Je blague

Préambule

Oui, ça fait presque 3 mois que je n’avais pas publié d’article, mais bon, j’avais autre chose à foutre et puis vous savez, l’inspiration c’est comme la qualité : on a du mal à la trouver, et parfois quand on pense tenir la perle rare, on est finalement déçu. Une remarque au passage : ce n’est pas une métaphore avec le fait de se taper une petite asiatique, donc calmez-vous. La Chine n’est plus l’usine du monde, donc arrêtez ces amalgames outranciers, bande de fils de pute.

Du coup je vais peut-être changer un peu mon style. Mais bon, ça je verrai au fur et à mesure que mon texte s’affiche sur l’écran.

Droit dans le sujet

Assumer. Un bien grand mot actuellement, où l’heure est plus à la tricherie et le chacun pour sa gueule, tout en restant bien « drwadansébotes ». On ne va pas parler de politique, mais plutôt de machine à café.

On se fait plaisir à la COGIP comme d’habitude, à rigoler autour de la dernière bourde par mail de la secrétaire qui A TAPE CORDIALEMENT EN MAJUSCULES MDR, du coup on l’appelle la dactylo hahaha putain c’est marrant. Et puis y’a aussi Jean-Huber qui, l’autre jour, a fait les photocopies, mais en recto-verso du coup Charles-Henri est venu dans son bureau à l’autre bout du bâtiment parce qu’il comprenait pas pourquoi le texte était imcomplet (parce qu’il avait pas tourné les feuilles looooool). Du coup ça fait 3 mois qu’on rigole sur ces trucs, ça met une bonne ambiance.

Et l’autre jour, la secrétaire de direction s’est vu son bureau rétrécir. On a remarqué ça du coin de l’oeil, du coup on osait plus trop faire nos blagues, parce que ça pue quand même, elle a sans doute perdu en grade. Nous on bosse dans les open space à 4 dans un espace qu’elle a pour un, mais on s’en bat les couilles parce que comme ça on peut parler tout en bossant, et puis on peut se jeter des projectiles au visage, comme des balles en mousse ou des mouchoirs roulés en boule et pleins de sperme. L’éclate.

Mais bon, ça fait chier pour Jeanne-Emmanuelle, du coup elle doit avoir les boules. Alors tout le monde y va de son petit mot pour la remonter, selon son style bien entendu, mais sans aborder le sujet de front parce que, ho, c’est manquer de tact : certains déboulent dans son bureau et lui envoient une boutade du type « hé dis donc, qu’est-ce que t’es serrée, au fond de cette boîte, elles chantent les sardines? Et qu’en disent les aromates? », d’autres s’inquiètent un peu plus et viennent lui dire que c’est dégueulasse ce qu’on lui fait, qu’on est de tout cœur avec elle mais que bon, c’est l’heure du café et de la pause Twitter donc on arrête la conversation et repartons avec la satisfaction du devoir de solidarité accompli.

Ça fait à présent 3 semaines que dure la situation, et tout le monde y va de son petit mot, y’a même José du syndicat, celui qui parle bien (parce que, lors des meetings, même quand il fait des phrases dans le micro crachotant t’as qu’une envie c’est de l’applaudir alors que t’es de droite et que t’aimes pas les feignasses) qui a dit que c’était un manque d’estime de la direction des salariés et un message très négatif envoyé à leur encontre, dans le contexte social actuel. Putain j’ai rien compris, mais j’ai applaudi quand on m’a répété ça à la cantine, le plateau à la main. Dommage que José ait pas été là, il aurait apprécié.

Et puis un jour, y’a Marc-Gérard qui se pointe dans le bureau de Jeanne-Emmanuelle et lui tint à peu près ce langage : « Salut J-E, dis donc, tu le prends pas mal pour ton avancement la taille de ton bureau? C’est quand même pas normal qu’on te fasse ça! ». Le commentaire de trop :  Jeanne-Emmanuelle a pété un câble.

En fait, la réduction de la taille du bureau était de sa propre initiative, pour permettre à une nouvelle embauchée de disposer d’un espace confortable pour s’installer, et pas un coin de bureau temporaire généralement réservé aux stagiaires étrangers du Magreb, qui n’ont que ce qu’ils méritent dans le contexte actuel pour les français caucasiens qui se lèvent tôt et qui se font spolier leur système social par des gens incapables de négocier correctement leurs conditions de vie chez eux.

Tout le monde était parti dans son interprétation de la situation comme quoi J-E subissait, et personne n’a posé la question directement. Magique.


Voilà, tout de suite c’est la lolade, on fait des blagues, on s’indigne, on gueule parce que c’est pas juste, en sortant parfois du bon mot histoire que ça soit sérieux au fond, mais pas trop quand même. Et finalement, c’est de la merde, un peu comme phrase précédente qui veut tout et rien dire, mais surtout rien au final parce que c’est trop risqué.

Le nombre de situations à la con par jour de ce type, c’est infernal : « ton fils est pédé? bin ferme bien la douche quand t’es dans la sale de bain alors. […] Ca va, je rigole, allez, un peu d’humour!!! »

Sous couvert de l’humour, on pense tout faire passer, et finalement on traite le sujet avec tellement de légèreté qu’on peut en oublier le sens initial de ce qu’on voulait faire passer. A force de « troller », comme disent les gens des internets, nous ne sommes plus capables de discerner le vrai du faux dans les propos, l’ironie du second degré et à l’arrivée, nous ne sommes plus que des caricatures de nous-même : on devient le connard dont était censé se moquer en adoptant une attitude excessivement désinvolte, qui, finalement, ne sait que rire grassement des sujets les plus graves sans jamais vraiment apporter une réflexion.

Vache, que cette phrase est sérieuse, vite, un peu d’humour pour faire passer ça aussi facilement qu’un préavis de grève au point syndical des cheminots.

Cela étant, c’est aussi révélateur d’un manque de couilles de certains : plutôt que de se dire les choses, on va plutôt attaquer à la rigolade, et voir comment ça tourne (#rattrapageauxbranches). On peut revenir facilement sur du sérieux si c’est possible, sinon, un bon vieux « je blague!! », même si c’est pas drôle, permet de faire tout passer, comme ça t’es jamais pris en défaut, t’as jamais tort, tu gênes pas vraiment en fait vu que t’es pas sérieux. La solution ultime à toute forme de communication compliquée en somme, un peu comme le c’est pas faux de Perceval.

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Les apparences sont sauvées, même si tu ne comprends jamais rien.

Quelques exemples, rajoutez je blague si ça tourne mal et vous comprendrez vite :

« Ça te dit de tester la sodomie ce soir? / ah mais c’est dégoûtant!!!! / <insert je blague here>« 

« Hé, balance pas ton papier par terre/ Ca va, de toutes façons on sera mort quand la planète sera pourrie / Non mais tu ne respectes rien là!!!! / <insert je blague here>« 

« Alors, comme ça t’as un cancer? Je pensais que t’étais Verseau! HAHAHAA / […] / <insert je blague here>« .

Vous voyez, ça passe plus ou moins bien, un peu comme une bite de noir dans un nouveau né. Non mais je blague, hein.

Chignolement votre,

Millenials : la génération des fils de pute

Mes amis, la planète est sauvée.

Finie la croissance verte. Terminée également la décroissance, et ne parlons plus de la consommation de masse, tout ceci, c’est du passé. Le salut pour notre économie et notre planète va en passer par la nouvelle génération, et pas des moindres.

Si vous êtes passés à côté du « phénomène » des millenials, c’est soit que vous êtes aveugles, vieux et con, soit que vous vous en branlez, et c’est une sacré erreur. Comme je suis un mec sympa, je vais vous faire un petit rappel.

Les millenials, c’est la génération qui a débuté dans les années 80 et qui, selon le slogan, est la génération la plus nombreuse de l’histoire de l’humanité. Dit comme ça, ça impressionne vachement, on sent le rouleau compresseur, la génération qui a une force de frappe presque aussi impressionnante que la Waffen-SS en manœuvre, c’est pour dire. Mais attendez la suite.

Autant les blousons noirs, les beatniks et les punks ont fait trembler la société (dans une certaine mesure, parce que maintenant les punks, à part être des fils à papa qui boivent des bières avec leurs clebs à la sortie du Makdo, ils ne font plus peur à personne, à part peut-être aux gens qui ont peur de finir comme eux et préfère s’enfermer dans un vie de merde bien tranquille), autant les millenials donnent trop envie aux entreprises de se faire du pèse sur leur dos.

C’est une génération « hyper connectée », qui va « arriver sur le marché du travail dans les 5 ans » et qui va « révolutionner l’entreprise ». Les gros mots comme « uberisation » de l’économie vous saoulent? Ce n’est pas fini avec ces petits connards, et vous allez vite comprendre pourquoi c’est bien dommage de ne pas s’être tapé une bonne guerre depuis les années 80 pour calmer toutes ces tantouzes et réduire un peu les effectifs, ainsi que leur esbroufe un tantinet trop insolente à mon goût. Bon ok, le phénomène est mondial parce qu’il parait que les nouvelles technologies et ces nouveaux moyens de communiquer sont transcontinentaux, mais quand même, avec les fils à papa qu’on a par chez nous, c’est quand même bien facilité quand Teddy-Arsène réclament le dernier 3310 à la mode parce que tous ses copains en ont un et que papa et maman craquent pour pas que Teddinou soit triste et isolé dans son cœur.

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Amusant de voir que chaque génération est capable de se renouveler dans les looks à la con. Par contre la recherche sur le bon goût n’avance toujours pas, et ça c’est bien triste.

Hyper connectée, ça signifie que ces petits mongoliens ont forgé leurs connaissances et leur culture à grands coups de SMS et de Wikipedia : autant vous dire que ça ne pisse pas haut. En est venue cette magnifique vague de purge que sont les sites de rencontre, où t’es un produit mis sur le marché et que tu ne vaux que par ce prisme séducteur à la con, réduisant ta personne à un formulaire digne d’une déclaration d’accident auprès de ton assurance, sauf que là y’a une photo, c’est tellement « 2.0 », mon pote. En clair une idée pas con à la base, mais comme d’hab conçue par des primates rigides du bulbe qui n’ont toujours pas compris que les individus se résumaient pas à une bête analyse systémique et un cumul d’informations stériles. Et quand tout ce petit monde vit à base d’échange épistolaires dignes des pires poésies produites par des gamins de 8 ans, on comprend mieux pourquoi Hollywood et ses scénarios indigents sont passés autant sous silence (en témoignent les nombreux blockbusters qualifiés de « phénomènes »).

Putain, et dire que ce système de mise en relation est codé par les pires handicapés sociaux du monde, à savoir les informaticiens. Faudra que je me les fasse un de ces quatre, ces connards-là.

