous le TER, ça va encore gueuler niveau cheminots qui vont se foutre en grêve, ces putains de feignants comme quoi ils vont devoir faire des heures normales payées pour travailler vraiment. Les copains de Cirdo allument un feu à main, c’est un peu dla merde, n’importe quel marin sait faire ça, je vois pas ce qui fait rebelle là-dedans connard, donc tu ranges ton feu d’artifice et tu rentres chez toi jouer à la poupée dans ta sœur.

Après, y’a des scènes qui tournent un peu au délire onirique, genre un pitbull qui défie une 106, un mec qui effrite ses crottes de nez dans sa main (WTF sérieux!!!)… et un mongol déboule et fait un gros wheeling avec un SV 650. Putain, mais la moto de poireau sérieux, aucune crédibilité. Ils auraient pu prendre un truc qui fait un joli bruit, qui pousse vraiment et pas une merde de bicylindre made in Suzuki pour les blaireaux qui viennent de passer le permis. En plus ce connard a du faire déjauger le cylindre arrière avec son wheeling, ça m’étonnerait pas qu’il ait serré le moteur après la prise et que le monteur (encore lui!!) ne doive cutter à nouveau et tenter de s’ouvrir les veines suite à ce nouvel évènement merdique dans le tournage.

3 minutes, on se fait chier comme des rats morts à regarde ce clip, d’autant que ça bouge pas depuis le début hormis des tazons qui font coucou à la caméra dans les derrières, façon « je passe sur TF1 je vais faire le golmon pour en parler à la récré demain ». La seule progression dans cette histoire, c’est celle du curseur de la vidéo qui tend inexorablement vers la fin. Mais quel gâchis artistique sérieux.

S’en suit un final grandiose : le mec en Sucekiki qui repasse en wheeling, un tazon en mobylette qui tente de faire pareil, le mec qui tente de burner avec une Twingo et qui… serre le moteur. OK ta mère. Maquillage à l’aide Paint4Vidéo : une explosion de merde histoire de faire style « on fait pétav la turvoi kouzin ». La tarlouzerie atteint son extrême : un mec fait un saut de main flippé je sais pas quoi, façon tapette de gymnaste. Mais on est où là!!!

Bon finalement j’arrête là, le reste n’est que recyclage de ce qu’on a vu jusqu’à présent, avec ajout d’effets spéciaux DAUBESQUES et de filmage de la police municipale à un cédez-le-passage. Waw les mecs, z’êtes trop des rebelles, et ça finit avec les mômes qui se cassent après avoir kiffé la vidéo. Bande de débiles, apprenez à avoir du goût, et pas en léchant des culs, ça éduque pas les papilles gustatives.

Je ressors donc frustré de cette recherche internet : moi qui m’attendait à faire cracher le cyclope, j’ai terminé à grands coups de poings dans la gueule à cette grosse pute de Violaine, qui m’a demandé pourquoi j’étais aussi ronchon. Faut dire que même si le clip est daubé, le son reste de la pure gerbe bien rageuse, et même si on n’entrave pas l’arabe ça claque du poulain comme il faut : après avoir écouté la chanson pendant une demi-journée, j’étais un peu agacement, alors forcément un mot de trop s’est terminé par le geste de travers. A moins que ce ne soit l’inverse.

Chignolement votre,