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C’est grâce à ce genre de mec qui votre profil adopteunmec ne vous permet pas de serrer de pouliche. Rassurant, non?

Mais revenons à notre génération d’étourneaux qui vont là où le vent les porte : grâce à leur super connexion et le pouvoir de leur réseau, ils vont être trop balaises et tellement engagés. Y’a qu’à voir le nombre de militants qui… ah bin merde, en fait ça partage 3 merdes sur leur mur Facebook à base de citations de cassos emprunté à des anonymes auxquels ont a collé un portrait d’un personnalité (JFK, Bob Marley, Saddam Hussein…) pour appuyer le propos, ça s’indigne de façon anonyme dans les commentaires du figaro et pousse la gueulante sur fond de #rebellion, car ouais mec, derrière l’ordinateur ou en groupe on est trop des oufs, mais dès qu’il faut aller casser du poulaga à mains nues quand il fait 12,5°C, y’a plus personne et on préfère tranquillement aller farmer à WoW ou se faire tailler une pipe par Emilie, cette grosse chiennasse qui a attrapé tout le monde au bahut, y compris les pires maladies vénériennes. Ou du moins imaginer se faire pépon, parce que faire marcher le ciboulot pour inventer des univers de merde plutôt que de forger la réalité comme un bonhomme qui se respecte, c’est plus compliqué.  Regardez les rassemblements type Japan expo, ça vous donne une idée de l’étendue des dégâts de la popularisation des mangas et autres jeux de rôles japoniaisant.

Et puis « nuit de boue » c’était sympa pour faire les cons et boire des coups en ne respectant pas le couvre-feu, mais au final ça ressemblait beaucoup à chez René où on refait le monde sans jamais avancer autre chose que son bras pour une poignée de cacahuètes supplémentaires. Et puis t’es pas payé à rien foutre, contrairement à l’assemblée nationale où ça se gave tout en prenant des postures ou des jetons d’absence.

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« Nuit debout, c’est nous qu’on l’a inventé mon gars! Ça fait 50 ans qu’on refait le monde ICI tous les jours! 50 ans d’engagement mon gars, et on est fidèles au poste! »

Bande de petites merdes. Faut dire qu’elles ont été élevées par une génération qui n’a pas connu la guerre et qui a foutu l’économie en vrac pour des années et qui vient vous expliquer que, ho, quand on veut on peut et que pour avoir du fric, faut s’en donner les moyens et accepter de manger un peu de merde avant d’accéder au Saint Graal. Bref, acceptez de bosser gratis et après on vous donnera du boulot une fois qu’on aura confiance : métiers de merde et enculade de stagiaire garantie, sans compter les CDD de merde enchaînés.  Ah, et demandez pas pourquoi tu travailles sinon ça va mal se mettre.

Là est la dualité de l’affaire : d’un côté on a des petites chiures qui veulent pas en branler une et ne pas se faire exploiter comme tous ces connards d’ouvriers, de l’autre ces petites pédales veulent que tout leur tombe tout cuit dans la bouche, un peu comme les romains de leur temps qui passaient leur journée vautrés dans leur canapés à se goinfrer de couilles d’oursins en gelée et autres saloperies que nos industriels de l’agroalimentaire ne renieraient pas tant qu’on peut marger à 30% dessus. Autant vous dire qu’on est mal barrés, étant donné qu’on ne maîtrise pas encore la génération spontanée de matière sans effort, à part peut-être quand on a vraiment une grosse envie de chier.

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J’imagine d’ici les marins et les restaurateurs 3.0 gueuler parce qu’il faut se coucher tard ou écailler le poisson en notant mal leur employeur pour condition de travail difficile. C’est pourtant ce qu’il faut pour avoir son saumon à 23h dans l’assiette, petit enculé.

Cette impatience (joli mot pour décrire une génération de pourris gâtés qui n’a pas le moindre sens de l’effort) se traduit par des besoins de vivre des « expériences » en permanence : voilà pourquoi les vendeuses dans les magasins sont aussi salopes et aguichantes malgré leur quintal et leur bac -5, et qu’on se tape de la musique trendy à la con pendant des heures quand tu cherches un slip herniaire à ta taille dans des environnements hyper lumineux et aux couleurs aussi criardes qu’un plateau télé sur NRJ12. Bientôt on va se taper des boulangeries dans le même style, où le fait d’acheter sa baguette sera une véritable expérience personnalisée, où tu pourras choisir ta baguette à la con sur fond de Sia avec limite des putes qui dansent en arrière plan. Ah, excusez-moi ça existe déjà, ça s’appelle les boutiques à bagels, sauf que là le pain est troué à grand coups de bite.

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La personnalisation de masse à la boulangerie, ou comment proposer des pains dont personne ne veut avec des noms à la con, genre « trifouillette ». Putain, et dire qu’on est dans le futur.

Et ouais les mecs, autant les branleurs d’aujourd’hui ne souhaite pas se bouger les couilles pour faire quoi que ce soit, autant derrière on se fait plaiz avec l’économie 3.0 et on t’élimine comme un vulgaire cancrelat si t’as oublié de dire merci à un mec qui vient de te prendre pour 2,5€ de viennoiseries (soit 40 croissants, hein mon Copé) en te notant mal et en faisant fermer ta boutique de fils de pute qui sait pas être commerçant parce que t’avais tes règles ce jour-là. Attendez les mecs, on a affaire à des sérieux clients, des mecs qui veulent du sens, qui sont prêt à dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas et à tout chambouler, d’la folaille en somme. Bon par contre, se dire les choses en face et dans les yeux, c’est pas possible, mieux vaut prendre le monde à témoin et te couler la gueule dans le béton, commentaire dégradant à la clé, ça fera une petite vengeance par rapport au prof de maths qui jugeait ton raisonnement « erroné, dénué de sens et sans logique apparente ». Génération petite frappe décomplexée, on s’assume derrière le groupe qui lui a de l’impact, en balançant un pavé par-dessus la masse.

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Marie-Odile, contrariée, en train de faire éjecter de son poste Jean-Basile parce qu’il ne lui a pas fourni de sac pour son plug anal.

On en revient à un mouvement qui a des intentions sans s’en donner véritablement les moyens. Comme quoi le monde change, mais n’évolue pas vraiment. Si ça se trouve dans quelques années ils voteront tous à droite après avoir été anarchiste à 15 ans, feront des gamins et penseront qu’à leur gueule et leur putain de placements bancaires pour pérenniser leur capital à la con, tout en fustigeant le fait qu’on paye trop d’impôts à la con et que ça aide pas pour payer les traites du Scénic. Comme leurs parents en somme, sauf que là leur syndrome de Peter Pan les poussera à faire ça à 40 ans, en même temps que le divorce et leur coming-out.

Gangrenés par son manque de moyens intellectuels (le niveau zéro de la réflexion, stimulé par un système éducatif, informatif et parental en panne, ce dernier ayant déjà eu du mal en son temps) et bouffés par un hyper-marketing qui les a déjà formatés dès le plus jeune âge à se faire enculer en consommant en masse, les millenials forment la plus grosse génération ouverte à l’auto-sodomie.

Je ne sais pas vous, mais je trouve que ça sent littéralement la merde, quand même.

Chignolement votre,

Les marchés de Noël

La période actuelle est propice aux discussions autour des fêtes : « T’as fait tes cadeaux? Vous allez manger où pour Noël? C’est pas un peu consumériste comme fête? ». C’est fascinant de voir l’enthousiasme pour cette période froide et morose, quand les chefs d’entreprise mettent la pression à leurs salariés pour poser leurs congés et boucler leur bilan comptable (on n’embauche pas avant l’année prochaine, noraj les fdp), quand les sans abris crèvent par milliers dans les rues parce que ça caille et quand les juifs et les musulmans s’en tapent complètement, parce que pour eux c’est Noël tous les jours diraient nos amis complotistes.

Fort heureusement, l’être humain qui sait, au fond, être bon et surtout tirer partie de la moindre possibilité de rentrer de la caillasse, a eu la riche idée d’organiser un commerce particulièrement lucratif, notamment dans les grandes villes. Je veux parler des marchés de Noël, mais dois-je vraiment le préciser dans la mesure où le titre aguicheur vous a amené à cliquer par milliers sur cet article, même si je dois l’avouer que ce titre est pas assez putaclic comme tous les articles de merdes qui paraissent sur le web parmi les sites à morandiniouzes tout daubés, oui que cette phrase est longue mais au fond je vous encule?!

Note : j’aurai très bien pu coller un titre rigolol, genre les « marchier de Noël ». Vous avez échappé au pire.

Toujours est-il que ma grosse femme, hypée par les discussions de bureau et le concours de bite social permanent à la machine à café, vient me voir alors que j’étais en train de me branler dans mes chiottes. Derrière ma porte, et sachant que j’ai attaqué en même temps l’expulsion de mes matières fécales, elle m’interpelle pour que je me sente dans l’inconfort : en effet, quoi de plus terrible qu’au milieu d’un cigare, un sursaut vous amène à couper votre crotte?

« Chérie, y’a le marché de Noël en centre-ville, on pourrait y aller ? Il y a plein de stands très mignons. »

Mignon. Ce terme usé jusqu’à la corde par la gente féminine est tellement galvaudé qu’il en a totalement perdu son sens. La preuve? « Regarde ce petit chemisier, il est tellement mignon! » Regarde cette maison sur la colline, elle est trop mignonne! » « Regarde ce petit bébé, il est trop mignon. ».

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Ah il est… mignon.

Du coup, je me méfie, mais bon, si c’est pour m’éviter de terminer ma branlette alors que mon caca est semi-tombé et bénéficier d’un gobage de ma grosse tige en soirée, je peux faire l’effort.

On part donc en transport en commun, parce que c’est trop le bordel pour aller en centre-ville en caisse. Aux abords du marché de Noël, nous remarquons déjà les décorations qui émerveillent petits et grands, mais également les clochards et autres punks à chien qui jonchent les rues en ces belles périodes de fête pour essayer de grappiller quelques piécettes aux bonnes âmes venues dépenser leur argent afin de se faire un repas de roi (comprendre : 8.6 et pâté de Lidl).

« Bonjour! A votre bon coeur msieur dames! » lâche un clochard d’une voix rocailleuse, expectorant un mollard verdâtre sur le trottoir dans notre direction. Comme tout passant qui se respecte, nous faisons mine d’être totalement absorbés par notre conversation et ignorons totalement le malandrin qui tente d’attirer notre attention tel un enfant de 4 ans qui montre son dessin dégueulasse à la recherche de l’admiration de ses parents. Espérons qu’il meule bien la nuit suivante, histoire que ce type d’énergumène se fasse un peu plus rare.

Note : il faut que je sorte de ces histoires d’enfant, ça commence à puer du cul. Comme une couche sale.

Nous pénétrons dans l’allée principale du marché : les petites maisons, louées à prix d’or par la mairie, sont toutes tenues par la pire espèce d’opportuniste du monde : les commerçants itinérants. Fiers de vendre leurs merdes à prix d’or et stimulés par l’effervescence des fêtes, ils alpaguent les passants comme s’ils étaient des proies potentielles. On se croirait à la foire exposition au milieu des vendeurs d’aspirateur et leurs blagues misogynes, c’est fantastique. Mais quelle enculade cet évènement! Si les allemands avaient fait leur boulot correctement en 40, ils auraient du commencer par raser le marché de Noël de Strasbourg, on aurait été tranquille les décennies suivantes.

Nous évoluons, les yeux brillants, au milieu des splendides œuvres artisanales de nos chers « créateurs » : décorations de Noël faites main, bonnets fantaisies, chaussettes tricotées, les chandails en mohair… non je déconne, c’est atroce.

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Sainte merde à vendre.

A croire que tous les connards de baba de la planète se sont donnés rendez-vous pour faire le pire concours de mauvais goût, histoire que ces enculés de citadins, bouffés par leur bobotisme exacerbé, trouvent ça trop génial de porter une chapka avec leur veste  De Fursac. J’ai la tête qui tourne, cerné par autant de fils de pute au mètre carré, qui s’extasient à être serrés comme des sardines pour acheter trois merdes à prix d’or. C’est hyper cher mais putain, t’as les mêmes horreurs à Gifi et pour trois fois moins cher ! La différence c’est que c’est pas Wang, 11 ans, qui a cousu le bordel mais Eléa, 25 ans, pute cokée qui branle rien de ses journées grâce à la famille, toujours là pour rattraper ses crises d’anorexie et sa rébellion toute relative contre la société. Du coup comme c’est local, c’est vachement bien.

Fantastique participation des canadiennes venues vendre leur sirop d’érable sur place : cette bonne blague. La semaine dernière j’ai croisé ces deux connes, elles étaient soit-disant belges et vendaient des frites dans un supermarché. Vous me direz : les accents de merde se ressemblant ça fait quand même illusion.
Au loin, le vendeur de chichis (et autre malbouffe horriblement grasse) fait payer un max ses machins frits dans de l’huile de vidange recyclée. Mais attention, il met du sucre glace sur ses gaufres, ça fait tellement Noël, c’est l’enculade  #SantaClaus. Vite, on twitte et on donne son avis sur tripadvisor, ça permettra de se la péter en direct 2.0. Et un petit périscope en s’enfilant un bretzel, c’est tellement trendy qu’on peut rentrer pour se mater un petit tvshow à la cool. Putain de génération de merde et ses expressions de fils de pute.

En parlant du Père Noël, il est là, c’est un jeune un peu gros qui tient le rôle, avec un fort accent du tiéquar qui fait marrer quand il demande aux gamins si ça va : « bien ou bien, gros? ». Pitoyable, et encore on a du cul, le vieux qui tenait le rôle l’année dernière s’est fait attraper la main dans le sac, enfin plutôt dans le slip d’un jeune garçon. Comme quoi même en étant ancien ministre, on ne fait pas ce qu’on veut.

On se fait tellement plaisir sur le plan auditif : la fanfare communale est là, à nous assourdir à grands renforts de cuivres et autres instruments à vent mal utilisés. Les chants de noël sont vociférés pour couvrir le brouhaha de la foule, rendant l’ensemble encore plus tonitruant. Enfin, je remarque bien évidemment le petit chapeau tenu par Mélodie, avec son sourire de petite pute de 8 ans qui racole déjà pour de la caillasse : quitte à payer pour cette bande de cons, autant mettre la main au portefeuille pour les faire taire. Je me fais une note mentale pour en parler à Zbiniew, mon pote Ukrainien qui aime bien vendre des pièces détachées, particulièrement les organes vitaux.

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Le travail des enfants, ça se fait aussi chez nous.

Le vin chaud à 5 balles le godet coule à flots, et bien évidemment les esprits s’échauffent, d’autant que c’est juste de la villageoise chauffée 20 minutes avant d’être servi. Au passage, tout est fait pour passer à la caisse, donc des packs tout faits pour le préparer chez soi sont proposés aux visiteurs, et à vil prix bien entendu. Quelques bousculades commencent, et c’est pas mal parce qu’on avance plus vite. Une dame commence à couiner, quelqu’un vient de gauler son porte-monnaie dans sa poche : ça t’apprendra à te pointer avec 100 balles en liquide pour acheter des merdes, salope. Des pickpockets sévissent, visiblement les clochards ont décidé d’investir les lieux plutôt que rester en périphérie, et ça fout le bordel. Je colle discrètement une claque par derrière à un gamin pour me détendre, et accuse immédiatement le marginal à ma droite qui tente de dépasser tout le monde. Furieux, le père protecteur se jette sur le pauvre hère, non sans décocher par mégarde un coup de genou dans le visage de son fils ; dommage, il venait de sortir deux dents définitives.

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Trop de vin chaud tue le vin chaud.

Deux trois coups d’épaule plus loin, nous nous extirpons de la masse alors que les condés rentrent par l’autre-côté du marché, et je rassure ma copine apeurée qui a visiblement mal vécu cette expérience où elle s’est retrouvée compressée par une foule en panique.

Visiblement ce soir, non seulement ça va être fauteuil, pantoufles et feu dans de la cheminée, mais le vieux mâle aura également droit à sa pipe. Brillant. Merci les marchés de Noël.

Chignolement votre,

Les arts martiaux

C’est décidé, j’en ai assez d’avoir peur avec les infos de TF1 et ce qu’on peut lire sur le web. Et puis en sortant du boulot à 19h après une dure journée de boulot à surfer sur Internet, je suis pas hyper serein à prendre les transports en commun avec tous ces clochards qui traînent, sans compter les migrants et les basanés de tous poils, même s’ils sont pas tous comme ça,hein, mais bon y’en a qui posent des problèmes, et ça, on peut le dire, hein?

Du coup, plutôt que de compter sur une police qui a le droit de ne rien faire et sur une justice laxiste qui ne pourra que constater les coups que j’aurais reçus et m’indemniser pingrement parce que l’agresseur sera un putain de cassos sans rien dans les poches, j’ai décidé de me mettre aux arts martiaux. Et puis comme ça j’aurai plus confiance en moi, et je pourrais le mettre sur mon CV, ça impose le respect comme même.

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« Regarde, on voit mes couilles! »

Ce discours de mongol. Allez, on va débiner aujourd’hui cette idée à la con que les arts martiaux, c’est super utile tavu, surtout dans notre beau pays. Surtout quand on mélange les concepts, notamment avec la self défense, ce que je ne vais pas me gêner de faire tout au long de ce texte.

Déjà, on est dans une société où la parole et les règles ont plus d’impact que les poings, et que généralement si tu t’en sers, ça te revient rapidement dans la gueule. Regardez nos présidents, ils sont huitième dan en pédalance, sauf derrière un micro et devant des électeurs.

Et puis, quel art martial choisir ? c’est un dilemme vu la variété des styles tous censés être plus incroyables les uns que les autres. Tous se vantent d’être putain d’efficaces, plus purs, plus vrais, plus que les autres en tout cas, ce qui ne manquent pas d’alimenter tous les concours de bite sur internet ou au bar du coin pour savoir quel est le style le meilleur au monde. Cette conversation stérile et sans aucun sens ne permet qu’une chose, à savoir comparer des choux ou des navets.

« On a beau être Mike Tyson et étaler les automobilistes par paquets de 12, dès lors qu’on doit rentrer dans une arène avec de la soumission au sol, y’a plus personne. Ah non mais attends, si le mec t’étale avant que tu le strangules, c’est gagné, donc un mec super fort en boxe anglaise doit pouvoir compenser. Sauf si le mec en face t’envoie du sable dans la gueule, te frappe dans les noyaux et te mets un pouce dans l’oeil. Ah ouais non mais si tu portes un chapeau, ça change tout car… »

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voilà le résultat d’un septième Dan en sabre face à la réalité.

Fermez vos putains de gueules. Allez vous battre dans la rue, au lieu de vous branler à presser des touches sur vos claviers, là au moins vous aurez des réponses un peu plus élaborées que vos constructions mentales débiles dignes d’une analyse d’un match de foot par Thierry Roland. Au moins Johnny Cadillac, il sait de quoi il parle. Enfin, il en a l’air.

Non parce que déjà, si on écoute tous les cons sur terre, il faut aller dans leur club parce que c’est le plus mieux avec la plus mieux discipline du coin. Pas du tout subjectif comme avis, on sent la sagesse séculaire transmise par le grand maître qui s’exprime, surtout que pour 400 € t’as un short aux couleurs du club et la possibilité de participer aux 30 disciplines proposées sur différents créneaux horaires, alors que t’en feras que deux parce que t’as raid sur la dernière extension de WoW. Ensuite, la recommandation est formulée par un geek tanké comme une bouteille de soda, qui a 2 ans d’expérience dans ledit art martial et qui se fait victimiser par tout le monde. Parfois ces fabuleux conseils sont aussi prodigués par un vieux de la veille qui fait tout mal mais qui est toléré par le prof (pardon, le MAITRE) parce que sinon le mec se suicide dans les vestiaires tellement sa vie est nulle à chier.

Vient ensuite le discours du « suffit d’être technique ». Fermez vos chattes. Une connasse de 60kg qui colle un direct au plexus à un agresseur physiquement développé va au mieux le faire rire, au pire repartir avec des dents en moins et de la semence plein son vagin (bin ouais les femmes qui se croient forte, ça excite un peu). Déjà pour être un guerrier faut être au top physiquement, et c’est pas avec ta clé de grosse truie mal exécutée que tu vas m’empêcher de t’exploser la tête à coup de gifles, poufiasse. Allez donne ton smartphone, ça ira plus vite.

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Laissez tomber : les armes, c’est useless. Vivement la prochaine guerre, nous la gagnerons en pyjama.

Tu veux avoir confiance en toi? déjà, arrête de bouffer comme un goret et de regarder des films qui font pleurer parce que le mec est amoureux de deux filles à la fois dans son lycée. C’est pas en imaginant des combats et des films d’action que tu vas compenser ton manque d’assurance, et encore moins en jouant aux jeux vidéos. Mais bon ici c’est pas la section psy de doctissimo, donc va te faire enculer ailleurs si tu cherches quoi que ce soit dans ce domaine.

En plus, se faire former par des branquignoles qui n’y connaissent rien parce qu’ils ont raté le monitorat de maître nageur sous prétexte que le short de bain était interdit, c’est pas la peine. Personnellement, j’ai pas confiance en un mec qui se met en peignoir pour taper sur des gens qui ne savent pas se battre ; ça sent le pervers qui prend sa revanche, et d’une façon fort singulière au demeurant.

L’incompétence absolue, c’est d’inventer ton propre style : ça te permet de dire que t’es pas enfermé par des conventions et que t’es trop créatif tavu, donc c’est vachte mieux tu vois tu peux vraiment te défendre, par comme ces pédés de boxeurs qui ont pas le droit d’utiliser des clés. Ouais, sauf que quand tu sais rien faire, c’est pas en mélangeant tout que tu arrives à quelque chose, ducon.

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Bruce Lee, roi du Jeet Kune Do, un bidule inventé qui ne sert à rien à part bander ses muscles.

Les pratiquants de body combat et autre cardio mescouilles boxing, c’est consternant de voir leur niveau. Gestes mal exécuté, gainage lamentable, tonicité d’une limace… et le pire, c’est que ça prend la confiance en choisissant une discipline sans contact. Elle est où l’efficacité? il est où le travail en percussion? Allez faire de la danse bande de putes, au moins tu serviras à rien pour quelque chose.

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Pied d’appui à plat, garde de merde… En plus on voit que l’effort physique est limité, y’a pas l’auréole au niveau du minou.

Tout doit être facile, accessible, sans effort de nos jours : du coup on te fait croire que t’apprends, alors que tu fais du rien en lâchant du pognon, et en ayant l’impression de cramer de l’énergie alors que tu sues à peine. Mais bon, c’est top pour les affaires  et puis comme ça tu peux te goinfrer de salade à 15 balles à la cantine du complexe.

Le côté cérémonial, c’est rigolo si on y regarde de plus prêt. On peut se foutre de la gueule des écossais avec leur kilt, mais là on peut rigoler. Peignoirs, pyjamas, shorts qui brillent… y’en a pour tous les goûts. et attention hein, y’a des grades, c’est super cool, tu peux te la péter en rentrant à la maison comme quand tu choppais une bonne note à l’école!

« en fait, faut maîtriser le Qi. »

Ca c’est magique. Tous les cons qui se sont monté la tête avec ces histoires asiatiques d’énergie en l’interprétant comme une aura à la con qu’on pourrait projeter, ils peuvent d’ores et déjà arrêter Dragon Ball et autre Yuyu Hakusho. Cette imposture atomique, limite le mec mériterait de chopper le cancer dans la vraie vie pour ça, ainsi que toutes les tanches qui y ont cru. Il existe plusieurs catégories.

  • Les victimes, à savoir des gars qui mériteraient de faire un tour à la Fistinière pour se faire tester le Qi par Juan Carlos. Bin quoi? Les mecs aiment se faire taper sur la gueule et semblent résister à tout. Et puis ça correspond idéalement au parcours des victimes au collège qui n’ont appris qu’une chose : se faire exploser la gueule et serrer la main en disant merci pour la leçon.
  • Les mythomanes : les gars qui y croient tellement dur qu’ils arrivent à avoir une bande de copains qui font tout pour les conforter dans cette posture ; c’est là où on se rend compte que l’être humain est complètement con. Le plus drôle, c’est quand le mec se prend une branlée par le premier tocard venu se servant de ses poings.

Finalement, tout le monde veut être un bonhomme, une brute, un mec ou une bonne femme qu’on respecte, qu’on craint par sa force. Alors autant les pédales en salle de muscu qui croient être des balaises (alors qu’ils ne sont pas foutu d’encaisser un crochet de grand-mère) ne valent pas grand-chose, autant les rois du flegme façon La Chèvre ne sont pas les meilleurs non plus, façon je gère ma violence.

Gérer sa violence… plutôt gérer sa pétoche ouais. Lors d’une agression, chiez dans votre froc ou feintez une crise cardiaque, ça sera toujours plus efficace que de faire une tentative pathétique de bravoure mal assurée.

Chignolement votre,

La grand-messe à la Cogip

J’étais tranquille, devant mon écran au bureau, en train de me caresser l’entrejambe au rythme des soubresauts de ce fameux gif hulk_black_widow, quand soudain un carillon m’interpelle. Je viens recevoir un message dans ma boîte mèl, et par conséquent comme tout bon employé qui se respecte, j’interrompt immédiatement mon activité pour lire précipitamment le précieux courrier.

Roger Pétay, directeur de notre flamboyante Cogip, nous convie à la réunion annuelle stratégique. Et merde. Passer une matinée complète devant des powerpoint d’une autre époque, blindés de paragraphes denses et imbuvables. Chaque année, le taux de suicide augmente à cette période, et je peux vous assurer que ce ne sont pas les fêtes de fin d’année mais bien cette putain de réunion qui force les employés à se noyer dans le sommeil ou directement la tête dans les cabinets.

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Le big boss au maximum de son fun.

Cela étant, un paramètre m’interpelle : ce con de Roger a fait écrire son mail d’une façon fort différente de l’accoutumée. En effet, des symboles bizarres et une couleur plutôt joviale sont visibles sur des logos que je n’avais jamais vu auparavant. A côté, un texte s’adressant à nous en des mots étranges :

Damoiselles et damoiseaux,

vous êtes invités au grand oratoire de Messire Petay. Cette célébration sera accompagnée de ripaille et autres annonces qui, je n’en doute point, vous ferons danser la carmagnole jusqu’à la saint glinglin. Oudelali!!!!

Non mais sérieux, soit c’est un hoax, soit quelqu’un a taxé son Outlook, soit sa pute de secrétaire a trop sucer la coke au bout de sa cock (lol), soit cet énorme enculé a clairement pété un câble. Mais bon, on verra bien le jour-même.

Deux semaines passe, et c’est déjà le jour J. Interloqués mais curieux, les employés se pressent dans l’Auditorium loué pour l’occasion. La Cogip a mis les petits plats dans les grands, il y a même un buffet de petit déjeuner qui est pris d’assaut, avec des mini viennoiseries!!! En prenant un peu de recul, je me rend compte que le café, c’est de la pisse façon Starbeurk et la pâte feuilletée est aussi sèche que le vagin de ma nièce de 8 ans. Belle enculade pour commencer, mais tout le monde tombe dans le panneau et l’ambiance est au beau fist.

Nous rentrons dans la salle, et contrairement aux années précédentes, point de pupitre austère et autre projection de powerpoint laborieux, abondamment illustré par des captures de tableau excel et autres tonnes de texte. Une vidéo, agrémentée d’effets made in After Effect réalisés par un étudiant en communication visuelle, présente des images saccadées avec des mots qui viennent de partout, des enfants qui rient, sur fond de Cheap Trills, de Sia. Forcément, toutes les putes du service commercial commencent à tortiller leur petit boule moulé dans leur mini-jupes achetées chez Mango, en rigolant comme des cagoles. Les geeks frustrés de la DSI passent en les regardant par en-dessous, mais pas suffisamment pour voir leurs petites culottes. Les comptables, quand à eux, passent en collant contre le flanc leur sempiternelle chemise en carton bourrée de feuilles Excel obscures. Ça met quand même une bonne ambiance, à croire que 3 putes bourrées de cellulite qui fument 3 paquets par jour se dandinant sur la chorégraphie interprétée par une gamine de 12 ans moulée dans un panty à en faire bander un pédophile suffit pour ambiancer la salle.

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Vivement la prochaine, que Zaz’ soit invitée. En plus il paraît qu’elle prend pas si cher que ça.

Nous nous installons, la lumière baisse un peu dans la salle, le « aaaaaaaaah » de soulagement fait place à un silence plus scolaire qu’obséquieux. Une phrase nous invite à nous connecter sur la dernière application en vogue avec notre smartphone, pour répondre à un sondage en ligne, façon « Qui veux gagner des millions? ». Interactivité 2.0, frère.

« Quelle est la cravate préférée de Roger?

Réponse A : Verte / Réponse B : Orange / Réponse C : avec des pois / Réponse D : avec des petits avions »

Du coup tout le monde rigole. Il faut dire que Roger porte des cravates que sa vieille tante très malade doit lui offrir à ses Noëls ou ses anniversaires. Enfin, je ne vois pas une autre explication tellement elles sont laides, et que tout le monde se fout de sa gueule. Visiblement Roger sait faire dans l’auto-dérision, ça déride tout le monde et il est bon joueur. Finalement ce petit événement va être sympa, surtout si on est con et crédule.

Une présentation démarre sur l’avenir de la vente de photocopieuse, avec un jeune qui porte un turban et qui présente des slides minimalistes sur les imprimantes 3D, à grand renforts de boutades et de grands gestes avec l’accent bien orientale comme il faut. Oui, ce que je veux dire, c’est qu’il parle comme un lascar, du coup tout le monde se dit que c’est super innovant d’amener de la modernité comme ça, et l’assistance ne tient plus en place, on est au bord de la standing ovation.

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Icebreaker de la keynote d’Apple 2017 : « à ce moment-là, le curé dit à l’enfant de coeur : mets ta tête sous ma main, je vais te montrer le corps du Christ. ». Impayable.

Vient alors Roger qui rentre dans la salle, vêtu d’une armure lourde et d’une cotte de maille. Le jeune enfile alors une tenue de… de sarrasin, et défie Roger en psalmodiant des insultes dans une langue un peu trop orientale à mon goût, parce que faut quand même pas trop déconner avec les bougnouleries le manque de respect envers notre culture française. Roger dégaine une formidable épée, et fait mine d’occire le malandrin. Touché, l’arabe se roule par terre en gémissant et implorant le pardon de son pourfendeur, qui l’achève d’un geste ample.

Changement de slide, Roger prend la parole sur un ton chevaleresque, bombant le torse pour exhiber son fier écusson, aux emblèmes des croisés et de la Cogip. Il nous annonce que les pays du Moyen-Orient sont à la pointe de l’impression 3D, mais que c’est de la vilainnie et que nous allons leur montrer que l’impression classique laser a de beau jours devant elle. A grand renfort de chorégraphie habilement exécutées, de martèlement de mots clés et d’éléments de langage faisant pâlir un gouvernement après un conseil des ministres en plein 49-3, Roger fait exhulter l’assistance, notamment quand un geyser de flammes inonde la scène au rythme de ses vociférations. On se croirait presque au concert de Johnny au stade de France en juillet 2012, c’est pour vous dire.

Transition.

Après cette avalanche d’information en 5 minutes, il est temps de reposer les esprits, et une ribambelle de comédiens se pressent sur scène pour jouer une parodie de Kaamelot. C’est un carnage. Le jeu d’acteur est mauvais, pire qu’Yvain et Gauvain dans la nonchalence, et les textes ne sont pas maîtrisés. Tout le monde sourit jaune dans l’assistance, ne savant pas sur quel pied dansé. Au fur et à mesure que les textes sont récités comme une table de 5 durant le souper à la sortie de l’école, certains sortent leurs smartphones et commencent à diffuser les vidéos sur la chaîne twitter Malaise Télévision : quitte à se bidonner, autant que ça se fasse sur le Web avec le plus grand nombre possible.

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« Pour ma part j’étais super content, car j’adore Alexandre Astier. C’est une preuve de bon goût, voyez. »

Les présentations reprennent, et malgré la bonne volonté de  nos grands pontes à se dérider, ils redeviennent sérieux et austères. Et ce n’est pas l’intervention régulière de « Caradoc » (l’handicapé mental qui fait le ménage dans les bureaux le soir, laissant toujours derrière lui un bordel monstre et une traînée de bave ne laissant aucun doute sur son passage dans les bureaux) pour taper sur la tête des gens avec un sac à patates pour leur dire d’enchaîner plus vite qui change la donne.

Tsointsoin tagada, 1/2 heure plus tard tout est plié, en avant le buffet. A mon grand étonnement, l’assistance fait preuve de bienveillance, et n’hésite pas à gribouiller dessins, compliments et autres léchages de cul sur la grande fresque mise en place pour l’occasion. La foule est enthousiaste et énergisée par l’évènement, convaincue que notre entreprise va décoller au taquet. Et ça tombe bien, on est à la période où il faut choisir où placer son intéressement. Nul doute que ça va investir sérieusement dans les actions Cogip, vu la fureur provoquée par ce mouvement.


6 mois ont passé. Nous venons de nous faire racheter par la société n°1 de l’impression 3D qui décide de faire de notre boîte la plateforme offshore de support pour leurs nouvelles imprimantes qui cartonnent grave. Bordel, faire les arabes pour des arabes, c’est chaud quand même. Limite il va falloir prendre l’accent du bled et tout, en se faisant appeler Abdullah ou Mohammed pour pas choquer le client, plutôt que Robert ou Fernand ; les mecs à l’autre bout du fil vont pas trop être dupes je pense…

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Nos futurs bureaux 4.0. On va être bien.

Au final, la présentation n’était qu’un habile montage pour faire passer la pilule, et la moitié de l’effectif va se faire violer l’anus façon 2.0. Mais bon, on s’est bien amusés sur le moment, la forme y était donc on va pas en vouloir à notre cher patron qui savait tout depuis le départ, hein?

Et dire que je trouvais que la formule « j’accepte de me faire enculer, mais avec tendresse » était valable…

Chignolement votre,

Fragiles et bonhommance

Mes amis, je constate que les nouvelles générations qui arrivent sont particulièrement représentatives d’un changement de société. Une vague, que dis-je, un véritable tsunami d’emo-boys est en train de déferler, encouragée par des médias pédalisants où l’absence de bonhommance est signe de force.

Entre la communication positive, vaste fumisterie pour petites fiottes qui n’osent pas dire ce qu’elles pensent, et l’exemple des héros japonais qui ont forgé les fragiles d’aujourd’hui (merci FFVII et Sephiroth, trop dark, frère), nos nouvelles générations sont incapables de s’affirmer.

Cette bande de pitoyables et sans esprit d’initiative suit docilement le mouvement, en étant persuadé que marcher pancarte sous le bras en criant des slogans et discuter autour d’un mélange alcoolisé jusqu’à 22h, c’est faire preuve d’engagement. Pas contents, pas contents. C’est vrai qu’être engagé, c’est supporter ses idées mais pas trop, faut pas non plus mettre en péril son raid sur WoW ou changer ses habitudes quand un Rondoudou pope à côté de la maison. Les mecs, vous me faites rêver.

Les femmes ont bien compris le truc pour remettre tout le monde sur un pied d’égalité, du coup elle profite toujours de la situation comme des sournoises, et encouragent les mecs à base de phrases toutes faites « c’est beau un mec qui pleure » et autre formules qui leur permettent de tenir captif leur mâle. En même temps ce serait con de ne pas profiter de leur crédulité, et si ça évite que Georges-André aille glisser sa quéquette ailleurs qu’entre vos cuisses, ne vous arrêtez pas en si bon chemin.

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C’est beau, un homme qui pleure.

Dans cette situation, le tout se mélange au n’importe quoi, un peu comme quand j’essaye de démontrer un truc et que l’inspiration ne vient pas. C’est dire le niveau de bordel dans lequel on est.

Ce qui me fait particulièrement kiffer, c’est cette magnifique tendance que je développerai peut-être plus tard dans un autre article, à savoir la place de l’imaginaire pour ne pas avoir à se confronter à la réalité. L’Homme a toujours été une bête dans ce domaine, mais là on atteint des sommets avec des cotons-tiges qui s’habillent en Matrix pour paraître badass, mais qui au final ne contrôle pas leur regard plongeant vers le sol, derrière leur frange mal taillée. Amis émo-goths : par pitié, arrêtez d’exprimer votre identité par des tenues qui semblent être issues de la réflexion d’un trépané. Mon ophtalmo en a assez de me voir tous les 3 jours pour un décollement de la rétine.

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Un look résolument moderne, et dans le respect.

Les moyens numériques actuels, et notamment les relations virtuelles avec le web x.0 et l’interaction à gogo sont de parfaits échappatoires pour faire le costaud alors qu’on pèse 20 kilos tout mouillé et qu’on est chaussé des charentaises de papi. Forums, jeux vidéos en ligne, sites… tous ces espaces sont  de parfaits  moyen pour les moules de bouchot en tous genres afin de s’exprimer avec virulence, tels des petits singes dont on taperait les barreaux de leur cage. Forcément, c’est plus facile derrière un écran, sans regarder dans les yeux la personne en face, de s’exprimer de façon aussi effusive.

En conséquence, des comportements comme cela énervent beaucoup, ce qui est bien légitime : quand je vois un étudiant des beaux-arts habillé en friperie sous prétexte que c’est un style, j’ai envie de lui péter sa gueule de cul. Mais bon, je m’arrête à l’émotion et je ne passe pas à l’acte, sinon ça commence à coûter cher.

OK, donc maintenant que j’ai craché mollement ma haine sur cette génération de baltringue qui est incapable de se défendre toute seule mais qui, une fois avec 25 copains, se permet de te traiter de connard, on en fait quoi de tout ça?

Rien, car ce n’est pas le propos de cet article.

Ah.

Là vous vous dites, il est en train de se foutre de ma gueule, et je me fade un texte trop léger, alors que je m’attendais à du bien violent sur ces tapettes de fragiles .

Pas exactement.

Y’a un autre truc qui m’emmêle les poils de couilles.

Il y a une belle vague en ce moment qui se lève, un joli tsunami, et qui commence à prendre de l’ampleur pour venir percuter la bouche de toutes ces petites tantines qui ont de la réticence à la virilité de vrai mec. Action/Réaction me direz-vous, et ce n’est pas faux.

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Bravo mec, fallait la voir celle-là.

La génération de trentenaire nous propulse à une enfance dans les années 80 : élevés à la testostérone made in USA, les ricains ont réussi chez nous ce qu’ils ont échoué chez eux. Ayant écopé d’une génération de gros culs, ils ne peuvent rivaliser avec les bonhommes bien franchouillards qui ont bien compris le message. Voyant le gros Arnold gonfler ses biceps, ou admirant Rambo déguiser ses muscles luisants en arbre dans la jungle, ces jeunes ont vite compris qu’il était super important de correspondre à cette imagerie bien virile (limite pédé mais bon, ça ils l’ont pas vraiment pigé) histoire d’être des vrais hommes.

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Beuuuuuuaaaaaaarrrrhhh!

Etre un homme eighties, c’est être costaud, bagarreur, sûr de soi et en même temps un peu sensible pour accepter de baiser avec une femme au bout de 3 scènes et surtout, surtout être le roi des one-liners. Oui, les one-liners, vous savez, ces phrases qui montrent qu’en 6 mots on peut casser en deux son interlocuteur sans avoir à rajouter ololol mdr fdp jté kc. Forcément, tout ça influence méchamment.

Et puis bon, niveau politique parfois c’était super pédagogique, on peut comprendre l’impact que ça a eu : dans Rocky 4 tu comprends qui sont les gentils par rapport à la guerre froide, c’est vachement bien expliqué, limite mieux qu’un documentaire de national geographics.

Du coup, t’as pleins de mecs qui utilisent un style assez cru et insultant, façon Raptor Dissident qui te font bien comprendre qu’un style verbal bien direct c’est important (j’adhére plutôt à l’idée, comme vous pouvez le remarquer), et que la muscu, c’est la vie (coucou Jean-Onche), alors qu’en fait c’est une activité de grosse tapette qui passe son temps à se regarder dans la glace et qui, au moindre crochet au foie, tombe en gémissant façon fillette de 4 ans qui prendrait des coups de ceinturon bien mérités. Sans compter les micropénis à force d’abuser des protéines.

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Y’a pas à chier, avec la muscu, t’as l’air super viril.

Forcément, prendre des produits ça énerve, et on en vient même à admirer les gros cons qui se battent. Alors oui, c’est humain d’admirer l’homme fort, mais faut pas déconner non plus. Se gargariser des réactions de primates face à l’énervement en acceptant d’écouter son petit primate qui, au fin fond du cerveau reptilien, crie à la violence, faut ptet pas déconner non plus. C’est un coup à finir comme tous ces vieux fils de pute qui ont fait la guerre, qui ne juraient que par les cheveux rasés, la bonne femme à la cuisine et que t’es des bonhommes que si on fume, on picole et on conduit vite.

Et puis bon, le champ lexical bonhommance, fiotte et compagnie, c’est presque aussi lassant que de saillir la même gonzesse toute sa vie.

Résultat, ces cons-là, a l’époque, ont engendré une génération de baba-cools et la mouvance new wave, véritable cancer de l’humanité et pire merde de l’histoire en termes d’ethétique après le clip de Crazy Frog. C’est sûr que c’est en leur collant des tartes et en leur agressant la gueule qu’on les a fait évoluer, les beatniks. 30 ans après, avec un crédit au cul et deux gosses, ils nous cassent moins les couilles avec leur musique pourrie et leurs discussions sans but. Autant vous dire que si vous continuez à déconner comme ça les gars, on va se retrouver avec une génération encore pire que ce qu’on a actuellement. Et vu les prénoms que vous choisissez pour vos mouflets, on est bien partis dans cette direction.

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Forcément quand on baise sa mère, c’est gratuit.

Ah, vivement une bonne guerre pour régler le problème, histoire qu’on arrête de bavasser comme des tafioles et qu’on ramasse les fragiles les tripes à l’air dans la rue : en leur faisant les poches, ça sera la fête aux tickets de rationnement.

Chignolement votre,

Photographes, chiens d’la casse

J’étais tranquillement en train de me caresser devant des photos coquines sur internet, quand soudain l’illumination m’est venue. Derrière cette avalanche de poses lascives et de chairs dénudées, il y a bien quelqu’un pour capter cette image.

Les technologies actuelles ont permis d’asseoir un véritable diktat du visuel, donnant à de simples observateurs le pouvoir de faire plier le monde sous leur volonté. Oui, rien que ça, et comme d’habitude, je ne vais pas faire dans la demi-mesure.

Comme le titre laisse subtilement entrevoir le thème, je ne vais pas parler des trous du cul qui se prennent pour des artistes avec leur perche à selfies : ce ne serait que donner trop de place à ces narcisses plus occupés à rater leur cadrage qu’à montrer correctement l’arrière plan salement masqué par un visage définitivement disgracieux. Je ne parlerai pas non plus des ignobles montages photos qui parsèment le web, tels les hommages insultants à Claude François qui n’ont qu’un objectif : donner du travail supplémentaire aux ophtalmologistes.

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Comme dirait Raptor Dissident : expliquez-moi cette merde.

Nous allons donc nous pencher aujourd’hui sur le photographe, cet être à la fois étrange et fascinant, et il est temps de traiter ce sujet vu que j’en suis déjà à 200 mots et que je n’ai encore rien dit. Le photographe, c’est le bonhomme qui passe son temps à vous saouler avec des termes techniques, et qui met 2 jours à faire un cadrage alors que t’es en équilibre sur une chaise avec une rose dans le cul pour faire rire les copains.

Le photographe est un gros snob. Tous les photographes sont des « passionnés », et dès que ce mot-là est évoqué, je peux vous assurer que derrière c’est typiquement le type de population qui en trimballe une sacré couche. Le vocabulaire, ça y va à fond pour justifier l’achat de matériel exorbitant et hors de prix. Putain, il y a la faim dans le monde et des connards d’ingénieurs passent encore leur temps à essayer d’offrir à des riches européens des « vitesses d’obturation » de plus en plus impressionnantes, ainsi que des « focales » qui claquent leur race, alors qu’en fait c’est pour prendre des photos du clebs dans le jardin le dimanche pendant que tu cuves sur ta terrasse. Tout ça pour la branlette du chiffre et l’impression de bénéficier d’une avancée technologique parce qu’il y a un petit chiffre qui change par rapport au matériel que t’as acheté l’année dernière et qui est déjà bon à jeter.

« Canon ou Nikon? », j’ai la réponse : on s’en bat les couilles. Ces guerres de clocher façon qui a le matériel le plus abouti alors que seuls les noms et la disposition des boutons change, ça ne sert à rien à part être pris pour un con et cracher au bassinet.

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Un débat passionnant, au même titre que l’hippopotame vs l’éléphant.

Le photographe lambda a une tête de con. Trop timide pour poser la question ou trop entreprenant pour que les gens accepte, il prend les photos en screud, façon « je suis un artiste qui veut capturer l’instant » mais en fait il cherche simplement des photos sur lesquelles se faire des veuves poignet. De temps en temps, j’éprouve un malin plaisir en voyant un des photographes sur le bord d’un match de foot se prendre un ballon dans la gueule. Pour un mec qui fait de l’observation son fond de commerce, c’est quand même un comble.

Le fin du fin, c’est le photographe qui se met en scène : merci mec mais t’es gentil, tu restes modestement derrière ton boîtier, tu cadres, tu appuies sur le déclencheur et tu fermes bien ta gueule.  T’as qu’à faire les fameux selfies que tu fustiges, tant que t’y es… Estime-toi heureux qu’on te permette d’assister au mariage de la cousine Cosette, avec un peu de chance tu trousseras une demoiselle d’honneur avant la fin de la soirée et en plus tu pourras même taper dans le gâteau. Sans compter que maintenant, tu réclames du flouze!

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Une magnifique photo. J’aime ce regard malicieux.

Autant les mecs avec des grosses voitures compensent inévitablement la taille de leur bite par les proportions excessives de leur engin, autant le photographe n’hésite pas à mettre la main au portefeuille pour acquérir les zooms les plus énormes. De là y voir un complexe phallique, il n’y a qu’un pas.

Bon OK, celle-là elle était facile, du coup on va taper dans le dur. Le photographe, par essence, n’a pas de couilles. Il va se planquer derrière son appareil pour tout un tas de raisons, on va en voir ici deux. On appelle ça au mieux du déni par intellectualisation, au pire de la malhonnêteté intellectuelle.


La démarche artistique

Magnifique écran de fumée, ça permet d’aborder n’importe quel sujet de façon détachée voire prétentieuse, et d’inviter le sujet à faire n’importe quoi. « Je suis passionné de photo sous-marine, et je te propose de venir participer à une de mes fresques dans mon studio privé. Je projette des images de fonds sous-marin sur ton corps nu, mais ne t’inquiète pas, ma femme est au courant. Par contre elle ne sera pas là quand on fera la séance, hein, lol. »
Du joli foutage de gueule.

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La photo, c’est bien l’occasion de mater des petits culs.

On l’a vu avec le calendrier Aubade, tout le monde ne parle que de l’esthétique mais finalement s’en tape complètement ; les mecs se pognent sur les photos, les meufs veulent se sentir belle et du coup tout le monde met la main au portefeuille et achète des ensembles à 150 boules pour avoir une baise un peu plus correcte que d’habitude. Et ça fait plaisir aux industriels qui se gavent sur le marché du sexe.

Le devoir d’information

Ah, ces courageux reporters de guerre. Plutôt que de filer un coup de main au gamin qui crève au milieu des balles, on préfère le prendre en photo et empocher le Pulitzer, c’est plus sympa. Et puis merde, ça fait prendre conscience aux cons qui se doutaient pas que la guerre ça tue, du coup c’est à eux de gérer maintenant qu’on les a informés. Pas bête, ce petit processus de responsabilisation.

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*clic* Voilà les mecs, j’ai fait mon taff. Maintenant, veuillez envoyer des graines pour oiseaux histoire de résoudre le problème.

Comment? vous ne comprenez pas ce qui choque? Ah, bin on va faire comme eux.

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Le mec qui a pris cette photo a bien balancé ses potes comme une baltringue.

Ce qui est amusant, c’est que dans notre société, on s’appuie énormément sur les images, c’est ce qui fonctionne le mieux. Les memes sur internet, les photos « choc » pour illustrer un article, tout ça passe forcément plus facilement qu’un texte de whatmille lignes parfois bien écrit. Mais comme tout toi aller vite et être facile d’accès afin de s’approprier au plus vite l’information, on passe finalement son temps à courir dans tous les sens sans jamais rien approfondir. Zapping!

Ce mode de fonctionnement est en parfaite adéquation avec les « marchands de mort » qui vivent sur nos émotions (principalement la peur) pour gagner leur croûte, bien servis par nos amis les photographes qui sont véritablement la main du diable en ce monde. Terribles instruments du mal, ils se délectent sur nos carcasses tels des vautours, enfonçant leur cou noueux entre nos côtes pour fouiller nos viscères et en extraire notre matière organique, si précieuse et si vitale.

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La fierté locale

Les vacances, c’est quand même sympa : aller dans des régions différentes, goûter des plats qui changent du quotidien (ahhh, la fameuse pizza orientale de la Tranche-sur-Mer), profiter du bon air d’ailleurs, admirer de somptueux paysages, et bien entendu rencontrer les autochtones.

Après réflexion, je vais pondérer un peu cette dernière affirmation sur la « sympathique » rencontre du plouc local : généralement quand on va dans un coin en vacances, on repart avec un goût amer de la réception qui nous a été faite, ô tristesse. Pourtant, les qualités françaises en termes d’accueil ont toujours été vantées par les touristes étrangers, tant cette tradition séculaire fut entretenue au fil des siècles avec une telle ferveur que les souvenirs restent encore en mémoire, tels les bons points qu’on collectionnait à l’école.

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Y’a pas à dire, mais avant on savait recevoir en grande pompe les touristes.

Malheureusement, j’ai l’impression que la réaction face au tourisme de masse et à la mondialisation des échanges amène un clivage de plus en plus important entre les locaux et leurs visiteurs.

Putain, en une phrase je viens te claquer la problématique traitée par cet article. Je bande.

Vigoureusement.

Attention, je ne dis pas que les autochtones ne sont pas accueillants : soyons factuels, c’est effectivement le cas si on a du pognon. Non, je déplore plutôt les artifices déployés pour asseoir une identité forte et une « tradition » qui soutient cette idée qu’ils sont à part et qu’ils ont un super truc par rapport les copains d’à-côté.

Déjà les attrapes-touristes, façon croisière en bateau « traine-cons », ou la vente de tours Eiffel en rotin au Mont Saint-Michel avec parking obligatoire et oeufs pourris de la Merde Poulard, c’est bel et bien l’expression de la faible considération mercantile qu’on peut avoir pour un être humain ouvert d’esprit et sensible à la culture des autres.

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La tenue vestimentaire du touriste témoigne de sa grande ouverture d’esprit et de sa curiosité du monde qui l’entoure.

Ensuite, on peut se dire que la mauvaise réputation des touristes a surtout était faite par des gens qui en profitent : remarquez, c’est un peu comme les profiteurs qui se font payer le restaurant et qui gueulent parce que c’est pas assez bon ou copieux. Enculés. Ce genre de connard, bon à chier dans la semoule, ne mérite que de se faire passer l’anus au broyeur.

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Attendez, vous pensiez vraiment qu’il la main à la poche pour la bouffe qu’il descendait?! Naïfs. Et si je vous dit qu’il est payé pour bouffer gratos et rager par-dessus, vous y croyez?

OK, OK. Le local n’est pas content parce que deux mois dans l’année, il met 30 minutes de plus pour aller au travail, et qu ‘n plus il va passer son temps à trimer au taff alors que tout le monde s’amuse. Soit.

Primo, c’est un choix, il pourrait prendre des vacances à ce moment-là. Secondo, si sa région de merde arrive encore à survivre, c’est bien grâce au pognon de tous ses restaurants « attrape-ching chong » où on sert du rat en leur faisant croire que c’est de l’onglet de bœuf, ou bien grâce à ce satané rocher qui ressemble à une bite en érection bien dure et prête à saillir.

D’ailleurs j’ai dit une énormité : pourquoi « sa » région?

Alors comme ça, le mec habite dans le coin, il a même déménagé et est peut-être né à 3000 km de là, dans un coin pourri genre la banlieue parisienne et il ramène sa gueule comme quoi c’est sa région à lui? A-t-il un titre de propriété? Bénéficierai-t-il d’une légitimité parce que c’est lui qui balance des mégots par la fenêtre toute l’année, contrairement au petit touriste qui égare malencontreusement un petit papier ça et là sur deux semaines de présence?

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Au moins en Amazonie, on a su expliquer aux indiens la définition de propriété.

Et puis fierté locale, mon cul. C’est quoi, le paysage? As-tu quelque chose à voir, petite merde, avec le fait qu’il y ait un gros caillou présent depuis des millions d’années entouré de chouettes arbres de toutes les couleurs ? C’est toi qui a creusé ce lac magnifique, qui a viré les nuages pour permettre à ce soleil de briller 8 mois dans l’année? La réponse est bien évidemment non (je précise, pour les cons qui me lisent, #accessibilitéOteubés).

En plus, ce genre de con passe son temps à regarder son smartphone, coincé dans les embouteillages de touristes, tout en jouant à pokemon go au lieu d’admirer le paysage. Mais bon, ton paysage tu le vois tous les jours, donc t’es un putain de blasé, sauf quand il s’agit d’agresser les « étrangers » à ce sujet parce que tu comprends, au fond c’est super important.

L’aspect culturel? Ah, celle-là, je l’attendais. On peut attaquer ce sujet par la langue façon patois incompréhensible usité par les éleveurs de moutons il y a 3 siècles pour que leur femme ne comprennent pas qu’ils donnait rendez-vous à leur voisin afin d’enculer les brebis. On peut aussi parler des danses traditionnelles qui sont une insulte à l’expression corporelle, généralement chorégraphiées par des vieilles filles pas baisées du tout et tellement bredines qu’elles ont oublié les pas de base. Quand aux danseurs, c’est généralement un ramassis d’enfants trop jeunes pour comprendre quoi que ce soit, accompagnés par quelques handicapés mentaux. Je ne souhaite pas m’étendre sur les tenues minables, cousues par des parkinsoniennes dont la vision défaillante et la nostalgie font rejaillir du passé des modes heureusement jusque-là oubliées.

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Effectivement, c’était mieux avant.

L’identité et le respect de la nature? Quand on voit comment certains « indépendantistes » vendent leur région pour une poignée de piécettes histoire de construire de grands projets immobiliers, se la jouant greenwashing en surface par l’agressivité envers le tourisme à outrance, on peut encore se demander comment leur coin ne ressemble pas au périphérique parisien.

Dans ce marasme intellectuel, on aura toujours le malheur de rencontrer un identitaire de bonne composition, qui cherchera à tous prix à vous épater alors qu’ils ne vous connaît même pas. Avec son accent si particulier (du sud, cette fois-ci), il vous toisera et vous dira, d’un ton hautain : « Hé! Mé moaaaaa, quand je vé dans le restauranG, la plus grosse langouste, elle é dans mon assiette! Et tout leu mondeu leu sé!!! » mais ferme ta putain de gueule, t’as pas d’amis, et on s’en bat les couilles de ta gamelle! Et puis apprends à parler correctement, rien qu’à ta voix on devine ta déficience mentale! Tu loues en permanence la force de ton peuple et tu n’as toujours pas compris que tringler ta sœur aide surtout à la décadence congénitale.

De plus, tu fais le fier à bras à te la raconter et répéter que tes voisins sont des moins que rien : tu m’excuses bonhomme, mais pinailler sur des différences entre gascon, basque et landais en mode « de l’autre côté de la rivière c’est pas les mêmes gens », alors qu’on retrouve les mêmes mecs bourrés comme des vaches et complètement tournés sur eux-même, j’appelle ça être un sacré aveugle. Vous devez sacrément passer votre temps à vous branler, à tel point qu’on se croirait dans un rassemblement de cheminots tellement ça se paluche.

Le problème, c’est qu’avec cette éructation identitaire, on se retrouve avec tous les trous de balle se mettent à chercher ce qui pourrait être différenciant chez eux, afin de le jeter à la face de n’importe qui en rétorquant un « ouais, mais chez nous on a […] ». Tout est bon pour que le moindre endroit soit unique, la « Capitale de […] » avec sa célèbre « Fête de la […] ». Quel ramassis de merde, et ça prend partout. Pas un village, pas un bourg sans un panneau qui vante la spécialité locale, à croire que chaque trou paumé est aussi exceptionnel qu’un monument érigé 20 000 ans plus tôt.

Faisons à présent une petite pause, après une prose bien mesurée et toujours respectueuse de tous. Respirons un grand coup, et utilisons un langage plus raisonnable.

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Petit intermède reposant : dans quelle ville se déroule la fête des Soufflaculs?

Il est vrai que je suis bien dur avec les autochtones, presque aussi dur que le chibre d’un adolescent à la vue du décolleté plongeur de Tata Colette. Je dois avouer que certains visiteurs abordent des comportements qui ne méritent que des claques.

Par conséquent, à la manière des youtubeurs qui font 2 vidéos de 5 minutes au lieu d’une de 10 pour faire plus de fric #cliquezbande2salopes, je coupe l’article en deux et je parlerai des touristes dans autre billet. Paf.

Chignolement votre,

Lunettes, bijoux de tapettes (sa rime lol)

A l’époque, quand j’étais un enfant blond et rigolard, nous n’hésitions pas à faire preuve de franchise dans nos actes et nos propos. Les réactions spontanées, parfois quelques peu cruelles, comme disent les adultes, étaient totalement pures et sans calcul.

Depuis tout petit, je me suis dit que les personnes portant des lunettes n’étaient pas normales : il y avait un handicap visuel à compenser, qui aurait très certainement été fatal il y a des milliers d’années. Non seulement ces personnes avaient une déficience, mais en plus c’était putain de moche!

Nom de dieu, entre les verres qui te grossissent les yeux façon loupe et qui ne te donnent pas une gueule de porte-bonheur, les mecs qui portaient des montures tellement dégueulasses que tu te demandais pourquoi on butait des tortues afin de faire des motifs à écaille et le fait que quand le gars retirait ses binocles, ça lui faisait une gueule trop chelou qu’on lui disait de les remettre tellement on s’habituait à sa laideur et qu’elle faisait partie intégrante de sa personne.

Putain que cette phrase est longue. Laissez-moi reprendre le paragraphe, et en live s’il vous plaît, ça vous donnera une indication sur comment je procède afin d’exprimer au mieux mon talent littéraire ; Chignolement Votre, premier sur la formation et la démonstration par l’exemple.

Nom de dieu, fallait voir le résultat de ces putains de bésicles correctifs. T’avais les verres qui te grossissent les yeux façon loupe, te filant un tronche de cul gratté des deux mains. Les montures étaient également de la partie niveau look : certaines étaient tellement dégueulasses que tu te demandais pourquoi on butait des tortues afin de faire des motifs à écaille aussi cheum. Enfin, quand le gars retirait ses binocles, ça lui faisait une gueule tellement chelou qu’on lui disait de les remettre histoire qu’il redevienne la personne qu’il était avant (moche, mais dont on avait l’habitude).

Ça vous défrise le con, ce que je vous raconte? Regardez Superman. Il met des lunettes pour coller au plus près du journaliste humain qu’il  tente d’incarner, à savoir médiocre et crasseux. Dès qu’il enlève les lorgnons, il devient un véritable dieu. Face à une telle démonstration, allez-y, ne vous retenez pas d’applaudir devant le texte, il vous en prie.

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Le mec est roux, zozotte, est trouillard et en plus il a un sex toy. Il ne manquait plus qu’il porte des lunettes, ce connard.

Vous allez me dire, c’est du médical, c’est pas très important et puis les gens n’ont pas vraiment le choix. Certes. Cela étant ce n’est pas parce que t’as une plaie à la tête que tu te trimballes avec un pansement merdeux où des pioupious sont dessinés ; de plus, les fils de pute qui imaginent et fabriquent les lunettes sont censés faire UN PEU gaffe à l’apparence. C’est pas comme un furoncle au cul masqué par une compresse toute cheum, on est sur un accessoire que tu vas porter tout au long de ta vie et à la vue de tous. Un petit effort, les gars!

OK, je suis peut-être un peu dur avec les binoclards, même s’ils le cherchent un peu en se branlant de la sorte. Comment? Vous ne comprenez pas la blague, lecteur imaginaire qui me sert à m’adresser à vous dans un style direct, et il faut que je vous l’explique car je ne sais pas comment l’écrire proprement en une phrase suffisamment subtile pour qu’elle en porte tout le sens? Avec la facilité d’accès du porno sur le Web, nous passons plus de temps devant nos écrans, donc fatigue oculaire. Et comme la branlette rend aveugle, on en revient à la fatigue oculaire. Comme disait mon grand-père : « j’arrête dès que j’ai des lunettes! ». Ses couilles ont explosé, c’était en septembre 2001, à Toulouse.

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Attention aux lunettes trop discrètes quand même, vous finiriez par les oublier… c’est un coup à finir comme Ray Charles.

A présent, je vous invite à porter votre attention sur la tendance actuelle. On est sur un accessoire médical, qui est devenu par le temps discret, voire parfois même indétectable (merci les lentilles)… et là, les connards de la mode ont trouvé une nouvelle tendance! Putain mais les faiseurs de tendance, faut vraiment les buter, c’est le cancer, la lie de l’humanité. Déjà qu’ils nous font chier avec leurs défilés de robes dégueulasses et hors de prix exposées sur les squelettes beurrées au maquillage, ils ne vont quand même pas oser nous péter les couilles en touchant à nos lunettes!

Et bien si, mais vous l’avez déjà remarqué, observateur que vous êtes. Vous, vous ne devez pas avoir besoin de porter de lunettes, n’est-ce pas?

Les grosses montures bien dégueulasses sont devenues tendances. Nous avons donc les montures classiques qui passent encore parce que ça fait secrétaire bien salope, mais aussi des montures ignobles, immenses, qui laissent passer le message de « t’as vu, j’ai un putain de style! » Alors qu’en fait, t’as qu’une gueule d’abeille sous tranxène. Seul aspect positif, ça aura fait faire des pubs à Johnny Hallyday, l’éloignant de la scène et surtout, SURTOUT de son rôle de David Lansky (faites-vous plaisir, l’extrait est savoureux).

Plusieurs exemples? Allez, c’est parti, on y va en mode roman photo, et pas façon Polanski sinon c’est pas légal. Roman Polanski. Ha ha ha. Tellement drôle, surtout quand j’explique la blague.

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Audrey Pulvar, tellement dégueulasse depuis qu’elle s’est mise aux carreaux.
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Le mélange rétro/lunettes de mouche lui font vraiment une tête de grosse pute ;  le regard concupiscent en arrière plan en est le parfait témoignage.
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Ce bon vieux JP avec ses lunettes pleines de gouttelettes de foutre. Il a du ramasser des claques dans la cour de récré à porter des lunettes aussi ignobles.
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Quand on parle de lunettes de merde, on tient le bon bout avec JulienC.
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L’exception qui confirme la règle : je trouve que ça lui va bien, les lunettes. Et puis il est super sympa.

Donc arrêtez! Arrêtez de vous mettre des merdes immenses sur le visage histoire de mettre en valeur (sic) votre visage bovin. Ou alors, adoptez pour une solution franche et confortable, et dans le respect, comme toujours.

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Je porte des lunettes, mais tout le monde s’en pète!

Chignolement votre,

Les petites frappes, tarlouzes modernes

L’autre soir, je me suis dit que ça serait sympa de voir un bon film. Du coup j’ai posé ma caisse au parc relais et pris le bus afin de rejoindre le Mégaciné du centre. Cela fait 5 minutes que nous roulons et je me repasse dans ma tête la bande-annonce de « Camping 3 », les yeux brillants ; soudain, voilà l’élément perturbateur, avec 5 de ses copains.

Les jeunes gens, à la voix puissante, la moustache naissante et la tenue sportive, montent dans le bus sans valider leur ticket de bus. Diantre, il y en a qui ont des baloches, pourtant il y a des caméras partout, les mecs sont sûrs d’eux!

A peine installés à l’arrière du bus, la jeunesse parle fort, très fort, ponctuant chaque phrase par un crachat au sol ; ça rit, ça s’insulte et ça met de la musique pourrie très fort sur le smartphone, du coup c’est pas super agréable. Tout le monde ferme sa gueule et préfère endurer l’inconfort quelques minutes de plus plutôt que de devoir adresser la parole au petit groupe qui prend de plus en plus d’assurance et considère le véhicule comme sien.

Certains margoulins commencent même à ricaner ouvertement des autres passagers, ces derniers développant une fascination pour le bout de leurs chaussures et découvrant tous les talents des mains habiles et innocentes des jeunes cordonniers de la planète qui eux n’ont pas besoin de prendre le bus vu qu’ils sont grassement logés dans l’usine. Salauds.  Il y a même des passagers qui lisent les consignes du bus, un truc de fou. Dans ce vacarme assourdissant s’installe paradoxalement un silence de plomb.

Une vieille, qui a sans doute connu la guerre et l’oppression de l’occupant, ouvre le bal. Elle fait une remarque de vieille, à savoir complètement décalée et la voix chevrotante, vous savez, ces voix de vieux qui vous donne des leçons et qui vous insupporte. Les jeunes l’envoient péter, et je les trouve bien gentils parce que franchement, moi j’y aurais tiré une taloche et j’aurais chié dans son sac. La vieille ne se débine pas et leur fait remarquer que leurs crachats sont dégueulasses : elle n’a pas tort mais bon, c’est pas comme s’ils avaient une sinusite non plus, c’est pas des glaires quoi. Et puis merde, ces feignasses d’agent d’entretien peuvent un peu se bouger le cul en fin de journée à frotter un peu de salive séchée sur le sol ; ça leur changera des chewing-gums.

L’intervention de Mémé Justice est la goutte d’eau qui fait déborder le vase : après s’être faite rappeler à son métier en maison close, les jeunes l’invite à leur faire des faveurs sexuelles tout en la secouant un peu par le carré Hermès. C’en est trop : un étudiant, visiblement taillé dans un coton tige et biberonné à l’eau déminéralisée, demande mollement en levant la main aux jeunes de laisser la mamie tranquille. D’autres voix de protestation commencent à se lever, et un gars de cinquante ans prend les devants tout en restant derrière, mais en parlant suffisamment fort pour se faire entendre.

Une bousculade commence, et j’en profite pour gauler le larfeuille de la vieille,  c’est toujours ça de pris. Je le vide discrètement et le lâche au milieu des jeunes qui sont en train d’invectiver le petit groupe d’indignés, ce qui génère une petite empoignade. Un jeune se prend une claque dans sa casquette qui tombe par terre, tandis que mamie sort son parapluie et commence à faire démonstration d’une certaine maîtrise de la canne française. Le petit groupe est en déroute, et fuit le bus au prochain arrêt en pleurnichant.

Triomphant, le groupe de passager se congratule d’avoir éjecté les « racailles » du bus et que ça commence à bien faire ces histoires. Bon, il s’avère que c’étaient les jeunes du foyer Handicap Mental du coin.

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On bicrave, fils de pute.

Ah! la violence en réunion. Rien à voir avec le fait que vous traitiez Clément de fils de pute parce que son pie chart est incompréhensible,nous parlons ici du fait d’adopter un comportement agressif et brisant les règles sociales (voire parfois un peu plus) en étant en groupe.

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Pas besoin d’agressivité, il suffit d’une bonne vieille porte. Et un sourire trop forcé pour être poli.

Comment fonctionne ce phénomène? Comme disait Aristote : « l’homme est un animal social. … Putain de merde, faut que je la note cette phrase, elle casse des rondelles! » Et effectivement, ce bon vieux Harry avait raison, l’homme cherche toujours à se faire des potes pour se sentir plus fort. C’est bien prouvé : dans le sport collectif, on se sent plus fort et dans les vestiaires, ça sent plus fort.

Note :  je sacrifie cet article sur l’autel du calembour moisi et du bon mot digne de l’Almanach Vermot.

Donc quand t’es avec tes copains, même s’ils sont gisclettes, tu as l’impression de faire parti d’un gros tout, un peu comme si t’étais plus balaise parce que ton crew peut tout gérer vu qu’il y a d’autres êtres sur qui tu peux te reposer, et gérer la trouille (par exemple) ou la violence. Et puis bon, ça crée de l’émulation d’être en groupe, la parole s’anime, on se vanne, on se challenge, on rigole, on se sent un peu entreprenant comme Tonton quand il a mis son zizi dans ta bouche lors de ta communion, et pour la déconne on termine par un peu violer la petite Émilie qui se baladait un peu toute seule dans la rue. Mais ça va, c’est pas vraiment un viol vu qu’on la connaît. Et que c’est ta sœur.

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De la violence en groupe, oui, mais avec de la pudeur. « Planquez-moi pendant que je l’encule! »

Autre phénomène : ça ne se passe pas bien à la maison ou au boulot, du coup tu sors pour t’aérer l’esprit et canaliser ton agressivité en te défoulant sur les gens, et c’est bien normal sinon tu vas faire un ulcère, une crise d’hémorroïdes, une thérapie ou un infarctus si tu gardes tout bien caché au fond de toi. Et comme les copains sont dans le même état d’ennui, et bien autant faire une activité de groupe. Désolé, mais c’est une réalité, tout le monde n’a pas la chance d’avoir un travail épanouissant où on peut s’amuser en groupe.

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Des petits canailloux se détendant durant le travail. Un bel exemple de l’émulation en groupe.

Le problème c’est que c’est un peu chiant à la longue, parce que toi, victime isolée, tu es au fond du bus en train de te branler tout en regardant la meuf au décolleté assise à côté du conducteur qui sanglote, et les mecs viennent t’embrouiller pour rien. T’es taillé comme un table de chevet, et même si t’es un fou dans ta tête (dans les jeux vidéos tu prends toujours le guerrier berserk) t’aime pas trop prendre des coups et être défiguré ; c’est moins sympa de crâner avec les incisives de devant qui ont sautées.

Je pourrais décrire un tas de fois les phénomènes qui interviennent sur l’apparition de cette véhémence collective, ça ne changerait rien au fait que quel que soit le contexte, on ne peut considérer ça que comme de la pédalance. Oui, je l’affirme courageusement de derrière mon clavier sous couvert d’un pseudo anonymat : la violence est en train de se tafiottiser.

Les mecs ont beau se la jouer bonhomme/bodybuilding/musclés et être agressifs en ouvrant leur bouche plus que de raison (tout en ponctuant leurs invectives de quelques gifles), ils n’en reste pas moins que c’est l’expression flagrante d’un manque de courage. Les générations actuelles, ultra-connectées, ne jurent que par le groupe. Le crew, la bande, les fradés, les bro’ si tu préfères. Résultat plus personne n’ose ouvrir sa gueule, on croirait voir un banc de sardine à la con. Et je sais pas si vous avez remarqué, mais les sardines n’ont pas vraiment des grosses couilles et passent leur temps à frétiller dans un sens, puis dans l’autre ; il suffit qu’une d’entre elle décide  de tenter un truc (aller à droite) et tout le monde la suit si elle est un peu plus grande que les autres ou qu’elle a imité Nicolas Sarkozy.

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Génération con-nectée.

Tout le monde chiale sur le fait qu’on est que des pions, des individus noyés dans une masse mais personne ne fait en sorte d’inverser le processus histoire d’affirmer un peu leur personnalité. Même les connards de méchants qui agressent les gens, c’est pour dire où nous en sommes ; ils y vont toujours à cinquante pour faire leur beurre, mais putain on se croirait à la DDE ou chez les cheminots! Où est le courage là-dedans? Le fait de porter ses couilles et de péter la gueule tout seul à une vieille pour lui tirer son sac au lieu de la traîner sur 50 mètres tandis que le copain conduit le scooter? Les mecs, merde! Vous êtes hors la loi avec ce genre de comportement, faites-le avec panache! Un peu d’esbroufe là-dedans, et arrêtez de vous comporter comme des étudiants en école d’ingénieur qui ont bu deux Tourtels!

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Cell demande à ses boys d’aller démonter la Sayan Team : tu m’étonnes qu’il se soit fait éclater la gueule par un gamin de 10 ans.

 

Et à la rigueur, quand t’as enfin une action individuelle, c’est une sortie du groupe pour mettre un coup de pied de fiotte et repartir en courant. Ou alors ça utilise des petits objets pour se sentir puissant, genre une matraque télescopique, des bouteilles ou la dernière revue de MadeInJapan roulée pour en faire une arme létale.

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Putain mec, t’as trop de couilles avec ta baguette magique à taper comme une danseuse. J’ai trop de respect devant ta rébellion.

Vla la gueule des conflits dans la rue maintenant : au lieu de voir deux mecs en venir aux mains, on va voir des groupes de petites piailleuses couiner et s’insulter, en crachant quelques mollards savamment raclés du fond du gosier pour les plus audacieux. Wahou, impressionnant, vivement qu’on en fasse des films.

Je me demande si c’est pas l’influence des dessins animés et des jeux vidéos cette affaire : à force de montrer des héros qui « font faire », on va tous se transformer en cols blancs qui attendent que les choses soient réglées par les autres. Des exemples? Pokemon, Yugi-ho. Que des héros qui passent leur temps à donner des conseils et encourager les monstres qui vont au charbon, tout en prenant des poses classes et en récoltant les lauriers alors que ceux qui vont au turbin, ils se font ouvrir en deux et ils retournent panser leurs blessures souillées de larmes en attendant le prochain combat.

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Il ne branle jamais rien à part balancer des objets dans la gueule de ses subalternes, et les encourage de temps en temps, tout en les félicitant en cas d’échec. Sacha est donc l’archétype du manager moderne. Pédé.

Elle est bien belle, la violence actuelle. Allez, bougez-vous le cul et n’attendez pas que les autres le fasse pour vous si vous voulez avoir un tant soit peu l’impression d’exister.

Chignolement votre,